TGV Paca: Borloo choisit le tracé passant par Marseille et Toulon pour rejoindre Nice
AMENAGEMENT. Alors qu'on anticipait un nouveau retard dans la décision, le ministre de l'Ecologie a tranché hier: la future LGV (ligne à grande vitesse) Paca empruntera le tracé dit des métropoles qui dessert les trois grandes villes, explique-t-il dans une lettre aux élus. Le tracé Nord, suivant l'A8 par le centre-Var, a été abandonné, bien que moins coûteux. Les grands élus de la région, qui ont enfin trouvé un consensus, sont contents, mais le plus dur commence.
Car les traversées de Marseille et surtout Toulon posent de gros soucis, comme l'a expliqué le Préfet de région Michel Sappin le 25 juin.
A Marseille, il faudra refaire la gare Saint-Charles.
Quant à l'éventuelle traversée de Toulon, elle s'annonce « très difficile », résumait le Préfet: « Il y a un paysage très urbanisé. »
De nouvelles études doivent être lancées.
« Ça ne sera pas facile, et ça coûtera très cher », assurait le Préfet.
Et la question du financement (le Préfet parlait jeudi de 15 milliards tout compris) est aussi très compliquée.
Une mission sur le financement va être lancée autour de Francis Idrac, inspecteur des finances. Elle pourrait proposer « d'éventuels phasages » pour la réalisation de la LGV, qui ne se ferait ainsi que par étapes.
Autre souci: la traversée de tant d'espaces remarquables.
Le tracé « empruntera les lignes ou emprises existantes », affirme le ministre. « A défaut, les solutions d'enfouissement seront massivement privilégiées ».
Réseau Ferré de France (RFF) doit maintenant « présenter les conditions de poursuite du projet » et « engager la phase d'étude », précise le ministre.
Un processus long et incertain. Au point que le gouvernement ne s'engage pas sur la date de mise en oeuvre du TGV: il confirme simplement « le lancement de la réalisation de ce projet avant 2020 ».
M.H.





Bonjour
En 2006, et 2007, j'ai personellement accueilli les cadres de societes qui sont venues s'implanter dans la region imemdiate de Toulon pour "creuser les tunnels TGV".
Tout le monde savit, du moins du cote gouvernemental au moins, que la ligne passerait par Toulon des la fin 2006.
Vous et moi on ne savait pas officiellement, c'est tout.
Ceux qui croient encore que les populations locales ont un mot a dire sur l'opportunite des implantations industrielles . Il fallait quelques bretons tetus et tenaces, voire violents, pour faire renoncer le gouvernement a une centrale nucleaire a Plogoff. premiere dans l'histoire des 30 derniere annees en France. Ils ont des chapeaux ronds, .....
Bises
Rédigé par : GALLUS | 22.07.2009 à 11h12
"Veut-on vraiment rallonger le Paris-Rome d'une demi-heure à une heure pour desservir une ville moyenne?"
Toulon, 600 000 habitants dans l'agglomération, vous appelez ça une ville moyenne ?
"si il passe par Toulon et Marseille, faudra-t-il aussi l'arrêter à Arles, Béziers, Narbonne et Carcassonne" ;
Toulon et Marseille ensemble : plus de 2 millions d'habitants.
Arles et Narbonne, 50 000 habitants chacune...
Cela suffit à ridiculiser votre argumentaire.
Rédigé par : ericparis11 | 07.07.2009 à 00h51
C'est une question de loby. Le train grande vitesse allemand, légèrement moins rapide (dix minutes de plus pour marseille nice) mais permettant d'utiliser les lignes existantes a été volontairement ignoré. La voie prévues en impasse : 400 tunnels de Nice à Génes.On parle de projet de territoire (Nice Paris) alors que l'enjeu de territoire est la liaison Provence Piémont italien. Bref on nous prend, me semble t-il depuis longtemps pour des boeufs (et on va payer sans en avoir les moyens). Désolé de ne pas vous donner des motifs plus positifs. Cordialement.
Rédigé par : zoro | 01.07.2009 à 22h12
Un tracé peut en cacher un autre...
Alors que tout le monde se focalise sur le tracé LGV dans les Bouches-du-Rhône et dans le Var (ce qui n'est pas sans intérêt, c'est clair), on passe sous total silence le débouché dans les Alpes-Maritimes.
