suivez ce libeville sur twitter

Ecoutez RadioLibe

09.06.2009

Catherine Martin, orpheline de ses fils

G.mathieu-catherine.martin-05 PORTRAIT. Elle croyait avoir retrouvé ses deux fils, enlevés par leur père, Xavier Fortin, onze ans durant. Après le procès, elle les a vus s’éloigner plus encore [Photo Geoffroy Mathieu].
Lire la suite

La vie est chienne. C’est quand Catherine Martin a retrouvé ses deux fils qu’elle les a perdus. En même temps, elle se sent « guérie » de cette drôle de maladie qui lui a collé à la peau pendant onze ans : leur absence.

« Je ne cherche plus rien. Pendant onze ans, j’ai fonctionné avec la moitié de mon cerveau, de mon cœur, de mon énergie. Toujours à me demander où ils sont, comment ça se passe…Quand vous ne savez rien, vous imaginez toujours le pire. »

Leur père, Xavier Fortin, les a enlevés début 1998 et a vécu avec eux en clandestinité, sous de fausses identités. Pendant onze ans, Catherine a cherché, en vain.

En février, on l’a prévenue : « Mme Martin, préparez-vous à venir à Toulouse. » Elle s’est retrouvée face au Procureur de Foix (Ariège), qui lui annonçait la «fin du calvaire ». « Ça m’a mis dans une panique totale. »

Elle a vu Shahi Yena, 18 ans, et Okwari, 17 ans, à deux heures du mat’, dans un commissariat. « C’était super-violent. »

Ces deux inconnus pensaient que leur père allait en prison à cause d’elle, et lui demandaient surtout de retirer sa plainte. Ça n’aurait de toute manière servi à rien, mais elle est restée partie civile, pour faire entendre sa voix.

Depuis, la relation mère-fils, après onze ans de coma, a du mal à démarrer.

D’abord, il y a eu le procès de Xavier Fortin, 52 ans, jugé mi-mars à Draguignan pour soustractions d’enfants mineurs. Ça a été la fête à Catherine qui avait choisi, par souci d’apaisement, de ne pas y assister. Ça n’a pas suffi.

« La meilleure preuve d’amour que je leur ai donnée, c’est en n’allant pas au procès. Tout ce que j’ai reçu en retour, c’est un coup de poignard dans le dos. Ils ont fait mon procès au lieu du sien. La mère en moi a été indignée, blessée, révoltée, elle se sentait traînée dans la boue. »

Le père a soutenu qu’elle s’occupait mal de ses fils. Les fils ont prétendu être partis de leur plein gré, alors qu’ils avaient 5 et 7 ans.

« Jusque là, j’espérais encore des choses, je me mettais de pseudo-responsabilités par rapport à l’avenir de mes fils. Et il y avait la frustration de ne pas avoir pu être leur mère, l’envie de rattraper tout ça. Mais c’est une illusion. C’est trop tard. »

Dans leur cavale, quand on leur demandait où était leur mère, les deux garçons prétendaient qu’elle était morte. D’un « cancer du cerveau ».

« Ça coupait court à toute discussion », a expliqué Okwari.

Ils ont vécu onze ans avec un seul son de cloche : celui du père. Catherine s’en désole: « Les souvenirs de moi ont été occultés et remplacés par des horreurs auxquelles ils croient. »

Après le procès, elle a passé « dix jours au fond du trou ». Elle n’a pas compris le jugement : « On peut enlever ses enfants pendant onze ans, et on ne fait qu’un mois et demi de prison ? »

Elle a saisi ensuite : même si Xavier Fortin, un refuznik de la société de consommation qui prétendait protéger ses fils en les soustrayant à leur mère, a fait mauvaise impression au procès en raison de son intolérance, les juges ont privilégié une éventuelle reconstruction familiale. Et Catherine Martin a compris qu’il fallait tourner la page.

