PIP : la mise en examen de Mas soulage les victimes
JUSTICE - Devant le palais de Justice de Marseille, Alexandra Blachère fait face aux caméras, aux micros. Elle a rendez-vous avec la juge Annaïck Le Goff, qui instruit le soupçon de blessures involontaires dans l'affaire PIP, du nom de la société montée par Jean-Claude Mas et qui vendait des prothèses mammaires au gel non conforme. La veille, l'ancien patron a été mis en examen pour blessures involontaires et placé sous contrôle judiciaire. Il a un an pour verser une caution de 100.000 euros, n'a plus le droit de quitter la France sans l'accord de la magistrate, et ne peut rencontrer certains des autres acteurs de ce dossier. Alexandra aurait préféré qu'il soit "placé en détention", elle ne croit pas à ses "regrets tardifs", mais se dit quand même "soulagée" que les victimes aient enfin "un responsable désigné" (Jean-Claude Mas reste à ce jour, malgré ses aveux, présumé innocent). Selon elle, la Justice a beaucoup tardé à le mettre en cause. Est-ce le cas ? Que pourra-t-on reprocher à l'ex-patron ? Et à qui d'autre ? Réponse en trois questions...




