Jean-Marc Rouillan reste en prison
JUSTICE. La cour d'appel de Paris a refusé jeudi de rétablir le régime de semi-liberté dont bénéficiait le fondateur du groupe armé Action Directe Jean-Marc Rouillan jusqu'à son interview controversée à L'Express qui a provoqué son renvoi à temps plein en prison, début octobre.
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Dans l'interview à L'Express du 2 octobre, Jean-Marc Rouillan, qui n'avait pas le droit d'évoquer les faits pour lesquels il a été condamné, avait affirmé: "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".
Ces propos avaient été interprétés par certains comme une absence de regrets.
Selon son avocat Me Jean-Louis Chalanset, la cour a estimé jeudi en substance que Jean-Marc Rouillan "a exprimé une opinion sur les faits avec ambiguïté, cette ambiguïté n'étant pas levée par la dernière phrase sur le bilan critique".
La cour a aussi, selon l'avocat, indiqué que "les victimes ont clairement ressenti l'opinion exprimée comme le fait qu'il ne regrettait pas les actes pour lesquels il a été condamné".
Comme Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron (décédée en 2006), Jean-Marc Rouillan, 56 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de l'ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985.
Ces condamnations ont été assorties d'une peine de sûreté de 18 ans.
Après plusieurs demandes infructueuses, Jean-Marc Rouillan bénéficiait depuis décembre 2007 de la semi-liberté, régime intermédiaire obligatoire d'une durée d'un an avant une éventuelle libération conditionnelle, dont la perspective paraît désormais bien éloignée.
Il travaillait pour l'éditeur marseillais Agone et passait ses nuits et ses week-ends à la maison d'arrêt des Baumettes, qu'il a désormais réintégrée à plein temps.
Lire ici l'avis d'une juriste qui estime la sanction "disproportionnée".
Lire ici l'avis d'Olivier Besancenot pour qui J.-M. Rouillan est victime d'un "acharnement judiciaire".



Que tous les réacs qui se réjouissent de la remise en détention de Rouillan, se demandent pourquoi les terroristes d'extrême droite des années 70 ont-ils été remis en liberté depuis longtemps ?
Rédigé par: Joséphine | 05 décembre 2008 à 00h12
Sans doute, Jean Marc Rouillan doit penser qu'il s'agit là d'une décision propre à la Justice de classe d'un Etat bourgeois... Et je ne suis pas loin moi même de le penser...
Rédigé par: Lem | 04 décembre 2008 à 23h34
On ne lui demande pas d'exprimer des regrets, on lui demande de respecter la parole qu'il a donné pour son aménagement de peine : se taire. Si c'est trop dur, ben il finit sa peine (perpét' = 30 ans), et là il pourra l'ouvrir...ceci étant toute cette histoire me fait bien marrer : ce mec n'a JAMAIS bossé de sa vie...tu m'étonnes que ça devait lui faire drôle d'aller pointer le matin...quitte à devoir retourner le soir à la Gamelle, je suis pas étonné qu'il est fait le choix d'y rester à se la couler douce avec les collègues...payé à rien foutre : pas belle, la vie ?
Rédigé par: Tom | 04 décembre 2008 à 22h30
liberté pour Rouillan ! Depuis quand les détenus pour être remis en liberté doivent exprimer des regrets ? il en a eu Papon ? Ils en ont eu les tueurs du sac à Auriol ? c'est cette raison d'Etat qui refuse tout pardon à Rouillan et aux autres ! de même que leurs accolytes d'Espagne veulent infliger 8 ans à un supporter marseillais, parce qu'il se serait défendu lors d'une charge injustifiée de la police ! Mais c'est quoi cette in-Justice ?
Rédigé par: y a basta ! | 04 décembre 2008 à 21h52
Alors on remet en prison Jean-Marc Rouillan, parce qu'il a dit qu'il lui était interdit de s'exprimer sur son affaire.
On imagine la condamnation s'il l'avait fait !
c'est du grandguignol.
Rédigé par: .fr | 04 décembre 2008 à 18h22
tant mieux, la récidive étant toujours possible, un agité de moins dans la rue.
Rédigé par: alf007 | 04 décembre 2008 à 18h21
La prison ne suffit pas. Il faut exprimer des regrets et les croire de tout son cœur.
Je ne sais pas ce qu'en auraient dit Orwell ou Foucault. Que la société qu'il décrivaient est en train d'avenir certainement.
Rédigé par: Popol | 04 décembre 2008 à 17h34
les commentaires sur le pauvre rouillan et sa paix interieure sont pitoyables... nous vivons sur l'exploitation du monde, on tue on produit des armes et nous tous (francais) mêles à cela !! alors arretez cette hypocrisie
Rédigé par: olivier35_34 | 04 décembre 2008 à 17h13
L'occasion était trop belle pour pouvoir le remettre au "trou" !
Rédigé par: gaetan | 04 décembre 2008 à 16h50
Je ne savais pas qu'en France on demandait aux anciens condamnés de devoir regretter leurs actes !!!!
C'est dégueulasse... mais nous vivons une époque sale et triste, les prisons sont pleines de faibles alors que les puissants magouillent et s'en sortent : parlons des frégates de taiwan par exemple !!! ou bien de l'angolagate !!!!!! Ecoeurant
Rédigé par: olivier35_34 | 04 décembre 2008 à 16h50
Ils ont la rancune tenace . Plus tenace qu' à l 'époque de la Commune de Paris . et c 'est pas peu dire .. plus tenace que vis -à-vis de Papon qui , lui , n ' a jamais rien regretté
Rédigé par: gautat | 04 décembre 2008 à 16h45
tout ça pour avoir respecter la loi !