« Priver un enfant d’un de ses parents, c’est le priver d’une partie de lui-même, dit-elle. Comme s’ils avaient fonctionné à cloche pied pendant onze ans. Maintenant, ils ont retrouvé leur deuxième jambe. Ils peuvent apprendre à me connaître, mais ça ne se fera pas spontanément. Il faut de la patience et de l’amour. »

A 46 ans, elle travaille dans une résidence touristique près de Saint-Raphaël, elle a un beau sourire, des yeux verts, des bottines à talon. Elle n’est pas dans la pleurnicherie, plutôt entre révolte et résignation.

« J’ai toujours eu bien les pieds sur terre, même si j’avais un idéal très haut perché. » Catherine est née en Algérie, à Bejaïa, où son père était prof de compta au lycée technique, sa mère directrice d’école. Vers 5 ans, elle a été envoyée chez sa grand-mère, à Châteauroux, pour la dernière année de maternelle. Ses parents, pieds-noirs, sont venus en France en 1970, à Salon-de-Provence. Son père travaillait dans des stations services d’autoroute, où elle faisait des jobs d’été.

Elle a suivi une école d’éducateurs pour jeunes enfants puis elle s’est mise à voyager.

Elle a eu Nicolas, son premier fils, à 22 ans, d’une première union. Deux ans plus tard, en 1987, Catherine rencontre Xavier Fortin en Aveyron, dans une communauté près de Saint-Affrique. Elle a 24 ans, lui 31. Elle revient de neuf mois en Inde. Lui « a débarqué avec ses chevaux, il cherchait des pâturages ».

« J’ai cru à l’histoire, dit-elle, c’était quelqu’un avec qui j’allais pouvoir réaliser tous mes projets. »

Ils vivent dans une ferme du Gers, puis en caravane, en Normandie. Les deux fils naissent. L’idée du couple est de créer des animations pour les enfants autour des animaux. Mais elle se lasse. « Je n’ai pas quitté un mode de vie, j’ai quitté un homme. »

Elle commet le premier faux-pas, en ne rendant pas les enfants à leur père, qui en a d’abord la garde, après la séparation. Elle est condamnée. Puis la justice accepte que les deux fils restent avec elle. Xavier Fortin, qui vit ça comme une grossière injustice, enlève les deux gamins aux prénoms amérindiens, en janvier 1998.

Ils vont vivre en semi-nomades.

Catherine se lance à leur recherche dans « un tour de France des petites gendarmeries ».

Quand elle reçoit une lettre d’eux avec des dessins de cirque, elle cherche dans les cirques. Elle colle des petites affiches partout.

« Les gendarmes me répondaient : “Ah, ils sont avec leur père ? Ce n’est pas grave, alors.” Ils ne cherchaient pas vraiment. »

Elle prend un « pseudo détective ». « J’étais tellement désespérée. Il me fallait une épaule sur laquelle m’appuyer. Ça a fini en procès. »

Un autre détective lui demande 5 000 francs (770 euros) pour survoler la Montagne noire en hélico, sur les indications d’un radiesthésiste. En 2000, elle passe à la télé, chez Julien Courbet. « Ça a remotivé les policiers. »

Et compliqué l’affaire, en multipliant les fausses pistes.

Comme elle peut leur écrire via un réseau de soutien aux fugitifs, la police propose de mettre un GPS dans un cadeau. Mais il n’arrive pas à destination et elle reçoit un mot sec des enfants : « Ce n’est pas un enlèvement parental, nous sommes bien avec notre père, laisse-nous tranquilles. »

En 2005, elle refait une télé sur M6, puis 4 500 km sur les routes de Bretagne. «On y a vraiment cru. On avait des pistes. »

Les gamins en rigoleront : « Tu nous cherchais dans le Nord, on était dans le Sud. »

Elle continue. « Il faut harceler tout le temps, les juges, les policiers. »

Après la télé de 2005, elle retrouve la maison où ils ont séjourné dans les Cévennes. « Même quand on a un bon témoignage, on arrive toujours trop tard. »

Sauf en février dernier, quand la justice les retrouve à Massat, en Ariège, grâce à un témoignage anonyme.

