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27.01.2012

PIP : la mise en examen de Mas soulage les victimes

JUSTICE - Devant le palais de Justice de Marseille, Alexandra Blachère fait face aux caméras, aux micros. Elle a rendez-vous avec la juge Annaïck Le Goff, qui instruit le soupçon de blessures involontaires dans l'affaire PIP, du nom de la société montée par Jean-Claude Mas et qui vendait des prothèses mammaires au gel non conforme. La veille, l'ancien patron a été mis en examen pour blessures involontaires et placé sous contrôle judiciaire. Il a un an pour verser une caution de 100.000 euros, n'a plus le droit de quitter la France sans l'accord de la magistrate, et ne peut rencontrer certains des autres acteurs de ce dossier. Alexandra aurait préféré qu'il soit "placé en détention", elle ne croit pas à ses "regrets tardifs", mais se dit quand même "soulagée" que les victimes aient enfin "un responsable désigné" (Jean-Claude Mas reste à ce jour, malgré ses aveux, présumé innocent). Selon elle, la Justice a beaucoup tardé à le mettre en cause. Est-ce le cas ? Que pourra-t-on reprocher à l'ex-patron ? Et à qui d'autre ? Réponse en trois questions...

26.01.2012

L'ex-patron de PIP transféré à Marseille

JUSTICE (actualisé à 13h35) - la journée promet d'être longue pour Jean-Claude Mas. Le fondateur de la société Poly implants prothèses a été placé en garde-à-vue au domicile de sa compagne ce matin, avant d'être transféré dans les locaux de la section de recherche de Marseille vers 13h, après quatre heures de perquisition. Sa garde-à-vue peut durer jusqu'à quarante-huit heures avant une éventuelle présentation devant la juge d'instruction, Annaïck Le Goff, et une possible mise en examen. Son ex-directeur financier et président du directoire, Claude Couty, a également été place en garde-à-vue et son domicile perquisitionné. L'enquête sur la tromperie aggravée de PIP, qui fabriquait 75% de ses prothèses mammaires avec un gel non conforme, est close depuis octobre et devrait donner lieu à un procès en citation directe à la fin de l'année théoriquement. Annaïck Le Goff enquête à présent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour homicide et blessure involontaire. C'est dans ce cadre que Jean-Claude Mas a été arrêté ce matin. A l'arrivée des gendarmes, il se trouvait à Six-Fours, dans la villa qui selon lui appartient à la mère de ses enfants. Une maison acquise en 1999 par le biais de sociétés écrans et que la famille Mas est en passe de perdre, comme Libé le racontait hier.

Lire aussi :

PIP : la villa s'éloigne avec les hommes de paille

Prothèses PIP : le cercle des associés disparus

Le récit des salariés de PIP aux enquêteurs marseillais

25.01.2012

PIP : la villa s'éloigne avec les hommes de paille

JUSTICE - Les ennuis s’accumulent pour Jean-Claude Mas. L’ex-patron de PIP, entreprise varoise de prothèses mammaires non conformes, passe devant la justice luxembourgeoise aujourd’hui, pour une affaire qui le préoccupe beaucoup. Pas une histoire de santé. Une histoire de gros sous. Une avocate du Grand-Duché tente de récupérer la maison dans laquelle vit la famille Mas, ainsi que leur bateau, deux biens achetés semble-t-il aux frais de PIP, via des sociétés prête-nom. Après s’être caché pendant des années derrière ces dernières, Jean-Claude Mas se retrouve à essayer de prouver qu’elles lui appartenaient légalement, ce qui n’est pas gagné...

23.01.2012

Prothèses PIP : le cercle des associés disparus

JUSTICE - Il ne faisait pas bon être associé de Jean-Claude Mas, fondateur de PIP, fabricant de prothèses mammaires emplies de gel toxique. Cela portait la poisse. Depuis 2007, trois administrateurs de sociétés qui contrôlaient PIP pour son compte depuis le Luxembourg et les Etats-Unis sont morts, emportant les secrets d’un montage complexe. Comme on en rencontre d’ordinaire dans les dossiers d’évasion fiscale ou de blanchiment.