Il suffit de prendre une carte géophysique pour constater que ce département constitue un véritable goulet, du fait du rétrécissement brutal de la plaine côtière.
Autrefois, le projet de l'autoroute A8bis avait été férocement combattu par la population, parce qu'il dévastait certaines communes. Ce projet d'autoroute avait été abandonné (oui, même sur la Côte d'Azur on se bat...). Il se trouve que le tracé de la future LGV pourrait (devrait) suivre le même tracé que celui de feue l'autoroute et donc générer le même massacre environnemental.
Mais le train, c'est écologique, s'pas ?
Surtout quand il s'agit de faire gagner 15 mn de voyage entre Marseille et Nice, au profit d'une clientèle de transit et au détriment d'une population qui aurait bien aimé que les transports publics dignes de ce nom soient enfin mis en place dans ce département (venez à 9h00 du matin et à 6h00 du soir voir les entrées de la plus grrrrrrande technopole d'Europe, Sophia Antipolis, et vous verrez le cauchemar routier...).
Mais personne n'en parle...
On va enfin voir voir le moyen-pays se bétonner, comme l'a été le littoral.
Pour nous, ce n'est qu'une façon de faire sauter une sorte de verrou qui empêchait le mye-pays de se rapprocher du Disneyland de la côte.
Bien joué, Messieurs...
Rédigé par : Fissafissa | 30.06.2009 à 18h57
la seule réponse à donner à tous ces "bac -5
pagnolesques "qui vont détruire la campagne
varoise avec la LGV ,c'est de taper là où ça fait mal,le portefeuille.je demande à tous les varois de boycotter les élections
européennes de mars 2010 si le projet n'est
pas abandonné.
Rédigé par : la figue | 30.06.2009 à 17h14
Il faut absolument et impérativement
réouvrir la ligne Quimper - Vintimille,
de nuit et de jour.
Sa suppression il y a plus de dix ans,
est une véritable catastrophe pour l'usager du service public de transport ferroviaire national,
alors qu'il s'agit d'un véritable "jack pot" pour la SNCF,
au mépris du devoir le plus élémentaire de fourniture d'un service public de tansport ferroviaire national pour les citoyens.
La suppression de cette ligne provoque l'obligation de passer par Paris, ce qui signifie une perte de temps, et surtout d'argent, avec deux billets TGV hors de prix, au lieu d'une simple nuit en couchette.
Cela qui sinifie surtout un engorgement des deux lignes Paris-Quimper et Paris-Nice par des voyageurs n'ayant aucun besoin de passer par Paris, pendant que d'autres voyageurs, qui ont absolument besoin d'aller à Paris ou d'en partir, ne trouvent plus aucune place.
De plus, en maintenant les arrêts tout au long de la ligne, cela permettrait de maintenir l'emploi à la SNCF en régions, pour toutes les régions traversées par cette ligne historique depuis plusieurs générations.
Rédigé par : Quimper - Vintimille | 30.06.2009 à 16h59
Il faut soutenir la décision de Monsieur Borloo, seule décision raisonnable, qui préserve l'avenir, et qui a l'avantage de contribuer à préserver un monument national que le projet de ligne de TGV Sud-Est met en péril au moins autant que le site de la Sainte-Victoire : le budget de l'Etat. Rappelons qu'il s'agit de gagner environ 1 heure sur le trajet Nice-Paris : on passerait de +/- 5h30 à +/- 4h30. Pour atteindre cet objectif, il faudra engager des dépenses colossales. Toute personne connaissant la région entre Aix-en-Provence et la frontière italienne sait que, compte tenu des contraintes de la géographie et de la présence de nombreuses zones urbaines densément peuplée, la réalisation d'un tel projet, quel que soit le trajet retenu, se solderait par des dépenses pharaoniques et des dépassements budgétaires abyssaux. Tout automobiliste ayant parcouru le trajet Aix/Le Luc-en-Provence, par la nationale ou par l'autoroute sait que la réalisation d'une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Saint Maximin-la-Sainte Baume et Le Luc-en-Provence coûterait les yeux de la tête. A partir de Fréjus jusqu'à Nice, ce serait encore une autre paire de manches : traversée du verrou de l'Estérel (ne parlons pas des difficultés d'une solution plus au Nord!) puis de la mégapole Cannes/Grasse/Antibes/Nice et des nombreux obstacles du relief. Toute personne un peu sensée est à même de comprendre que la seule solution raisonnable passe par l'amélioration du réseau existant. Il faudra bien se résoudre à en passer par là.