Chez elle, dans le Var, elle a gardé les jouets, les cartables, les nounours de leur vie d’avant.

Et pendant onze ans, elle a écrit. « Au début, j’ai écrit pour eux, pour qu’il reste des traces. Puis pour moi, comme une thérapeutique. Ça me permettait de me dégager de la situation, de l’impuissance totale, des envies de suicide, du non sens. Une mutilation comme ça, c’est horrible à tenir. Je suis chrétienne, ma foi m’a toujours tenue debout. On s’y raccroche. On se dit qu’il y aura bien une justice divine. »

Elle veut garder la porte ouverte : « On ne peut pas leur en vouloir. Il faut qu’ils se fabriquent de nouveaux repères. »

MICHEL HENRY

CATHERINE MARTIN EN 8 DATES

17 avril 1963. Elle naît à Bejaïa (Algérie).
4 août 1990. Naissance de Shana Yena.
12 janvier 1992. Naissance de Okwari.
Juin 1996. Le couple se sépare.
Novembre 1996. Catherine Martin condamnée à 6 mois de prison avec sursis, pour non-représentation d’enfants.
6 janvier 1998. Elle porte plainte pour enlèvement d’enfants.
1er février 2009. Xavier Fortin arrêté.
17 mars. Xavier Fortin condamné à deux ans de prison, dont 22 mois avec sursis. Il sort libre du tribunal.

Lire également: Sur les traces de Xavier Fortin, père clandestin
Et:
Clémence pour Xavier Fortin, père clandestin

Commentaires

Encore aujourd'hui je suis effarée par la relecture judiciaire de cette affaire.
La mère a été bafouée au sein même de notre pays pendant 11 ans ! Les garçons souffriront lorqu'ils seront père, l'image de leur propre père ressurgira dans leur couple et il demanderont pardon à leur mère, j'en suis persuadée Catherine.
Je subis aussi une aliénation parentale et ma fille s'en plaint et a peur de son père. Nous comptons les jours pour son retour.
Courage à tous les parents qui subissent une aliénation parentale

SALU CATIA JE SUIS LE FIS DE LUCIEN BRIOU TU VA BIEN TELEPHONE 0622670664

bonjour catia je suis le fis de lucien briou coment tu va et moi sa jai meme un petit garcon il la 3 et demi je te pase mon numero de telephone si tu veu me joindre 06 22 67 06 64 jaten ton coudefile et a bien to tchao catia tu oubli pa de mapler sur tou a plus

@ jbnoumea (un mari et un père de 4 enfants)

- "cette histoire est folle"

Cette histoire est malheureusement classique.

- "Peut-t-on parler d'Amour vrai chez celui qui soustrait un enfant à son autre parent à moins de le protéger de la violence"

Difficile de parler "d'Amour vrai" dans des situations de tensions affectives et d'impasses de fonctionnement pour ce qui concerne un couple conjugal.

Pour le couple parental, le principe actuel est de s'en occuper après le divorce. Je persiste à dire que ce principe commet une grande erreur, lourde de conséquences... même sur le très long terme.

De plus, lorsqu'il n'y a aucune violence réelle (ou même symbolique), la tendance est à en inventer (jusqu'à déposer des plaintes pénales) pour justifier alors ce que l'on nomme "la capture monoparentale".

Parfois, le parent qui imagine ces délits en est même (à sa décharge) persuadé... par peur, comportements anxiogènes, images mentales...

Le parent qui est désigné abusivement de violent, perd très vite toute crédibilité et toute possibilité de se faire respecter. Et il est connu que, lorsqu'une personne est fragilisée, la tendance est de l'enfoncer plutôt que de l'aider à s'en sortir.

Si, en plus, les intérêts financiers s'en mêlent, c'est la cata pour le parent accusé.

- "n'y a-t-il pas plutôt qu'égoïsme et immaturité affective? un grand vide intérieur ?"

C'est possible, mais souvent les causes sont plus complexes, parce que liées aux manifestations des passions et de l'affect.