Lire la suite ici pour les abonnés, en kiosque ce matin, demain sur LibéMarseille.

20.01.2012

Marseille 2013, mise en Bouches

Yl-Mp13 07
19 janvier 2011 - Présentation de l'avant-projet MP 13 - Yohanne Lamoulère

L’association Marseille-Provence 2013 présentait hier les grandes lignes de sa mutation en Capitale européenne de la Culture, qui doit démarrer au milieu de mois de janvier 2013. Le programme complet ne sera livré que plus tard. En attendant, l’événement suscite encore beaucoup (dans le désordre) d’envies, de craintes, d’espoir, de complexes, de colères, d’imagination. Et de questions...

19.01.2012

Jean-Claude Mas (PIP) : "jc, comme Jésus Christ"...

SANTE - Le fondateur de PIP, la société qui fabriquait des prothèses bourrées de gel toxique, Jean-Claude Mas, est peut-être un escroc, mais pas (complètement) menteur. Mardi sur M6, il rappelait : «Jamais je n’ai nié que j’ai utilisé un gel non homologué.» Louable. Mais dans le même temps il affirme que ce gel n’était pas toxique (au contraire, un rapport du laboratoire Biomatech conclut, après des expériences sur des souris, des lapins et des lymphocytes humains que le gel est "toxique et irritant pour l'organisme". Joint au téléphone par Libération mardi, Jean-Claude Mas maintient ses affirmations, et s’énerve contre le ministre de la Santé, Xavier Bertrand : «Il est fou, ce gentleman ! Il faut l’enfermer. C’est des conneries de dire que c’est toxique, il va faire mourir de peur 500 000 femmes. Il faut vérifier tout cela avant de foutre le bazar. Connaît-il les taux d’explantation de mes concurrents ?» Puis les questions devenant plus précises, l'ancien patron de PIP propose de les lui envoyer par mail. Son adresse ? Elle commence, dit-il, par «jcmas : jc comme Jésus-Christ».

Ol.B.

17.01.2012

Six mois avec sursis pour le chauffeur du convoi nucléaire

JUSTICE - La chambre militaire du tribunal correctionnel de Marseille s'est montrée plutôt clémente hier. Elle jugeait le chauffeur d'un camion militaire spécialisé dans le transport de missiles nucléaires, et coupable d'avoir roulé trop vite avec son ensemble routier aux freins douteux et au limitateur de vitesse trafiqué. Ce qui lui avait permis, après des pointes de vitesse plus élevées, d'être à 72 km/h dans une courbe, au lieu de 30 le 9 juin 2010. Le caporal chef au volant, surpris par un joggeur, n'avait pu empêcher son véhicule de se coucher sur le flanc dans la base aérienne d'Istres. Officiellement, il roulait à vide, arrivait d'une autre base dans le Cher pour prendre livraison de matériel à la place d'un autre camion, en panne. Le chiffre de 50 millions d'euros avait été évoqué concernant le préjudice pour l'armée. Un montant qui avait fait bondir plusieurs commentateurs lors d'un précédent post (lire). Le modèle de camion accidenté coûterait à vide 5 millions d'euros. Selon Bruno Lombard, avocat de l'agent du Trésor présent hier à l'audience, la somme de 50 millions "n'est envisageable qu'avec des pièces d'orfèvrerie à bord, c'est cela le secret", rapporte la Marseillaise dans son édition de ce matin. Le procès s'est tenu à huis-clos à la demande de l'armée.

Ol.B.

