Affaire Geisser: «Cela n’a rien à voir avec une sanction»
POLEMIQUE. Joseph Illand, chargé de sécurité au CNRS, répond au chercheur aixois Vincent Geisser qui s’estime victime d’une censure.
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Joseph Illand, 61 ans, est le Fonctionnaire de Sécurité de Défense (FSD) du CNRS. Il est chargé au CNRS de la protection du patrimoine scientifique et technique et de la sécurité des systèmes d’information. Un conflit l’oppose à un chercheur, Vincent Geisser, sociologue et politologue à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam/CNRS). Joseph Illand donne sa version des faits.
Vous avez déposé plainte contre Vincent Geisser pour «diffamation publique», sur quelles bases précisément?
Il m’a accusé dans un mail d’être un «idéologue qui traque les musulmans et leurs amis, comme à une certaine époque, on traquait les Juifs et les Justes». Non seulement cette phrase, mais l’ensemble de son mail est diffamatoire. Il m’accuse de «harcèlement», de contrôle personnel de son ordinateur, de traque des ses articles et conférences, d’avoir monté un «dossier complet sur ses activités…
Ne s’agissait-il pas d’un mail privé?
Vincent Geisser prétend que ce mail était « intime », mais il l’a adressé au comité de soutien d’une doctorante allocataire de recherche de l’Université Toulouse, licenciée pour cause de port de signes religieux ostentatoires Je ne peux pas croire qu’il ait été naïf au point de croire que son mail allait rester confidentiel. Si vous envoyez un mail non protégé (par chiffrement par exemple) , vous n’avez aucune garantie qu’il ne va pas être diffusé. Pour moi, il s’agit bien de diffamation publique.
Vous avez un contentieux avec Vincent Geisser?
J’ai découvert l’existence de Vincent Geisser, en septembre 2005, à propos d’une enquête qu’il avait lancée en mai, sur la trajectoire des chercheurs issus des migrations. Il avait sélectionné, dans les fichiers du CNRS, les chercheurs dont le nom avait une consonance maghrébine et leur avait envoyé un questionnaire sur leurs parents, frères et sœurs, conjoints, date d’entrée au CNRS, poste, labo d’affectation, thèmes de recherche, responsabilités pri vées etc., renseignements qui conféraient à ce questionnaire un caractère « nominatif » au sens de la loi CNIL.
En l’absence d’autorisation préalable de la CNIL, la constitution de tels fichiers (mailing et questionnaire), relève du code pénal. Comment ont réagi les chercheurs?
J’ai eu écho de cette affaire courant septembre 2005, notamment par un appel de la responsable CNIL du CNRS, inquiète de risques de dépôts de plainte par des chercheurs qui contestaient la légalité de ce questionnaire. Vincent Geisser et son directeur, avaient été saisis très tôt du problème par au moins une personne (directrice de recherches), sans succès. J’ai immédiatement alerté le directeur de l’IREMAM et lui ai conseillé d’engager au plus vite une régularisation de l’enquête en liaison avec la responsable CNIL du CNRS et de prendre des précautions de protection des fichiers, pour éviter plusieurs articles du code pénal. Un essai de régularisation du dossier auprès de la CNIL a été tenté, avec mon soutien technique, mais il n’a pu aboutir, du fait de l’impossibilité de répondre aux objections formulées par la CNIL. Je n’ai donc aucune responsabilité dans cet arrêt du questionnaire et ceci n’a strictement rien à voir avec une prétendue sanction des travaux de Vincent Geisser sur l’islamophobie.
Tout chercheur qui part à l’étranger doit avoir votre autorisation, pour quelle raison?
Il ne s’agit pas d’ »autorisation », mais d’ »avis » de mon service et ce, uniquement pour la vingtaine de pays représentant les risques les plus graves de mise en danger des missionnaires (chercheurs ou autres agents, voire stagiaires). La sécurité des missions à l’étranger est un souci majeur de mon service. Il s’agit d’assurer la sécurité physique, sanitaire, juridique, des chercheurs, mais aussi la sécurité juridique de l’employeur, ordonnateur de la mission. Lorsque nous sommes saisis d’une demande de mission pour un pays à risques, nous contactons la cellule de veille du ministère des Affaires étrangères et l’ambassade de France concernée. Et nous adaptons notre avis et recommandations en fonction des informations obtenues. Les risques sont réels. Un chercheur a été arrêté en Russie et accusé d’espionnage. Une autre a eu un accident de voiture du Zimbabwe alors qu’elle était au volant, le passager est mort, elle est accusée d’homicide. Le CNRS a interdit pendant un certain temps les missions au Mexique à cause de la grippe A. En 2008, nous avons donné notre avis pour 1100 missions en pays à risques, à la satisfaction des missionnaires , mais il est vrai avec 2 à 3 réclamations sur le mode «de quoi on se mêle...»