La raison de la paix (et de la plénitude qu'elle apporte) est rarement mise en avant. C'est plutôt tendance : "pénalisation de la famille et de la personne" et : "surjudiciarisation".

- "Je plains sincèrement cette mère qui a du vivre un calvaire .. tous ceux qui comme elles sont confrontés aux problèmes .. et avant tout je plains les enfants"

Certains parents ne sont même plus parmi nous pour écouter vos plaintes.

Ces situations constituent une véritable dangerosité et fléau sociétaux.

Il faut y être confronté pour en saisir toutes les incidences. Plus j'avance dans leur découverte, plus j'en découvre des conséquences insoupçonnées...

Bien à vous.


réaction d'un mari et d'un père de 4 enfants ..
cette histoire est folle ,
Peut-t-on parler d'Amour vrai chez celui qui soustrait un enfant à son autre parent à moins de le protéger de la violence ..
n'y a-t-il pas plutôt qu'égoïsme et immaturité affective? un grand vide intérieur ?
Je plains sincèrement cette mère qui a du vivre un calvaire .. tous ceux qui comme elles sont confrontés aux problèmes .. et avant tout je plains les enfants ..

"Rien ne vaut contre la vie humble, ignorante, obstinée..."

Claudel, L'Echange.

Ugh !

bonjour,
Je suis le fils ainé de Catherine Martin
Je souhaite répondre,a vos interrogations.(françois)
mais en privé sur cette boite mail
nicolas.1.3.2.6.0@gmail.com

Cordialement.
Nicolas MARTIN

Merci à toutes les personnes qui ont réagi à l'article.
Pour une meilleure compréhension, je viens préciser ici les faits:
J'ai quitté XFortin et la Normandie parce que la relation s'était fortement dégradée et qu'il n'y avait plus aucune issue. [...] je suis partie chez mon père dans le var,c'est le seul qui pouvait nous accueillir. [...]
Enfin, aujourd'hui mes fils n'ont pas confiance en moi, ils croient que je suis une femme dangereuse pour conforter le discours dans lequel ils ont grandi...ils ont un problème d'identité majeur et sont très perturbés...
Quand on a été privé du droit d'aimer sa mère on ne sait pas s'aimer soi-même et on se sait pas aimer tout court...
quand en plus le mensonge est la langue officielle imposée par la peur, on va sans doute au devant de grandes difficultés....[...]
Enfin j'espère qu'un jour ils ouvriront les yeux,personne ne peut le faire à leur place.
Et qu'ils comprendront que je les ai toujours aimés.
Catherine Martin

Notre société est lobotomisée par le mot "garde" d'enfant.

Face au DROIT de "garde" d'un des parents, n'oublions pas qu'il faut placer le DEVOIR parental de respecter le DROIT de tout enfant à connaître et profiter des apports (aussi faibles soient-ils) de chacun de ses deux parents.

Que de misères sociales signifiées en signifiant le mot "GARDE" d'enfant.

Que de violences familiales signifiées en signifiant le mot "GARDE" d'enfant.

Si le mot "GARDE" n'appartient plus au répertoire du vocabulaire judiciaire, il est paradoxal de l'entendre encore, et si souvent, sortir de la bouche des parents et, a fortiori, de celle de certains juristes, auxiliaires de justice, mandatés par un JAF...

Le mot "GARDE" révèle une forme de psychiatrie collective.

Lorsqu'on aime l'enfance, les enfants, on ne prononce pas le mot "GARDE".

Les mots justes sont : "accueil" et "hébergement" d'enfant(s) issus des séparations/divorce.

Le parent qui détient la résidence principale de(s) l'enfant(s) issus des séparations/divorce doit faire PREUVE éducative encore plus grande à l'égard des éduqués afin que ceux-ci comprennent tout l'intérêt d'entretenir des relations (saines, paisibles, équitables...) avec ses deux parents, de ne pas PENALISER ces relations, de placer la tolérance humaniste au centre de tout propos parental.