Pas mal, on se demande ce qui se serait passer s'il avait commencer à raconter son histoire.
Rédigé par: FH | 04 décembre 2008 à 16h42
C'est une honte!
Jean Marc Rouillan à déjà passer plus de 20 ans en prison, plus que perpétuité.
Ou la justice française veut-elle en venir?
le voir mourir en taule?
Rédigé par: remy | 04 décembre 2008 à 16h41
Vous pouvez assassiner un enfant comme Patrick Henry et trouver grâce aux juges des liberté, mais si vous tuez un patron ou un militaire, la société ne vous le pardonnera jamais. Isolement (le Gantanamo français) , acharnement, rien ne sous sera épargné.
Beau sujet de réflexion.....
Rédigé par: Salomon | 04 décembre 2008 à 16h25
Non je ne suis pas d accord pour son retour en prison.Je condamne ses actions mais il na rien déclaré qui puisse nuire.Je pense que sagissant de crimes politique il a droit a l acharnement judiciaire par le pouvoir en plaçe.
Rédigé par: MOREUIL | 04 décembre 2008 à 16h24
Il est intéressant de faire un parallèle aujourd’hui sur la difference de traitement qui est appliquée aux membres d’actions directes , et aux 6 membres du SAC responsable de la tuerie d’Auriol (assassinat d’une famille de 6 personnes dont un enfant de 7 ans).
Les procés et condamnation des 2 affaires ont eu lieu a peu pres à la même époque .
3 membres du SAC ont été comdamnés à perpetuité, 1 autre à 20 ans et un autre à 15ans.Aujourd’hui, l’ensemble des responsables déclarés de cette tuerie, ne sont plus en prison.
Rédigé par: ber0464 | 04 décembre 2008 à 16h16
Le vent de la révolte n'a pas fini de souffler...
Rédigé par: andreas | 04 décembre 2008 à 16h03
Si on commence à interpréter ce qu'il puisse avoir dans les têtes des familles des victimes, alors on n'est pas parti, car il faudrait appréhender presque tout le monde pour n'importe quelle raison!
Rédigé par: Ulrich | 04 décembre 2008 à 15h50
Ce "grand garçon" savait qu'elles étaient les conditions de sa remise en liberté. Il ne les a pas respectées, normal qu'il retourne au trou, d'où d'ailleurs il n'aurait jamais dû sortir,le problème alors ne ce serait même pas posé.
Toutes les démocraties ont finies de l'excès de leurs faiblesses..........
Rédigé par: Normal | 04 décembre 2008 à 15h41
C'est du gaspillage de temps et d'argent d'accorder la moindre place dans la presse à ce criminel. Si on parlait des honnêtes gens ? Mais ça n'intéresse sans doute pas les journalistes: pas assez vendeur !
Rédigé par: FONTAINE | 04 décembre 2008 à 15h41
La France était mon pays et je l'aimais.
Rédigé par: caboin | 04 décembre 2008 à 15h38
Pauvre Jean-Marc... quand on pense que son seul crime est d'avoir froidement assassiné deux peres de famille innocents... et dire que certains voudraient le mettre en prison pour si peu ! Dans quel monde vivons-vous ?
Heureusement que nous bénéficions d'hommes politiques de la trempe d'Olivier Besancenot pour aider les terroristes et les assassins a se réintégrer dans notre bonne société.
Rédigé par: Carine | 04 décembre 2008 à 15h33
S'il avait tué sa femme, il y a longtemps qu'il serait dehors.(Même pas 4 ans)
Rédigé par: francis_68 | 04 décembre 2008 à 15h28
Tant mieux ! Qu'il reste en prison toute sa vie. OB est lui-même un terroriste de la pensée, donc il est solidaire des terroristes des actes criminels.
Le terroriste allemand Christian Klar de la RAF va LUI être remis en liberté en janvier 2009 : une honte ! Il devrait pourrir dans les geoles allemandes !
Rédigé par: Sophie | 04 décembre 2008 à 15h26
Avant que tous les réacs de la planète ne s'expriment, disons simplement. Il est coupable, il a été condamné, il a purgé la peine prévue par la loi (c'est à dire avec remise de peine), le juge (un professionnel) a décidé de le remettre en liberté. A partir de la si une interview ou on croit pouvoir interpréter dans certaines absences de réponse une absence de regrets... je ne sais pas ou l'on va.
Je crois me rappeler que pendant tout le procès de Maurice Papon (mais peut être qu'âider à l'assassinat d'enfants juifs est moins grave que l'assassinat d'un homme ?), il n'a jamais exprimé le moindre regret.
Cela ne l'a pas empêche d'être libéré peu de temps après son incarcération..
alors ...
"les victimes ont clairement ressenti l'opinion exprimée comme le fait qu'il ne regrettait pas les actes pour lesquels il a été condamné". est ce un argument juridique ?, C'est l'état qui poursuit, les familles ne sont que les parties civiles
Je pense que les familles des victimes de l'attentat du DC10 d'UTA ont surement apprécié le fait que les coupables soient en liberté et leur chef reçu en visite officielle ! Qu'est ce que ca a changé ?
Rédigé par: alby | 04 décembre 2008 à 15h23
Le père noel aura la robe rouge des magistrats pour M Rouillan.... 30 ans de prison... J'aime pas ce tueur fanatique mais il me fait pitié. Espérons qu'il trouve un jour la paix et la liberté.
Rédigé par: Jérôme | 04 décembre 2008 à 15h13
maintenu en détention par le fait du prince...
une lettre de caché en somme.
Rédigé par: ,;dfbeg | 04 décembre 2008 à 15h07