Olivier Roy, politologue et spécialiste de l’islam, vous accuse de lui avoir envoyé en 2007-2008 un mail lui reprochant de «traiter mieux l’islam que le christianisme».
Il m’accuse sur la foi d’un mail qu’il reconnaît avoir classé en spam (détruit ?). Moi, ce mail, je l’ai conservé. Je réagissais à une interview qu’il avait donnée à La Croix, et lui disais qu’une phrase «nous a(vait) tous laissés pantois dans le service», celle où il disait que «ce qui a beaucoup gêné les Turcs, ce n’est pas que Benoit XVI parle de l’islam en général, c’est qu’il cite un empereur Byzantin, niant en quelque sorte qu’Istanbul soit désormais une ville turque». Et je lui posais la question suivante: «Est-ce à dire par exemple que citer Averroes à des espagnols serait nier que l’Andalousie n’est plus arabe ? ou que citer un roi de France serait nier que nous sommes en république ?»
Ne s’agit-il pas là d’ingérence votre part?
Je reconnais effectivement une certaine maladresse. Je m’adressais à Olivier Roy en tant que citoyen lambda, mais j’ai sans doute eu tort de mettre en avant ma fonction, pour mieux attirer l’attention du chercheur sur la question. Mais il y avait risque de mélange des genres et je ne le referai pas, compte tenu des risques de mauvaise interprétation . En revanche, sur le fond, mon mail n’a strictement rien à voir avec un prétendu reproche de privilégier l’islam à la religion chrétienne. Je ne comprends toujours pas pourquoi Olivier Roy m’impute des propos orientés que je n’ai pas tenus. Son témoignage erroné, sur la base de sa seule mémoire, a pesé très lourd dans le débat médiatique appuyant cette prétendue thèse d’une « nouvelle croisade contre l’Islam » (sic).
Vous dites craindre pour votre sécurité?
Quand j’ai appris que Vincent Geisser m’avait qualifié de «traqueur de musulmans», j’ai eu peur et ma femme également. Il y a des fous dans le monde. J’ai appelé immédiatement la DST pour évaluer mes risques personnels et envisager les précautions minimales à prendre. Le CNRS m’a accordé une protection juridique et a décidé d’engager une procédure administrative contre Vincent Geisser. Pour ma part, j’ai déposé plainte au pénal fin juin.
Recueilli par Catherine COROLLER





Comment M. Illand a t il pu intercepter un mail privé ?
Ma fois sans doute en consultant internet !
Voir par exemple http://www.capislam.com/forums/viewtopic.php?f=7&p=24189
message de Senna du 19 avril
Curieux les noms n'apparaissent pas !
Reste la question comment tomber par hasard sur ce site ? Bin je suppose que comme tous les narcissiques il tape de temps en temps son nom sur google, comme on pourrait faire Moulin sur google... par exemple
Ah si une autre question : qui est la personne qui a mise en ligne ces deux messages ?
Rédigé par : K Nivo | 08.09.2009 à 23h00
D'aileurs je voudrais rapeller une petite chose. M.Geisser est signataire de l'appel des indigènes de la République qui dénonce la France comme Etat colonial. Et pourtant il est lui même fonctionnaire d'Etat. Franchement je trouve tout ça ridicule. S'il veut se faire passer pour un juste qu'il démissione non?
Rédigé par : lavinia06 | 18.08.2009 à 18h07
@ Jean Moulin
"Quand à M. Geisser, il n'a enfreint aucune loi"
S'il est vrai que dans ce mail il a diffamé M. Illand oui et s'il est vrai que le questionnaire était hors la loi, oui. En plus en quoi M.Illand est-il responsable de l'exclusion de cette doctorante? J'aimerai bien savoir d'ailleurs si le comité de soutien a participé au soutien pour clotilde reiss.
Rédigé par : lavinia06 | 18.08.2009 à 18h01
Ce qui serait intéressant à mon sens serait de demander à M. Illand comment a-t-il pu obtenir ce mail privé?
De même, au vu de ses "profondes" connaissances sur l'Islam, de quel droit ce monsieur se croit-il investi pour reprendre Olivier Roy ou Vincent Geisser sur leurs idées? et d'autant plus au vu de sa fonction aux contours TRES mal définis? Dont les contours vont certainement d'ailleurs après cette affaire se resserrer rigoureusement; enfin j'espère.
Je verrai très bien en Iran un mollah chargé de surveiller les chercheurs et de les "balancer" au pouvoir judiciaire s'ils se montreraient trop "accommodants" avec le christianisme... cela nous choquerait, nous Français, mais nous sommes en France, et apparemment M. Illand n'y voit aucun inconvénient... glorieuse idée de la France.