Au point de départ de toute cette affaire, se trouve l'attribution de la "GARDE" à un des deux parents en lieu et place de l'attribution de la meilleure raison parentale qui est celle du plus fort à respecter, et faire respecter, le besoin de tout enfant à tisser des liens avec chacun de ses deux parents.

J'espère qu'en tant qu'enfant issu d'une séparation/divorce, je serai entendu correctement par qui de droit.

C'est une histoire abominable. Je suis de tout coeur avec cette femme. Belle justice, vraiment.

Bonjour,
Je reconnais ici la légendaire rigueur journalistique de Libération à la lecture de "Elle n'a pas d'autre enfant et refuse d'évoquer sa vie sentimentale" et quelques lignes plus loin: "Elle a eu Nicolas, son premier enfant, à 22 ans, d'une première union." On n'a pas l'occasion de rire tous les jours... F

Ces enfants sont des victims et ont été manipulés par leur père et cette manipulation porte un nom : le SAP :Syndrome d'Aliénation Parentale, phénomène reconnu dans plusieurs pays mais ingoré de la justice française. Une thèse d'une étudiante en médecine a été présentée pour la première fois en octobre 2008 et visible sur internet. Il est urgent de faire passer le message. Je connais un père qui souffre depuis 5 ans de ne pas voir son fils.

@ligure cette "mère" écrivez-vous, vous êtes en plein dans l'aliénation parentale que vous approuvez apparemment, quand elle est le fait du père je suppose. Ecririez-vous la même chose si c'est le père qui avait subi une pareiile injustice ? Avez-vous imaginé un seul instant la souffrance de cette femme ? Je ne vois pas en quoi cet article ne lui est pas favorable, disons plutôt qu'il vous déplaît parce-qu'il lui est en partie favorable sans pour autant gommer ses erreurs. Quant à son éventuelle disqualification au cas où elle écrirait un livre sur son "aventure", sachez que SES enfants et leur père ont l'intention de faire un film sur leur "aventure", est-ce que ça va les disqualifier ? Si ça peut vous rassurer, revoyez sur le net le jt de 20h de TF1 du 31 mai dernier, on y fait un portrait totalement hagiographique et partisan de votre cher M. Fortin, exit la mère, aucun mot sur ses souffrances, ça vous mettra du baume au coeur, si vous en avez un

Deux mères revendiquent le même enfant. Pour les départager Salomon décide de couper l'enfant en 2 et d'en donner une moitié à chacune. L'une des 2 femmes se lève en criant : "non ! je renonce !" C'est elle la vraie mère, prête à se sacrifier, elle, pour que l'enfant, lui, vive.
Ici, des 2 parents, le "vrai" parent est la mère puisqu'elle renonce.

quand le p.s . se pose la question de sa déroute électorale ... he bien voilà un acte parmis d'autre qu'il n'as pas fait : l'égalité des deux parents . que penser de toutes ses femmes ou ses hommes qui ont été dégradés de leur statut de mère ou de père par la justice .ensuite viennent les humiliations ou les interdits liés a ce statut , l'accés a l'école , l'accès a la santé de leur enfants etc etc .. la liste est longue. sans compter le regard des autres qui condamnent ... ajoutant un peu plus a l'indignité !
ce n'est pas les parents qu'il faut condamner c'est l'état qui légifère pour qu'un parent ne soit plus grand chose sinon être le larbin du bon vouloir de l'autre .
sans compter tout ceux qui s'enrchissent sur le dos de ses "recalés ".
quand a ceux qui se taisent et savent ce n'est guère plus brillant ... la lacheté
encore aujourd'hui se porte a merveille il est des silences qui sont des dagues dans le dos des enfants .
la ségrégation se porte bien ...
j'espère qu'un jour des enfants pourront porter plainte contre l'état qui leur a sectionné une partie de leur droit fondamentaux . a savoir un père et une mère a vie et pas un parent et un bout de parent.
enfants !! revoltez vous !! votre vie a été bafoué par des coups de tampons !!