16.01.2012

Le récit des salariés de PIP aux enquêteurs marseillais

Coupe

JUSTICE - Ils se sont revus cet été, pour l’enterrement d’un représentant des actionnaires minoritaires de Poly Implant Prothèse (PIP) qui s’était tué à moto. Il y avait une douzaine de salariés, et Jean-Claude Mas, ex-patron d’une entreprise qui a vendu des centaines de milliers de prothèses mammaires contenant un gel «toxique et irritant». La plupart ont évité de lui parler. Ils se taisent, de toute façon, ou parlent par bribes, sous couvert d’anonymat. Mais se sont plus longuement épanchés devant les gendarmes de la section de recherche de Marseille, et leurs auditions, que Libération a pu consulter en intégralité, en même temps que les trois interrogatoires de Jean-Claude Mas, racontent les détails d’un secret partagé, la culpabilité de salariés qui ont fini par se rebeller, tardivement...

13.01.2012

Un élève de CM2 du 15e arrondissement tente d'étrangler une institutrice

Un garçon de onze ans, scolarisé en CM2 dans une école du 15e arrondissement de Marseille, a tenté d'étrangler lundi dans un accès de colère l'une des institutrices de l'établissement.

L'enseignante, qui n'a pas été hospitalisée mais est toujours très choquée, est en arrêt maladie depuis l'incident. Elle a porté plainte au commissariat.

11.01.2012

Destins judiciaires variés pour trois bavures policières

Justice - Hier après-midi la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Marseille examinait l'appel de la famille d'un jeune homme, Abdel-Karim Aouad, mort en 2004 dans la cellule d'un commissariat, à Marignane. Son père, ses frères et sœurs et son fils veulent un procès, le renvoi pour homicide involontaire de quatre policiers mais une juge d'instruction a conclu en septembre dernier à un non lieu. Dans une affaire très similaire, le maintien au sol, par des policiers, d'un homme souffrant de troubles du comportement, en septembre dernier, le parquet de Marseille a ouvert début octobre une information judiciaire. Les services du procureur de la République ont aussi requis récemment le renvoi devant le tribunal correctionnel, pour homicide involontaire; d'un policier qui avait  tué un homme d'un tir de flashball dans un foyer. Trois histoires dramatiques, trois trajectoires judiciaires...

10.01.2012

LibéMarseille au rapport

Donc LibéMarseille a relevé le rideau aujourd'hui, sur une histoire banale et triste de bagarre d'adolescents, sauf que l'un des deux portait un couteau (lire plus bas). Bonne année à tous les lecteurs, réguliers ou intermittents. Qu'elle vous apporte plein de belles choses, vous maintienne en alerte, vigilants et critiques sur ce que vous lisez. LibéMarseille risque de rester un peu en pointillé, avec affichage irrégulier en vitrine, le temps de continuer à avancer sur des dossiers assez lourds sur lesquels ont ne peut avancer en un jour, ni travailler sérieusement tout en publiant tous les jours ici. Je vous tiendrai au courant. Demain matin, un sujet assez long sur des décès liés à des interventions policières dans la région et qui ont connu des sorts judiciaires différents. En écho à un papier publié demain matin dans Libé, sur une audience qui se déroulait cet après-midi. D'ici là bonne soirée.
Olivier.

Un élève du collège du Roy d'Espagne blessé au couteau par un camarade

Un élève de 14 ans du collège du Roy d'Espagne (9e arrondissement), dans les quartiers sud de Marseille, a été blessé au couteau par un camarade mardi à l'heure de la récréation.

23.12.2011

Les Fralib misent sur la qualité et la coopérative

Vendredi 23 décembre - Avant de fermer le rideau à la fin de la semaine, un papier publié ce matin dans le numéro spécial "Libé des solutions", dans le cadre d'un événement sur les  scop (sociétés coopératives ouvrières de participation). Ou comment les Fralib, qui évitent depuis plusieurs mois les pièges tendus pour faire dégénérer un mouvement constructif, se battent contre les licenciements que veut imposer l'actionnaire, Unilever, tout en travaillant sur un projet alternatif de reprise de l'activité en misant sur une qualité retrouvée...