Enfin, curieuse histoire que celle de cette jeune fille major de promotion, portant un bandana, dont on a suspendu la bourse de doctorat alors qu'elle n'était pas encore "fonctionnaire"; la loi du 15 mars 2004 ne s'applique qu'aux fonctionnaires pourtant... Peut-être que M. Illand pourrait nous éclairer là-dessus au regard de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme? Vous me direz, on peut être royaliste et anti-républicain en 2009!
Quand à M. Geisser, il n'a enfreint aucune loi, ses idées sont bien entendu critiquables mais respectables et si elles doivent être débattues, elles devront l'être par ses pairs, enseignants-chercheurs, et non par un général; chacun à sa place.
Rédigé par : Jean Moulin | 10.07.2009 à 11h57
eh, oui, je signe de mon nom: il se trouve que je suis responsable natioanl d'un des syndicats dont les membres siégeaient en CAP:
Alors, a propos de :
"Il me semble comprendre que Joseph Illand constitue certains dossiers sur ce personnel, d'une façon fort opaque."
Voilà une affirmation bien rapide de notre commentateur Sothis très bien informé (par qui à propos ?) et très sûr de lui (pourquoi ne pas demander une enquête au cnrs pour en finir ) affirmation qui semble aussi rapide que celle d'Olivier Roy imputant à ce Illand une critique contre l'Islam. Notre commentateur oublie qu'il s'agit d'une accusation grave et infondée.
Rédigé par: K Nivo | 09 juillet 2009 at 09h50 "
c'est trés simple: c'est ce qui a été admis par l'intéressé lors de la session de la CAP.
le communique officiel des élus du SNCS en CAP et du secrétaire général dit (entre autres)
"Depuis plusieurs années, l’intervention du FSD (fonctionnaire de sécurité et défense) a été constante dans l’affaire V. Geisser. Il est avéré, par certains documents du dossier, que le FSD a collecté des informations sur les activités professionnelles de V. Geisser et que son intérêt s’est étendu aussi à ses activités privées et à ses opinions exprimées dans les médias. Ces pratiques sortent clairement des missions du FSD, telles qu’elles ont été définies par son supérieur, le haut fonctionnaire de la défense du ministère (3). On peut donc s’interroger sur l’origine de ces initiatives et sur les moyens dont dispose le FSD du CNRS."
etpour sa part esther benbassa écrit :
"Pourquoi J. Illand ne dit-il rien .....Rien sur la veille informatique permanente qu'il fait sur certains chercheurs (constitution de fichiers qu'il appelle pudiquement des "dossiers"), ce qu'il a pourtant publiquement reconnu lors du conseil de discipline? "
tout est dit:les sources ne sont pas opaques, elles sont dans les CR des participants à la CAP.
C'est d'ailleurs ce qui a sans doute amené la CAP a REPOUSSER toutes les autres sanctions proposées à la MAJORITE, ce qui implique que certains nommés par l'administration ont voté CONTRE ces sanctions en leur ame et conscience.....Il importe de dire aussi que contrairement a ce que dit libération, il n'y a pas eu de majorité pour l'avertissement, et donc la commission n'a PAS adopté de sanction ! j'ai d'ailleurs écrit un rectificatif à Mme Coroller et Mr Joffrin, qui n'a pas été publié.
Rien d'opaque, donc...
On attend la plainte de Mr Illand contre E Benbassa, le SNCS, et le SNTRS CGT.
Vu la teneur des débats et aveux en CAP, ca risque d'être difficile....Pas besoin d'enquête CNRS, les faits ont été établis en CAP.....d'où les votes.....rien d'infondé, "hélas, hélas, hélas" aurait dit quelqu'un..............
Rédigé par : Gerard chaouat | 10.07.2009 à 00h36
M. Sothis sort toujours le même argument : on ne peut parler de Vincent Geisser, ou maintenant, d'Olivier Roy que si on est compétent en matière d'islam. Or M. Illand a posé une question quand même élémentaire : peut-on reprendre sans recul l'argument de certains turcs suivant lequel la partie qui déplaisait le plus dans le discours papal de Ratisbonne était le choix de commenter un érudit byzantin - Byzance, comme dénégation d'Istanbul ? Quelle compétence sur l'islam faut-il avoir pour reconnaître la faiblesse d'un tel argument et s'étonner de sa présence dans le discours du savant Olivier Roy?
M. Illand reconnaît qu'il a été maladroit d'avoir posé cette question tout en excipant de sa qualité de fonctionnaire de défense, mais je suis, moi, époustouflée de la transformation que ladite question a subi dans la tête d'Olivier Roy.
Apparemment, pour Olivier Roy aussi, seules les personnes compétentes peuvent poser des questions de citoyen lambda. Mais compétentes en quoi, en ce qui concerne le discours pontifical? En théologie catholique? En histoire comparée des religions? En histoire de Byzance? En études turques? Le tout à la fois?