@ L'étonné. Vous avez raison, on se laisse vite emporter par ses sentiments dans cette affaire, en jugeant un peu vite. Mais en nous le reprochant, vous oubliez que c'est ce que vous faites vous-même... Que la mère ait des torts, que le père en ait aussi, c'est la vie, évidemment. Mais là où le père devient impardonnable, c'est qu'en réponse à une mère qui ne lui a pas rendu les enfants une fois, une seule fois, et sans disparaître pendant des années, il a bel et bien disparu, expliqué que la mère était mauvaise et, par-dessus le marché, morte ! Un père formidable en effet... Auquel on peut, si on l'aime à ce point, souhaiter que ses fils ne réalisent jamais ce qu'il a fait. Car ce jour-là, il vivra le rejet le plus cuisant qui soit : celui qu'il a organisé pour son ex-femme, la mère de ses enfants, qu'il a transformée en sorcière. Il ne faut jamais faire cela à un enfant, parce qu'on le détruit, à très long terme.

Cet article à décharge de la mère lève un certain nombre de questions. Difficile de se faire un jugement : père gourou ou mère abusive ?
Ce qui est certain, c'est que les enfants n'ont pas eu le choix faute d'expérience.
Quelle direction prendront-ils à leur majorité ? Voilà où se situe la réponse à toutes les questions.
La vie hors société est un choix défendable mais on ne peut faire ce choix sans avoir côtoyé ses contemporains. Cela revient à prendre le nom d'un chef Amérindien sans connaître la réalité sud américaine .

"Les gamins en rigoleront : « Tu nous cherchais dans le Nord, on était dans le Sud." : je trouve çà inhumain. Ils savaient que leur mère les recherchait inlassablement depuis 11 ans mais ils n'auraient pas bougé le petit doigt. On n'a pas le droit de faire çà à un autre humain, à une mère. C'est abject. Ces deux gamins partent mal dans la vie. Et je me demande comment le père peut se regarder dans une glace le matin.

Donc je résume, pour les commentateurs il y aurait de "bons enlèvements d'enfants" quand ils sont commis par le père et de "mauvais enlèvements d'enfants" quand ils sont commis par la mère. Egalité quand tu nous tiens.

Vous avez raison M. Michel Henry "la vie est chienne", l'histoire de cette femme le prouve et les commentaires aussi.

Je suis assez d'accord avec "L'étonné".
De toute façon l'impression qui se dégage de cet article n'est pas favorable à cette femme malgré la façon dont on nous la "vend".

Les gosses ont retrouvé leur père avec lequel ils ont semble-t-il toujours été bien et continuent de prendre des distances avec cette "mère".
Je la sent si peu nette que je l'imagine volontiers écrire un bouquin sur son "aventure", ce qui la disqualifierait définitivement.

c'est très facile de rendre "inexistant" ou "mauvais" dans la tête de jeunes enfants le parent que l'on a "absenté" !
priver des enfants de l'un des parents, c'est les priver d'une part de leur devenir et cela s'accompagne inévitablement de possessivité chez le parent et de refoulements de toutes sortes chez l'enfant!

Priver un enfant d’un de ses parents, c’est le priver d’une partie de lui-même, dit-elle.

que beaucoup de femmes méditent cette phrase et qu'elles arretent de se servir des enfants comme d'otages !! les enfants ont droit à leurs deux parents !!

Il y a une petite incohérence dans l'article. Après avoir fait mention des deux enfants, le journaliste écrit : " Elle n’a pas d’autre enfant et refuse d’évoquer sa vie sentimentale."

Or, deux paragraphes, il fait mention d'un autre enfant : "Elle a eu Nicolas, son premier fils, à 22 ans, d’une première union."

Bon, ce ne serait pas grave si c'était juste un oubli mais cela aurait permis de mieux comprendre la psychologie de la mère. Comment s'est-elle comportée avec cet autre enfant? Quelle éducation lui a-t-elle apporté? Quelle présence?

