Gourbi de Berre : Médecins du Monde proteste contre les arrestations de saisonniers
AGRICULTURE. « La veille du 15 août 2008, une opération d’arrestations au petit matin, de contrôles d’identité et de notifications de reconduite à la frontière a provoqué choc et incompréhension, écrit MdM dans un communiqué publié aujourd’hui. C’est une violence supplémentaire à l’encontre de ces hommes jugés responsables du travail clandestin alors qu’ils en sont les victimes. »
Photo: au gourbi en 2007 (photo Eric Franceschi)
Quatorze travailleurs saisonniers en situation irrégulière avaient été interpellés dans le gourbi de Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône), sur réquisition du Parquet d’Aix-en-Provence.
Ce campement de fortune, apparu il y a une trentaine d’années, abrite, dans des conditions très précaires, des ouvriers agricoles venus du Maghreb.
Résorbé en partie courant 2007, il compterait encore une trentaine d’habitants.
Parmi les quatorze ouvriers interpellés, six ont fait l’objet d’une reconduite à la frontière.
Huit autres ont été relâchés, mais sont sous le coup d’une injonction de quitter le territoire français.
Selon MdM, « les employeurs et propriétaires des serres qui profitent de cette main d’œuvre ne subissent pas les mêmes contrôles ».
Médecins du Monde dénonce des conditions de vie « honteuses » : « Ils travaillent été comme hiver dans des serres dans des conditions que les ouvriers français n’accepteraient pas. Leur rémunération est de 5 euros de l’heure. Ces ouvriers agricoles récoltent quotidiennement les tomates et légumes que nous mangeons. Ils paient très cher de leur santé le coût concurrentiel de ces produits sur le marché. »
Pourtant, selon MdM, « ceux qui sont là depuis plus de dix ans n’ont pas obtenu la régularisation prévue par la loi française. Ils n’ont pas accès à une couverture maladie, car leur droit à l’aide médicale d’Etat ne peut être appliqué, la mairie de Berre leur refusant leur domiciliation. »
Médecins du Monde, qui assure une mission de soins depuis six ans, constate « une dégradation de leur état de santé liée à la pénibilité du travail et à leur isolement affectif, social et culturel : dépressions et troubles du sommeil ».
Pour l’organisation, il y a « un lien de causalité entre ces troubles physiques et psychiques et le projet de destruction de leur habitat ainsi que le non-respect de leurs droits ».






rocard
la France ne peut accueillir toute la misère du monde
vous feriez mieux de les aidées a rentrer chez eux
certes,il n"auront tout les avantages financiers ect ect
mais,ils seront avec leurs familles
Rédigé par : michel | 04.10.2008 à 14h25
En 2003 avec les compagnons batisseurs provence nous avons installer des cabines de douche relié à un chauffe eau solaire et des toilettes sèche pour que ces pauvres gens puisses avoir un minimum d'hygienne, ce travail bénévole et illegal parrait'il, avais pour but égallement de faire bouger la munucipalité de Berre qui, comme vous le savez est loin d'etre dans la misère.
apparament rien n'a été fait. Malgré toutes les bonnes volontés mise en oeuvre, telle que la LDH, médecins du monde et l'association de l'abbé pierre qui a contribué financierement pour l'achat des materiaux pour la construction d'un 'chalet"
abritant les douches.
il m'est particulierement pénible d'aprendre que l'on traite ces personnes pire que des animaux alors qu'il ne demandent qu'une chose travailler.est ce un crime?
Rédigé par : cuny jean louis | 13.09.2008 à 09h46
Avec Médecins du monde, j'ai réalisé récemment un film intitulé "Berre l'étang, mission Gourbi", d'une durée de 25 minutes, qui montre les conditions de vie au Gourbi, les consultations médicales faites par deux médecins de MdM pour les sans-papiers, et l'attitude du sous-préfet qui annonce les événements décrits ci-dessus. Ce film est disponible sur demande, et les projections peuvent être accompagnées par des bénévoles de Mdm.
renseignements auprès d'Isabelle Bouju (Mdm Marseille/Paca) au 0495045967
Denys Piningre (0675608688 - dype@orange;fr)
Rédigé par : Denys Piningre | 09.09.2008 à 19h39