22.12.2011

Un garçon de 17 ans abattu à Marseille

Mercredi 22 décembre - C'est le 11e règlement de compte depuis le début de l'année à Marseille. Un garçon âgé de 17 ans a été touché de sept balles de kalachnikov, jeudi à 05h30, à la Castellane, cité des quartiers Nord de Marseille (XVe arrondissement). "Il s'agit d'un jeune homme né en février 1994, qui n'avait donc pas encore 18 ans, connu de la police pour de petits trafics de stupéfiants et des vols", précisait ce matin à l'AFP Michel Raffin, procureur-adjoint de la République à Marseille...

16.12.2011

L'accident du camion de transport nucléaire fantôme

Vendredi 16 décembre - C'est une curieuse histoire, restée jusque-là secrète, que raconte ce matin le quotidien La Marseillaise. En juin 2010, un semi-remorque roule trop vite, est mal entretenu, avec de surcroit un dispositif de bridage bidouillé. Le conducteur est enfin mal formé, son engin se couche dans un virage, un passager aura les cervicales brisées. Mimile au volant d'un bahut d'occasion transportant un fret banal ? Pas franchement. L'engin, militaire, était censé convoyer des ogives nucléaires. Il roulait heureusement à vide ce jour-là, mais l'accident aurait coûté à l'armée la bagatelle de 50 millions d'euros. La grande muette est restée très discrète sur l'épisode mais un procès doit se tenir en janvier devant la chambre militaire du tribunal de grande instance de Marseille. Un journaliste de La Marseille a eu vent de l'incident. Son enquête révèle les petites tricheries qui ont mené à l'incident...

La Justice fait relâche devant les garde-à-vue illégales

Vendredi 15 décembre - Cela se passait hier matin, dans la petite annexe du tribunal de grande instance de Marseille, à côté du centre de rétention du Cannet. Un juge des libertés et de la détention (JLD) devait statuer sur le sort de huit étrangers qui contestaient leur maintien en rétention. A la quatrième affaire, il soupire: "Cela va nous poser de sérieuses difficultés pratiques". Les unes après les autres, il signe des ordonnances mettant fin aux rétention, parce que les garde-à-vue initiales (avant les placement en rétention) de ces huit hommes étaient illégale au regard d'un arrêt récent de la Cour de Justice de l'Union européenne. Pour compliquer l'histoire, les avocats, Vannina Vicensini et Philippe Pérollier, viennent de soulever un autre motif de nullité. Le juge aurait dû statuer dans les vingt-quatre heures suivant sa saisine par les étrangers. Or il a fallu quatre jours pour audiencer. L'avocate admet: "Nous sommes conscients des difficultés que cela va poser mais les tribunaux et les barreaux doivent s'adapter". La France n'a pas voulu le faire à temps. Elle a beaucoup tardé à adapter sa législation au Droit communautaire, et se retrouve depuis trois ans obligée de réagir, s'adapter, tatonner, retoucher en permanence une juridiction que plus personne ou presque ne comprend. Essayons tout de même..

15.12.2011

Repas festif pour dénoncer l'arrêté anti-mendicité

Jeudi 15 décembre - Le collectif "Mendiants solidaires", qui dénonce depuis octobre dernier l'arrêté anti-mendicité pris par la mairie de Marseille, a organisé ce midi un repas de Noël festif pour une quarantaine de SDF. Cela se passait sous les fenêtres de Jean-Claude Gaudin...