Je suis mathématicienne, directrice de recherche au CNRS, et je n'ai aucune compétence particulière sur ces sujets, ou sur l'islam. Devrais-je alors me priver de poser des questions de citoyen lambda? Et M. Illand serait-il soumis à ces mêmes restrictions?
J'ai été professeur des universités pendant une dizaine d'années, et j'ai appris de mes étudiants (et j'espère aussi le leur avoir enseigné) qu'il n'y a pas de questions stupides, il n'y a que des réponses stupides.
Le seul fait de vouloir interdire des questions de citoyen lambda, même maladroites, déconsidère M. Sothis sans appel.
Rédigé par : Michelle Schatzman | 09.07.2009 à 20h47
"Il me semble comprendre que Joseph Illand constitue certains dossiers sur ce personnel, d'une façon fort opaque."
Voilà une affirmation bien rapide de notre commentateur Sothis très bien informé (par qui à propos ?) et très sûr de lui (pourquoi ne pas demander une enquête au cnrs pour en finir ) affirmation qui semble aussi rapide que celle d'Olivier Roy imputant à ce Illand une critique contre l'Islam. Notre commentateur oublie qu'il s'agit d'une accusation grave et infondée.
Rédigé par : K Nivo | 09.07.2009 à 09h50
Merci à Catherine Coroller de mettre le doigt sur le problème. Joseph Illand reconnaît s'être adressé à Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), « en tant que citoyen lambda ». Il faut un certain culot, chez quelqu'un n'ayant pas la moindre compétence reconnue en matière d'islam, pour nier celle d'un spécialiste de la taille d'Olivier Roy, en prétendant « attirer l'attention du chercheur sur la question ». Joseph Illand reconnaît, dans sa démarche écrite, avoir « mis en avant sa fonction », c’est-à-dire mis en avant son autorité hiérarchique, et il concède avoir eu tort de le faire. Il semble donc y avoir un problème Joseph Illand au CNRS, un interrogatoire sur le contenu d'une interview donnée à La Croix ayant peu à voir, me semble-t-il, avec les problèmes d'espionnage dont le Fonctionnaire de Sécurité de Défense est censé protéger le CNRS. Autant je peux comprendre l'importance de défendre le CNRS, autant je m'étonne que le FSD du CNRS s'attaque au personnel qui en assure le prestige. Il me semble comprendre que Joseph Illand constitue certains dossiers sur ce personnel, d'une façon fort opaque. Le personnel, dans la tradition de transparence démocratique qui a toujours fait la fierté du CNRS, devrait pouvoir prendre connaissance du contenu exact de ces dossiers.
Rédigé par : CV Sothis | 09.07.2009 à 01h06
Ah! cher ami Cixilo, voilà un débat qui passe du passionnel au rationnel.
Ok, on suivra l'affaire de notre balcon.
Une question quand même : et ceux qui ont mis en ligne, leur action est publique non ?
Rédigé par : Morpion | 08.07.2009 à 12h21
Il faut distinguer privé et confidentiel. Si je veux envoyer un mail confidentiel, je le chiffre. Si je n'ai pas "confiance" dans mes destinataires, je n'envoie pas de mail confidentiel. Mais je peux envoyer un mail à des destinataires en qui je n'ai pas spécialement confiance, il ne cessera pas pour autant d'être privé, c'est-à-dire qu'il n'est pas public. En droit il n'a pas vocation à être publié, même si, de fait, cela peut arriver quand même, mais indépendamment de ma volonté. C'est pour cela qu'il n'y a aucun sens à parler de "diffamation publique" pour des propos tenus par téléphone, dans une lettre ou dans un mail adressés à des destinataires précis (peu importe qu'ils soient connus ou non), non pas à des medias. OK ?
Rédigé par : Cixilo | 07.07.2009 à 18h53
Cher Cixilo, quand vous envoyez un mail, dites-moi commment vous pouvez "garantir" que votre ou vos destinataires ne vont pas le retransmettre à votre insu.
A un destinataire "intime" on peut avoir confiance, à deux ça devient moins sûr, mais alors à un "comité de soutien" ? Et il a bien dit "intime" le camarade Geisser, en commençant par "Bonjour, je m'appelle ...et je suis..." Ah bon en plus il s'adresse à des gens qui ne le connaissent pas !!!
Rédigé par : Morpion | 07.07.2009 à 18h07
Envoyer un mail non chiffré le transforme en communication publique ? Et les communications téléphoniques, elles sont publiques aussi ? Dans certains pays, la correspondance postale elle aussi est publique : les lettres peuvent être ouvertes par les services d'espionnage et leur contenu retenu contre leur auteur. Dans quel pays vit M. Illand, au fait ?
Rédigé par : Cixilo | 07.07.2009 à 15h48