Peter Handke dénonce un "acte totalitaire" contre Jean-Marc Rouillan
PRISON. La cour d'appel de Paris doit examiner demain l'appel du fondateur du groupe armé Action Directe Jean-Marc Rouillan contre la révocation de son régime de semi-liberté, intervenue le 16 octobre après ses propos controversés tenus au magazine L'Express. Pour l'écrivain autrichien Peter Handke, cette révocation empêche un "bilan critique" dont "pas seulement la veuve de Georges Besse a besoin, mais aussi la
France, et au-delà aussi des personnes (comme par exemple moi) qui
trouvent urgent de savoir comment la violence arrive, comment elle
essaie de se justifier et, finalement, comment elle est fructueusement
critiquée par ceux qui l’ont commise".
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Voici le message de Peter Handke:
« … il est évident que si je crachais sur tout ce qu’on a fait, je pourrais m’exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique. »
En lisant, et en relisant ces phrases prononcées par Jann-Marc Rouillan pendant son entretien avec L’Express, je ne trouve pas du tout le sens que les magistrats leur ont donné, un sens qui a permis à la justice de révoquer la semi-liberté de Jann-Marc Rouillan.
Ce que je trouve, c’est exactement le contraire à un refus de se confronter aux faits du groupe « Action Directe ».
La révocation a comme résultat exactement ce que Rouillan a anticipé : elle « empêche » un « vrai bilan critique » dont pas seulement la veuve de Georges Besse a besoin, mais aussi la France, et au-delà aussi des personnes (comme par exemple moi) qui trouvent urgent de savoir comment la violence arrive, comment elle essaie de se justifier et, finalement, comment elle est fructueusement critiquée par ceux qui l’ont commise.
On ne peut pas provoquer ce bilan par un acte totalitaire comme cette révocation, en ajoutant une autre violence à la violence.
Peter Handke
Le 23 novembre 2008
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"Qu'il finisse de purger sa peine, les années de prison qui lui restent, ensuite ikl fera ce qu'il voudra."
La peine est purgée depuis 2005 ...
Et, contrairement à ce que vous dites, "on" ne s'en fout pas de ce que des personnes comme Rouillan ont à dire. Quels que soient les griefs contre lui et le respect dû aux victimes, la loi d'expression est un droit inaliénable.
Rédigé par: Jm'enfouspas | 28 novembre 2008 à 08h26
A Carine...
"le bilan critique de Jean Marc Rouillan, on s'en fout". Merci de ne pas ralier tout le monde à votre avis! Et d'ou vous vient l'idée que ce monsieur veuille "se lancer dans la politique"? prendre sa carte dans un parti politique, souhaiter militer et partager des idées et une autre vision de la société est un acte citoyen, non? Ou est le mal la-dedans?
Rédigé par: D'judge | 28 novembre 2008 à 06h29
ROUILLAN n'a pas à faire PUBLIQUEMENT le "bilan critique" de son expérience. Cela lui a été explicitement interdit.
Ce Monsieur ne respecte pas les règles de la société. Il ne faut pas oublier qu'il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et que cet élargissement peut donc légitimement est soumis à des limitations, sans qu'on taxe cette décision comme totalitaire.
C'est une décision d'une société démocratique qui se défend. C'est la société voulue par Jean-Marc ROUILLAN qui est totalitaire et non l'inverse.
Rédigé par: Observateur avisé | 28 novembre 2008 à 04h54
Franchement, le "bilan critique" de Jean-Marc Rouillan, on s'en fout completement. ce type a assassiné, avec la plus grande lacheté, un Georges Besse qui n'avait fait de tort a personne. Ca ne m'intéresse pas du tout d'entendre ce que son assassin a a dire.
Il est inadmissible que ce terroriste, en liberté conditionnelle, se permette de doner une interview a l'Express ou il dit qu'il na aucun regret. Imagine-t-on l'horreur que c'est pour la veuve et les enfants de George Besse ? Et en plusm cet assassin veut se lancer dans la politique ?! Qu'il finisse de purger sa peine, les années de prison qui lui restent, ensuite ikl fera ce qu'il voudra.
Rédigé par: Carine | 27 novembre 2008 à 10h08