Culture: Marseille, capitale en mal de capitaux
BUDGET. Marseille, capitale de la culture ? Ça se passera en 2013. Pour l’instant, c’est plutôt capitale de la dèche, si l’on en croit certains acteurs locaux, qui s’inquiètent d’une baisse temporaire des subventions municipales. Et s’interrogent sur la politique artistique de la ville UMP. Lire la suite
Ou plutôt, son absence : «Depuis des années, la vie culturelle, au mieux, stagne», se désole Emmanuel Ponsart. Il anime le Centre international de poésie de Marseille (CIPM), installé à la Vieille-Charité, qui a vu son budget pour cette année tomber à 220 000 euros (-18 %).
«Erreur». La baisse générale des subventions atteint 15 %. La coupe s’est produite lors du dernier conseil municipal, début juillet.
Daniel Hermann, l’adjoint à la Culture de la ville, dit «comprendre l’inquiétude légitime» mais plaide «l’erreur technique» : «Le budget de la culture ne baissera pas, je leur ai dit cinquante fois, mais on continue de me sauter dessus», soupire-t-il.
Nouveau venu dans la fonction, il voulait «rééquilibrer» les subventions, baisser celles des associations «peu performantes» pour en augmenter d’autres.
Mais il a «dépassé les délais techniques» de quarante-cinq jours pour déposer son budget.
Du coup, il a choisi une baisse générale «d’autorité» de 15 %, en prévoyant un «versement complémentaire» qui sera proposé au vote en octobre.
Comme il ne s’avance pas sur les montants, le flou subsiste.
«Le CIPM, je les ai baissés, indique toutefois l’élu. Ils sont logés gratis et si je leur enlève 10 000 euros, ils ne sont pas morts. Pourtant, j’aime bien la poésie. Mais ils peuvent faire un petit effort.»
Au CIPM, on voit les choses différemment. «L’art n’intéresse pas les élus, affirme Ponsart, dans un texte coécrit avec Jean-Pierre Cometti, philosophe. Ils croient peut-être, en cela, s’accorder avec une apparente prédilection locale pour d’autres goûts ou d’autres plaisirs […]. En vérité, ils se désolidarisent gravement des attentes et des énergies qui ont permis d’arracher Marseille à sa torpeur.»
Plusieurs dizaines d’associations et des syndicats ont signé une pétition demandant : «Est-ce ainsi que la ville de Marseille relève le défi de 2013 ?»
Choisie capitale européenne de la culture, la ville s’est engagée à ce que le budget pour cet événement soit constitué «exclusivement de mesures nouvelles […] sans réduction des budgets structurels préexistants».
Les associations et les syndicats, qui attendaient dans cette perspective «un signal politique et financier fort de soutien» plutôt qu’une baisse, demandent au maire UMP, Jean-Claude Gaudin, la confirmation que le rattrapage «se fera intégralement».
«Procès». La question des financements donne lieu à un jeu de poker menteur où Ville (à droite), conseil général et conseil régional (à gauche) s’accusent mutuellement de délaisser la culture.
Daniel Hermann n’apprécie guère ce «procès injuste»: «Si la ville n’avait pas financé la candidature, on n’aurait jamais obtenu le titre de capitale européenne. Alors, les critiques, ça me fait bien rigoler.»
MICHEL HENRY





Que le CIPM exagère ou pas, la n'est pas la question car en effet
a Marseille comme ailleurs deux choix : soit on considère la culture en tant que besoin primaire au même plan que l'éducation, et donc des restrictions symbolisent le peu d'interet que porte Marseille a sa culture (rappelez vous Marseille est elue capital de la culture 2013!!) soit elle est à ranger comme un luxe et donc non pas nécessaire et pas besoin de subventions aux associations (pourquoi financer qqchose qui n'est pas une necessité)
A marseille on en a marre, mr Hermann, de vos eniemes retrospectives des peintres et artistes provencaux des siecles derniers, de vos festivals ou il faut payer 20 € la place (faut voir la diversité sur le festival de Marseille ou au MIMI- au demeurant trés bons festivals- on se croirait a Neuilly plage)
LA CULTURE C EST VIVANT ET D'AUJOURD'HUI AUSSI
comme disait un ami pakistanais au temps des talibans : "la culture est un luxe, essayez les pays ou la culture est bannie"
Rédigé par : Hind | 28.07.2009 à 14h49
Ce que je constate, c'est qu'il y a de grands projets culturels qui font travailler les promotteurs et qui sont de nature privative : une patinoire (au hasard l'exemple! une patinoire à Marseille !), je constate que les minots des écoles n'avaient pas accès à l'expo Van Goght (les tickets de bus pour y aller + l'entrée = bcp d'argent pour les familles !)
Ce que je vois, c'est les piscines municipales qui se ferment, les terrains de foot (pas celui du Vélodome, heing !) qui ressemblent à Beyrouth.