Rédigé par : Galinouillette | 30.06.2009 à 13h48
Deux hypothèses sont évoquées par les journaux ce matin : une gare souterraine à St Charles (qui vient d'être refaite). Ou une transformation de la gare de la Blancarde, qui contrairement à la gare St Charles, n'est pas un cul de sac.
Quoiqu'il en soit, si économiquement, cela semble être une bonne nouvelle pour Marseille, lancement de la réalisation des projets avant 2020, ça veut dire pas de TGV avant 2030 ...
Rédigé par : Crocolano | 30.06.2009 à 13h38
Foin de l'economiste Prefet.On ne touchera pas a St Charles,l'un des plus beau monument de Marseille avec le Palais Longchamp,terminus de la Durance.Mais Toulon avec ses enormes et inutiles surfaces d'un arsenal desuet,pour lequel une reconversion en ferroviaire serait des plus heureuse.Ensuite un tunnel sous "le Coudon" et le TGV filera sur les ARCS,ST Raph,retournera a l'interieur,Les Adrets et enfin Cannes et Nice,San Remo,Genes.Preparez vos pioches car il y aura pas mal de tunels et viaducs a construire dans ces zones ARCHI-SATUREE.
Rédigé par : POVREDENOUX | 30.06.2009 à 12h33
Bravo ! La gare Saint Charles de Marseille vient tout juste d'être terminée.......
Rédigé par : anne | 30.06.2009 à 11h28
Eh bien bravo, des élus locaux ont réussi à avoir le TGV dans "leur" ville, en dépit du bon sens... Faut-il rappeler les absurdités du tracé sud?
- La gare St Charles est une impasse, le TGV vers Nice NE peut PAS y passer.
- La région de Toulon est tellement dense qu'un TGV NE peut PAS y passer. On parle pour Toulon d'une gare de campagne à Cuers, soit 50km.
- Marseille a déjà son TGV, Toulon est à moins d'une heure de Marseille.
- Le tracé Nord passe par Fréjus, Cannes et Nice, le tracé Sud ne déssert donc qu'une gare de plus : Toulon.
- Ce TGV a vocation à continuer vers la botte italienne. Veut-on vraiment rallonger le Paris-Rome d'une demi-heure à une heure pour desservir une ville moyenne?
- Un TGV sud aurait de même vocation à terme à faire Nice-Aix-Montpellier-Toulouse-Bordeaux, si il passe par Toulon et Marseille, faudra-t-il aussi l'arrêter à Arles, Béziers, Narbonne et Carcassonne?
Enfin bref... en écrivant cette dernière remarque, il me semble trouver le sens politique du tracé sud : un grand axe sud allant de l'italie à l'espage ne passe pas pas naturellement par Marseille mais par Aix, voire Avignon, donc Marseille n'est pas contente...
Rédigé par : Loss | 30.06.2009 à 11h13
Habitant Antibes, j'aurai préféré l'autre tracet, sachant que Marseille a déjà le TGV (avec Aix) et que les lignes actuelles sont déjà surchargées . Créer des nouvelles voies sur l'autre tracet auraient permis de :
- désengorger le trafic regional (TER). Car aujourd'hui il y a constamment des retards sur les TERs entre Cannes et Monaco car il n'y a que 2 voies et que les trains nationaux sont privilégiés (TGV notamment)
- de rapprocher Nice du reste de la France (en passant par Avignon), et de continuer à utiliser les lignes actuelles pour le trafic régional (Nice-Toulon-Marseille), ce qui étaient largement suffisant, y compris pour Toulon.
M'enfin, on verra ce que ça donne et comment ils vont faire les travaux sur les voies existantes ...
Dave
Rédigé par : Dave | 30.06.2009 à 10h06
UN calcul rapide nous indique :
- 2h pour Marseille-centre à Nice centre par l'autoroute (environ 25-30 euros)
- 1h30 pour le meme trajet avec le TGV passant par Toulon (+ de 35 euros)
C'est cher pour 30 minutes gagnés.
Suivre l'A8, était plus interressant mais il faut contenter Toulon (15 ans pour construire un tunnel), les viticulteurs et les pseudo-defenseurs de l'environnemment.
Je continuerai de prendre l'autoroute et de polluer.
Rédigé par : Tom | 30.06.2009 à 09h18