Il sera en outre intéressant de savoir pourquoi elle a elle-même enlevé les enfants après que la garde eut été affecté au père. Comment peut-elle reprocher au père ce qu'elle a même fait?

Je ne juge pas, mais cela fait tout de même beaucoup de questions auxquelles cet article - purement hagiographique - ne répond pas.

C'est trés dur de voir partir et dêtre séparé de ses enfants et à 5 et 7 ans ils ne pouvaient comprendre, ils ce rattachent aux parents présents par peur de le perdre lui aussi et puis leur souvenir s'éfface doucement.
Une réconciliation dans un proces n'était forcément la meilleure solution...
Peut être, un jour plus tard, reviendront ils vers vous...
je vous le souhaite, mais trés souvent ce sont les péres qui vivent votre situation. EL,.T

quelque soit la situation ... un père ou une mère qui soustrait ses enfants a l'un des parents ne peut en aucun cas avoir de l'amour pour ses enfants .
il ne fait juste que fabriquer des demis orphelins en les castrant de l'autre .
quand a la justice elle efface d'un coup de tampons le droit d'être père ou mère a égalité . l'un des deux deviendras en toute légalité un sous parent .
c'est inadmissible dans une démocratie .
Madame, quelque soit votre parcours je ne peux qu'avoir de la rage contre une société qui a fait de vous et de vos enfants des personnes blessées a jamais .

on n'enlève pas un mère ou un père à ses enfants ! On passe autant de fois qu'il le faut devant la justice ! Le haine des femmes de ce père doit être effrayante pour avoir laissé "mourir" la mère de ses enfants ! Quel sale bonhomme !

merci Francçois de ce commentaire raisonné et un peu de soutien pour les peres egalement!. Cet article effectivement ne montre qu'un cote de l'histoire. Gardez vous de tous jugements sur ces querelles de couple, trop facile de faire basculer l'assemblée d'un coté ou de l'autre.

ne vous inquiétez pas, il ya quand même une justice, celle de la loi naturelle. Les enfants peuvent avoir tous les discours aujourd'hui sur leur mère, qu'elle était morte,mauviase et j'en passe. Ils deviendront parents dans quelques années et toutes leurs certitudes s'effondront et ils réaliseront alors quelle douleur ils ont infligé à leur mère en se faisant les complices de leur père.

Beaucoup de commentaires qui condamnent sans savoir,
Beaucoup de commentateurs qui parle de leur histoire a eux et pas de cette histoire la.

on entends ici que le son de cloche de la mère,
que dit cet homme?

Etonnants commentaires, qui se dépêchent de prendre un ton manichéen avant d'entendre l'autre son de cloche (qu'ils n'entendront peut-être pas si le père apprécie moins les médias que la mère). Et étonnant article, qui est en fait une hagiographie.

Pourtant, on note quelques sons discordants :
-les enfants se sont vus confier à leur père, au moment de leur séparation. Comme on l'a souligné, cette décision rarissime ne donne pas forcément une excellente impression de leur mère.
-Après ce jugement, cette dernière a enlevé ses enfants. Pas terrible non plus.
-le procès a souligné que les enfants étaient sans doute un peu lobotomisés par leur père, certes, mais en bonne santé psychique et physique (cf. article Libé au moment du procès). Là aussi, dans des cas d'enlèvement d'enfants, c'est rarissime. Et mérite donc d'être noté.

Bref, le manichéisme me paraît tout à fait déplacé.

c'est un père ignoble celui qui "tue" la mère de ses enfants!! j'éspère que le temps éffacera tout, et que les enfants retrouveront enfin leur maman "perdue".
M.me Martin devrait cependant chercher à vivre sa vie, tout en sachant d'avoir tenté l'impossible pour ses fils!

