La crise immobilière plombe le budget du Conseil général du Var
POLITIQUE. Les ventes dans l’immobilier sont en nette baisse dans le Var, la taxe
que perçoit le département également. Or, ces "droits de mutation" représentent un
quart des recettes du Conseil général dirigé par l’UMP Horace
Lanfranchi. Conséquence : l’institution départementale revoit sa copie
sur le budget. Elle devait l’adopter les 18 et 19 décembre, elle a
reporté le dossier à la mi-février.
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En cause, donc : les « fortes perturbations » provoquées par le « tassement très important » de l’activité immobilière depuis septembre, explique un communiqué du Conseil général, hier.
Les « droits de mutation » sont perçus sur chaque vente immobilière. Or, les notaires estiment que la baisse de l’activité atteindra, en 2008, 30 à 35% par rapport à l’année précédente.
Déjà, le Conseil général devrait cette année encaisser 20 millions de moins qu'en 2007, soit 221 millions d'euros.
Et pour l'an prochain, la baisse devrait se poursuivre.
Si le chiffre de - 30% dans l'immobilier se confirme, le Conseil général souffrira d'un manque à gagner de 80 millions d’euros en 2009, par rapport à 2007. Les droits de mutation reviendraient ainsi au niveau perçu en 2004. Entre temps, l’immobilier a flambé. Maintenant, il chute.
« La crise financière mondiale, qui atteint aujourd’hui notre économie, n’épargne pas les collectivités locales », résume le Conseil général.
Comment s’en sortir ?
Le Conseil Général a « des finances très saines », assure l’institution. Qui entend utiliser le délai supplémentaire pour organiser « la mise en place des modalités de partenariat avec les organismes financiers ».
Pas question d’augmenter les impôts : « Malgré le contexte difficile, [le Président] n’envisage pas, comme beaucoup de collectivités le font aujourd’hui, d’augmenter la fiscalité. »
Dans le même temps, « les engagements de soutien à l’investissement seront maintenus ».
Comment investir autant en gagnant moins ?
En rognant sur les dépenses courantes.
C’est ce qu’on appelle la « maîtrise des dépenses ».
Ou, en français, une cure d’austérité?
M.H.





ça fait des années qu'ils se gavent de la bulle immobilière, c'est une région où l'immobilier est hors de prix, on va verser une larme ! ils nous prennent vraiment pour des dindons, tout à une fin, le système craque de partout, tant mieux, qu'il disparaisse avec les escrocs qu'il a lui même créé ! l'austérité c'est toujours pour les autres, comme les leçons de morales des peoples fricés qui en arrive à se croire eux même !
Rédigé par : PAVE | 02.01.2009 à 12h47
Ici dans le var, ce dont nous souffrons le plus est d'avoir une forte proportion de la population retraitée et donc par nature conservatrice.Mais si ces gens étaient informés par des moyens innovateurs ne remmétant pas en cause trop brutalement leurs avantages acquis, une plus grande partie de l'électorat reviendrait a l'espoir.avis aux écologistes non sectaires, s'il en existe.
Rédigé par : domi83 | 30.12.2008 à 12h20
Et oui un quart du budget sur les droits de mutation, on comprend pourquoi nos élus soutiennent l'inflation immobilière !!! Ce droit est par nature inflationniste et donc contre productif pour la compétitivité du pays (puisque la monnaie est "stable"). Il faut revoir la fiscalité des collectivités de toute urgence, et faire baisser l'immobilier, stopper la spéculation immobilière à tout jamais. Un élément simple pourrait être que les "terrain" ne soient jamais acquis mais loué à la collectivité (état ?) pour 99 ans maxi par exemple, il faut être imaginatif.
Rédigé par : Doume | 09.12.2008 à 14h03
Et oui cure d'austerite...si le gouvernement pouvait faire la meme chose ca serait encore mieux. Quand on n'a pas d'argent, on doit depenser moins. Il faut ajuster les depenses aux revenus. C'est curieux de voir que tous les menages francais sont capables de se serrer la ceinture alors que l'Etat lui n'est pas capable de le faire depuis 1979, date du dernier equilibre budgetaire. Et le deficit de l'Etat continue de se creuser, la dette elle augmente, mais les politiques s'en foutent, l'important c'est le court terme.
La charge de la dette, deuxieme poste du budget de l'Etat a augmente de 4%, uniquement le paiement des interets...
Rédigé par : Doug | 09.12.2008 à 11h59