14.12.2011

Un retraité ouvre un sachet avec un briquet : six morts

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Mercredi 14 décembre (actualisé 2000) - Il était près de 2 h 30 ce matin, et la plupart des pensionnaires dormaient, à la résidence les Anémones, ­maison de retraite du XIIe arrondissement de Marseille. Un établissement qui accueille de nombreuses personnes peu mobiles, et quelques pensionnaires n’ayant plus toute leur tête. Dans le courant de la nuit, un homme de 75 ans a voulu manger des friandises. Mais comme il ne parvenait pas à desserrer le cordon du sachet, il a tenté de l’ouvrir avec un briquet. Le paquet s’est embrasé, puis son lit. L’homme a réussi à quitter sa chambre, mais un incendie très violent s’est déclaré, accompagné de fumées extrêmement toxiques. Six personnes sont décédées rapidement, treize autres ont été blessées, l’une d’elles se trouvait hier soir entre la vie et la mort...

13.12.2011

La SNCM entre bonnes surprises et incertitude

Mardi 13 décembre - La Société nationale maritime corse méditerrannée (SNCM) ne manque pas de chantiers, ni de sujets d'inquiétude. Ce matin, son patron, Marc Dufour, donnait une conférence de presse au siège de l'entreprise. Pour relever quelques bons chiffres engrangés par sa société, qui a gagné des parts de marché dans un contexte difficile sur la traversée de la Corse, mais aussi pour souligner l'effondrement des traversées vers la Tunisie avec les révolutions arabes, les conséquences de décisions de Justice assez lourdes, la nécessité de renégocier plus tôt que prévu la délégation de service publique avec la Corse, et le tout au moment où véolia annonce son désengagement. Cela fait beaucoup pour une entreprise fragile. Prenons dans l'ordre...

12.12.2011

Alain Cavalier et André S.Labarthe ce soir à Marseille

Lundi 12 décembre - Spécial culture aujourd'hui sur LibéMarseille. C'est la fête. Ceux qui assistent à l'inauguration du Salon incandescent de Fonscolombes (lire post ci-dessous) peuvent utililement continuer ensuite vers le Nord (à moins qu'ils en viennent). Le cinéma L"Alhambra propose en effet à St Henri une soirée Cavalier fort alléchante. Projection à 21h de Pater et la séance est précédée à 19h du documentaire Alain Cavalier, 7 chapitres, 5 jours, 2 pièces-cuisine (19h), portrait du "filmeur" réalisé en 1995 par Jean-Pierre Limosin. Cette première projection se déroule en présence de Limosin, mais aussi d'André S.Labarthe, critique et fondateur pour la télévision de la série Cinéastes de notre temps, dans le cadre de laquelle avait été produit le portrait de Cavalier.

OlB.

Le quartier Fonscolombes inaugure ses chaises chaudes

Lundi 12 décembre - On va y voir un peu plus clair ce soir sur le quartier Fonscolombes. A partir de 17h, cette cité assez belle, cachée entre l'autoroute A7 et le boulevard Salengro, accueille les visiteurs dans un salon incandescent et ses chaises chaudes pendues aux balcons. C'est plus gai que des pères de Noël suspendus aux fenêtres comme des cambrioleurs surpris par le jour. Depuis quelques mois, le collectif artistique Les Pas perdus (Guy-André Lagesse, Nicolas Barthélémy et Jérôme Rigaut) travaille avec les habitants de Fonscolombes à l'initiative de la Fondation Logirem. L'idée est de développer ensemble un projet poétique. L'inauguration cet après-midi du salon et des chaises éclaire une première étape, avant une démarche plus commune, et citoyenne...