Il est difficile de commenter une afffaire .et de donner ses avis et jugements lorsque nous ne connaissons pas toutes les pièces du puzzle,(dossier)

C'est effrayant. Comment un père peut-il convaincre sciemment ses enfants qu'ils ont une mauvaise mère et les en séparer définitivement, leur faire dire qu'elle est morte, et avec des détails sur une imaginaire maladie ? Il ne les rendra pas heureux. Cela tournera mal pour eux, et pour lui. Les bases de leur vie sont trop bancales pour qu'ils en réchappent sans blessures. C'est tragique.

Courage Madame.

Ce que vous avez traversé est atroce. Mon père a fait de même avec moi mais j'ai été très vite retrouvée par la famille de ma mère et le droit de visite de mon père a été annulé par la justice.

J'étais alors un peu plus âgée que vos fils mais le brourrage de crâne avait quand même opéré. Ma mère a été durement éprouvée et je ne peux encore aujoud'hui complètement me pardonner d'avoir ainsi été dupée par mon père et tant fait souffrir ma mère.

Ce genre d'hommes, qui ont une bien haute estime d'eux même et de leur philosophie de la vie, ne sont en vérité que des lâches qui se contentent de manipuler des enfants.

Et après tant d'années d'emprise psychologique, il n'est pas étonnant que vos fils soient devenus si cyniques et ne fassent pas preuve de la moindre compassion pour vous. Que de dégâts occasionnés par ces pères mégalos.

Bonjour,
De quoi se souviennent des bambins de 5 et 7 ans à leur départ? Quels reproches ont-ils envers leur mère qui ne leur à pas été souffler par leur père? Comment flinguer la Femme qui vous a donné la vie? Pourvu qu'ils mûrissent et qu'ils se posent, enfin, les bonnes questions. L'Administration est rarement là quand on a vraiment besoin d'Elle...
Au lieu d'être une bonne mère elle aurait dû être une célébrité, ça marche mieux, bizarre, non?
solidairement.
MAHOUS

La capacité de manipulation* de cet homme, égocentrique, est impressionnante.

Sauf s'il a existé, dans les années où ils ont vécu ensemble, une négligence ou une maltraitance avérées, ils n'ont aucune raison de l'avoir "tuée" comme ils l'ont fait ("les deux garçons prétendaient qu'elle était morte"). Réalisent-ils la gravité de cette posture ?

Ses enfants le réaliseront-ils un jour ? Ils sont adultes maintenant, donc avec une rigidité qui laisse moins d'espoir. Que se passera-t-il ce jour-là ?

Ont-ils accès à ce qu'elle a écrit pour tenir ? Le veulent-ils ?

* Le changement de prénom n'est pas innocent : c'est comme ça que ça se passait avant le Concile dans nombre d'instituts religieux, pour signifier à l'impétrant qu'il n'appartenait plus à sa famille d'avant, qu'il avait intégré une nouvelle famille : sa communauté.

ah les commentaires féministes des hommes qui se croient malins en prenant systématiquement le parti des femmes sans vraiment connaitre le cas évoqué; ridicules!

Difficile de porter un jugement sur ce qui c'est passé, il manque trop d'informations sur ce qui c'est passé.
Que c'est il passé avec son premier enfant Nicolas? il est mentionné dans l'article mais après j'ai l'impression qu'il n'existe plus. qui s'en est occupé?
Si la justice n'avait pas donné la garde a la mère (comme elle le fait trop systématiquement) , malgré son 1er enlèvement, que ce serait il passé?
Est ce que la mère est restée dans la même région que le père quand elle a obtenu la garde, ou est elle partis vivre loin?
Ces détails sont important pour comprendre pourquoi le père, a qui on venait de soustraire les enfants, les a enlevés.
Merci a l'auteur de cet article d'essayer de répondre a ces questions

Quand on pense que le père n'a fait que quelques mois de préventive! Notre pays n'est meme pas un pays machiste, juste un pays de gros nazes!
La mère fait preuve d'un courage, qui manque cruellement au genre masculin, dont je fais partie.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

MODE D'EMPLOI

  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce site (sans oser cliquer).

Libé a aimé

PARTENARIAT

Liens

Alertes Messenger

SUR LIBERATION.FR