La subvention du festival Reflet supprimée :
http://www.tetu.com/actualites/france/marseille-ledition-2009-du-festival-reflets-est-annulee-14289
Le planning familial : coulé ! http://www.leplanning13.org/
Bref, sur Mars, la culture tolérée est celle qui ne remet pas en cause la culture de la "vaste famille catho"auquel appartient GAUDIN qui se rend régulièrement à Rome !
Donc Marseille, c'est la culture béni-oui-oui et c'est tout.
Le reste est soupoudrage ou grosse opération de com. qui rapportent soit des voix, soit de la tune !
Erk !
Rédigé par : trucmuch | 28.07.2009 à 13h07
C'est sur , le CIPM, n'est pas l'exemple type de la catastrophe annoncée.
Mais il faut savoir que les subventions culturelles de la ville de Marseille versées aux associations d'arts plastiques n'ont pas été augmentées depuis 1999 aux moins !
Depuis kasiment le passage à l'Euro.
Et ce malgré la disparition de certain acteur culturel important qui en touchait beaucoup, (je cite par exemple : Art dealers). Ces sommes n'ont jamais été redistribuées à ma connaissance !
Autre exemple : la galerie smp malgré ces efforts depuis 2005 pour allez sur l'international en ouvrant une résidence sur Berlin n'a touchez que 13700€ pour l'année jusqu'a l'année 2007.
Somme qui a été arrondi, l'an dernier à 14000€.
Et cette année réduite à 11900€ !!!!( -15% pour tous)
Mieuc, la demande spécifique à CulturesFrance par le biais d'une convention Ville État nous à été refusé cette année même. Alors qu'auparavant, nous obtenions difficilement 3000 petit Euro pour "Visite ma tente" http://www.visitematente.com.
Aide au projet durable d'échange en Europe ?
de qui ce moquent-on ?
Mais, sur, smp, veux bien 1/12 de 220000€, ce qui serait, non plus une baisse, mais une hausse de 4000€ par rapport à 2008. ;-)
Ceci dis, qui est à même de juger, et sur quels critères, les associations «peu performantes» ??
Alors maintenant, il faut choisir, et cesser de nous mener en bateau. Qu'elle est la politique culturelle de la ville de Marseille, et qu'elles sont les ambitions réelle de nos, (vos) élus ?
Si tout le monde est d'accord, pour que la ville et les rues de Marseille, ne soit qu'une enfilade de boutiques de fringues, de godasses, de terrasse ou de kebab, alors il n'y a pas besoin d'associations d'artistes à Marseille, c'est sur !
Disneyland, aurait aussi bien fais l'affaire comme capitale Européenne de la culture !
Disneyland, c'est aussi de la culture, non ! Mais de quel culture parle-t-on ? En tout cas Pour y sanctifier l'œuvre de Bernard Buffet, Disneyland aurait été parfais ;-).
voir : http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=1877&portlet_id=8
Enfin, messieurs les journalistes de Libération, et des autres journaux, à quand de vrais articles sur la situation Marseillaise et qui posent les bonnes questions ?
Parce que là, c'est un contre exemple !!
Voir le commentaire de notre amie Catherine de gauche...
Désolé pour les fautes
magatst
Rédigé par : magatst | 24.07.2009 à 19h00
Un signe fort est donné à la culture marseillaise régulièrement : on ne voit jamais d'élu assister aux spectacles ! C'est le signe d'un désintéressement absolu au théâtre, à la danse, aux musiques actuelles (et on ne parle même pas de la poésie). On trouverait troublant de ne jamais les voir sur les marchés, aux inaugurations ou au Vélodrome. Alors pourquoi pas dans les salles de spectacles ? En fait, le week-end, nos élus préfèrent aller au ski ou dans leurs résidences secondaires, loin de Marseille...
Rédigé par : Hervé Lucien | 24.07.2009 à 10h35
Evidemment je voulais écrire "220 000 euros par an".
Rédigé par : Catherine Giral | 23.07.2009 à 22h39
Je trouve que le CIPM exagère. Les mauvaises habitudes sont vite prises de vivre de subventions perçues comme un droit acquis. Quand je vois la pauvreté au milieu de laquelle doivent vivre nos étudiants je suis beaucoup plus scandalisée que par le fait qu'un centre de poésie n'a QUE 220 000 euros par mois. Monsieur Ponsart et Monsieur Cornetti savent-ils ce que paient les contribuables marseillais modestes en impôts locaux? Et pourquoi en période de crise la culture institutionnalisée devrait-elle être dispensée de faire un effort de parcimonie; Je trouve ces cris d'orfraie de "permanents" de la culture assez ridicules justement parce que je suis de gauche.
Rédigé par : Catherine Giral | 23.07.2009 à 22h37