08.12.2011

Sarkozy redonne des fusils à pompe aux Bac

Vendredi 8 décembre (actualisé à 16h) - Les policiers vont recevoir 150 fusils à pompes et 600 boucliers balistiques supplémentaire, annonce la direction générale de la police nationale, quelques heures après que Nicolas Sarkozy se soit dit favorable à une proposition du syndicat de policiers Alliance d'autoriser le réarmement des brigades anti-crimnalité avec des fusils à pompe. Le Président venait de rencontrer les policiers, auxquels il a annoncé la mort de leur collègue Eric Lalles, membre de la brigade anti-criminalité (Bac) d'Aix-en-Provence décédé ce matin à Marseille. Touché par des tirs dans la nuit de dimanche à lundi dans une zone industrielle de Vitrolles, le fonctionnaire était depuis dans le coma, dans un état critique. Ses collègues s'étaient réunis massivement à deux reprises, à Aix puis à Marseille, pour dire leur solidarité, et leur colère devant l'augmentation des passages à l'acte à leur encontre. Nicolas Sarkozy s'est rendu ce matin au chevet du policier. Il aurait assisté à ses derniers instants. A sa sortie de l'hôpital Nord, Sarkozy a annoncé à l'hôtel de police de Marseille que le garçon, père de deux enfants, venait de mourir. "Je vous annonce le décès du policier Eric Lales, abattu froidement par des délinquants sans scrupules, qui laisse une jeune veuve et deux petites filles orphelines", a déclaré le chef de l'Etat dans la cour de l'hôtel de police. Le policier avait 37 ans...

06.12.2011

Un OM à réaction se qualifie à Dortmund (2-3)

Mercredi 7 décembre - Cette fois, on est à la limite de la faute professionelle. De l'erreur grave, l'accident. L'Olympique de Marseille s'est qualifiée mardi soir pour les huitièmes de finale de la ligue des champions pour la deuxième fois d'affilée, et LibéMarseille n'était pas à Dortmund, où Marseille a gagné 2-3 après avoir été menée 2-0, ni même devant l'un des innombrables écrans plats et géants qui décorent la ville les soirs de matchs. Non, pendant que se jouait l'homérique retournement de situation, la rédaction savvourait un repas prévu de longue date, dans un excellent restaurant du cours Julien, le Cours en vert. Un resto végétarien en plus ! Ben mon cochon, t'aimes plus la viande ni le football maintenant ? Ben si, mais tant qu'à tromper, autant ne rien faire à moitié...

Sanction recommandée après un tir de flash-ball mortel à Marseille

Mardi 6 décembre - Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, recommande qu'un policier auteur d'un tir mortel de flash-ball le 12 décembre 2010 à Marseille fasse l'objet d'une procédure disciplinaire "pour avoir fait un usage disproportionné de la force". Dans une décision publiée sur son site, le Défenseur des droits estime que l'auteur du tir (mortel) a méconnu le cadre légal d'emploi du flash-ball, et ainsi n'a "pas respecté les dispositions de l'article 9 du code de déontologie de la police nationale". La victime, âgée d'une quarantaine d'années et vivant dans un foyer, s'était battue avec un autre résident qu'il avait blessé. Il avait été victime d'un arrêt cardiaque après avoir reçu un tir de flash-ball du policier, qui était intervenu dans sa chambre et avait fait l'objet d'un jet de verre...

Marseille ces temps-ci, c'est de la balle !

Mardi 6 décembre - Comme promis hier, les papiers publiés hier matin dans Libé pour tenter de fairre le point sur les violences par balles à Marseille. Une enquête faisant le point sur la situation, l'analyse et les propositions des élus, quelques précisionssur les kalachnikov, et pour commencer l'éditorial qui accompagnait les trois pages hier. Cela fait un peu long. Pour ne pas ajouter encore à la longueur, les commentaires ineptes ne sont pas validés. A la place, pour accompagner la lecture, le Kalachnikov de Bregovic, puis en fin de dossier le kalachnikov love d'Alpha Blondy, reggea basique et pacifique...

05.12.2011

Quand les armes prennent la rue à Marseille

Lundi 5 décembre - Ce matin, Libération consacre sa "Une" et ses premières pages à Marseille, ou plutôt à l'une des faces actuelles de Marseille, l'une des plus violentes. Comment les armes à feu, et notamment les armes de guerre, montent le ton depuis un temps, bégaient ces jours-ci, parlent à tort et de travers, semant les victimes derrière elles. La semaine dernière, trois faits divers, trois morts, deux blessés graves. Qu'est-ce que cela raconte de la réalité délinquante de Marseillaise ? Y a-t-il plus d'armes ? Qui s'en sert ? Comment ? Pourquoi ? Pour quels butins ? Faut-il parler de tout cela, au risque d'amplifier l'empreinte négative qui se pose en profondeur sur Marseille, renforce les représentations sur le kolklore local ? Ou taire, au risque de laisser dans l'ombre ce qui est une part de la réalité, peut-être spectaculaire, bruyante, violente, parce qu'elle est aussi, comme ailleurs les violences urbaines, une demande inconsciente de ne pas être abandonné, d'être soutenu massivement, sur le long terme, pas seulement pour obtenir des résultats à l'approche des présidentielles. Les papiers sont à lire aujourd'hui dans zone abonnés de Libé.fr (liens ci-dessous), ou en achetant Libé en kiosque (aussi un papier en politique sur les désaccords à Marseille entre écologistes et socialistes - ils ne se règlent pas encore à la Kalachnikov). Les papiers (décryptage de la situation, point de vue des politiques locaux, point sur les kalachnikov, éditorial) en ligne ici plus tard, afin que ceux qui le souhaitent puissent commenter, compléter, contester, raler, etc. Bonne journée.

04.12.2011

Les écolos marseillais rejettent l'accord avec le PS

Dimanche 4 décembre - Comme attendu, les militants écologistes des Bouches-du-Rhône, furieux d'avoir été très mal servis dans les négociations nationales entre le PS et leur parti, ont décidé de faire scission pour les prochaines législatives. Il promettent de voyager en soltaires (et nul ne les oblige à se taire, ajouterait Gérard Manset). Un premier vote, samedi après-midi, a rejeté à une majorité écrasante, dans tout le département, les propositions socialistes...

03.12.2011

Procès Crémieux : "Faut-il qu'une tête tombe ?"

Samedi 3 décembre - Hier après-midi se tenait à Marseille la reconstitution du procès du communard Gaston Crémieux (lire ici). J'avais pévu d'y assister mais l'actualité étant dense ces jours-ci (ces mois-ci), il a fallu travailler d'autres sillons, pour des papiers un peu longs à paraitre prochainement. Coup de chance, un collègue de l'Agence France presse y était, et son papier tient bien la route. Alors hop, le voici. Bon week-end, chers lecteurs...

02.12.2011

Des magistrats refont le procès du communard Crémieux

Vendredi 2 décembre - S'il y avait à Marseille un mur des Fédérés, Gaston Crémieux serait le seul à être tombé à son pied, à l'endroit où poussent les coquelicots au printemps suivant. Avocat, franc-maçon, notable et révolté, leader des quelques jours de la Commune de Marseille, Gaston Crémieux est le seul à avoir été fusillé, le 30 novembre 1871, après un procès expéditif mené par le premier conseil de guerre à Marseille. Les militaires siégeaient au sein de ce qui est aujourd'hui le tribunal de police. Là même ou, pour rendre hommage à ce curieux personnage, littéraire et idéaliste, des magistrats vont aujourd'hui endosser les rôles du juges, du procureur, de Crémieux et de son avocat, pour rejouer symboliquement ce procès...

Marseille : 3e mort depuis lundi dans une fusillade

Vendredi 2 décembre - Cela fait désormais trois morts et deux blessés en quatre jours dans l'agglomération marseillaise. Après les braquages qui ont mal tourné lundi, une nouvelle fusillade à l'arme de guerre a éclaté jeudi soir, cette fois un règlement de compte, dans un snack du quartier Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement. Un homme a été tué, un autre atteint de plusieurs balles. Au moins l'une des deux victimes, âgée de 41 (le blessé a 32 ans), est connue des services de police pour des faits anciens, selon les premiers éléments...

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