Marseille: Fillon dénonce "une faute professionnelle manifeste qui n'est pas excusable"
INCENDIE. En visite sur le feu de Marseille provoqué par un tir d'exercice militaire, le Premier ministre François Fillon a dénoncé jeudi "une faute professionnelle manifeste qui n'est pas excusable". Il annonce des sanctions à l'issue des enquêtes en cours sur l'origine de l'incendie qui a parcouru 1 100 hectares aux portes de Marseille. Placé jeudi en garde à vue, le sous-officier responsable du feu, qui a été suspendu, a déclaré aux enquêteurs ne pas avoir eu conscience de contrevenir aux ordres. Lire la suite
"Cet incendie a été manifestement déclenché par une faute professionnelle qui a été commises puisque des balles traçantes ont été utilisées au camp militaire" de Carpiagne, près de Marseille, a déclaré le Premier ministre.
"Les balles traçantes sont interdites pas seulement en cette période mais par principe dans les camps du sud sauf dérogation", a poursuivi le Premier ministre.
"Il n'y a pas eu de dérogation. Nous sommes donc en présence d'une faute. Une enquête de commandement est en cours. Naturellement une instruction judiciaire est également en cours".
"Nous attendons les résultats des deux enquêtes pour prendre des décisions mais il y aura des décisions, c'est-à-dire qu'il y aura des sanctions prises contre ceux qui ont commis ces fautes professionnelles graves et puis nous regarderons comment durcir les règles d'usage en matière de tirs pour que cette situation ne se reproduise plus", a déclaré François Fillon.
Pour le ministre de la Défense Hervé Morin, "les consignes sont extrêmement claires, les règles sont extrêmement précises, il s'agit d'un acte extrêmement regrettable, déplorable, d'un militaire qui n'aurait pas dû conduire ce tir dans ces conditions".
"Il ne s'agit pas de condamner l'armée, l'état-major de l'armée de terre procède à des instructions chaque année. Ces instructions avaient été rappelées encore peu de temps avant", a précisé M. Morin.
Interrogé pour savoir s'il s'agissait d'une erreur collective ou individuelle, M. Morin a répondu: "Elle est individuelle pour le moins dans la mesure où jamais l'adjudant ou le sous-officier chargé de la conduite du tir n'aurait dû procéder de la sorte".
Placé jeudi en garde à vue, le sous-officier a déclaré aux enquêteurs ne pas avoir eu conscience de contrevenir aux ordres, selon une source proche de l'enquête.
Cet adjudant-chef, un célibataire de 43 ans natif de La Réunion, en garde à vue depuis la fin de la matinée, a expliqué aux enquêteurs de la compagnie d'Aubagne et aux gendarmes de la section de recherches de Marseille qu'il n'avait pas conscience de contrevenir aux ordres, car personne ne l'avait mis en garde en matière de risques d'incendie en été, selon cette source.
En apprenant l'étendue des dégâts, ce chef de section, un légionnaire expérimenté qui vient notamment de rentrer d'une mission en Afghanistan, a exprimé ses regrets et s'est déclaré anéanti, selon la même source. Il avait tenté en vain avec ses six hommes d'éteindre le début du sinistre mercredi en début d'après-midi.
Il a indiqué qu'il procédait toujours de la même façon dans les séances de tir qu'il dirige et que les chargeurs de fusil d'assault Famas, qui comprennent vingt-cinq cartouches, étaient approvisionnés d'une balle traçante tous les cinq projectiles.
Il a précisé que les tirs ont été effectués sur des cibles fixes ou mobiles à ving-cinq et cinquante mètres.
Il devrait être déféré vendredi au parquet militaire de Marseille à l'issue de sa garde à vue, selon une source proche de l'enquête.
L'incendie avait débuté mercredi en début d'après-midi dans le camp, avait franchi des crêtes, dévorant 1 100 hectares de garrigue avant d'arriver aux portes de la ville dans la soirée. Il a menacé un millier d'habitations mais n'a pas fait de victime. (AFP)
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Quelle bande de boeufs.... C'est une honte...
Rédigé par : MOL | 19.08.2009 à 23h12
Morin se défausse un peu facilement. Le Ministère devrait interdire pendant tout l'été les manoeuvres dans les zones à risques. C'est aussi bête que cela. Et il n'a rien fait. Morin qui a manqué de clairvoyance et d'intelligence (ce qui a mené au drame) devrait démissionner après un tel désastre.
Rédigé par : Bruno75 | 24.07.2009 à 09h17
Nos militaires s'entrainaient a detruire les champs de pavots en Afghanistan. Tout est normal. Il s'agissait d'une repetition.
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 08h09
Sommation marseillaise de la legion: "Halte la ou je met le feu"
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 08h07
Carcasonne bis. Bientot nos militaires tueront plus de civils en s'entrainant en France que de Talibans en faisant la guerre en Afghanistan.
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 08h03
Cet incendie est tout simplement un "degat colateral".
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 08h01
Il s'agissait d'exercice de tirs reels, comme on nos militaires les font en Afghanistan. Et en Afghanistan, on en a rien a foutre de provoquer des incendies. Donc tout est normal.
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 08h00
Les balles traçantes ont bien été délivrées par l'armurerie, pourquoi en possédait-elle si elles étaient interdites, et surtout pourquoi en a-t-elle délivrées s'il n'y avait pas de dérogation?
L'adjudant chef arrivant d'Afghanistan, la région PACA ne devait pas lui paraître plus sèche que l'Afghanistan.
Rédigé par : bernardg76 | 24.07.2009 à 07h59
Que nos militaires fassent les exercices de tir avec des pistolets a eau! Voila qui evitera des incendies!
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 07h58
Un sous officier n'a evidemment pas acces a des munitions interdites. Les armureries et la delivrance de munitions dependent de la responsabilite d'un officier superieur. Peut-on etre militaire et etre surpris qu' un terrain d'exercice d' armes a feu peut etre la cause d'un depart de feu? Le terrain situe en zone a risque (garrigue) n'avait pas ses abords debrousailles et securises. L'Etat demande aux particulier de debrousaillers leur abords. Pourquoi n'applique t-il pas a lui meme les conseils qu'il donne a ses administres? Pourquoi le terrain ne comportait pas de moyens necessaires a la prevention d'un incendie? Il y a en France 250 generaux qui glandouillent. N'y en aurait-il pas un de libre pour s'occuper de securite.
Rédigé par : Haffner | 24.07.2009 à 07h55
François Fillon n'a sans doute pas effectué son service militaire, Morin non plus, ou bien comme son leur ami Sarkozy ils ont monté la garde auprès d'une photocopieuse, sinon ils sauraient qu'un gradé ou un sous-officier ne retire les munitions à l'armurerie que muni d'un bon de sortie signé d'un officier. Encore une fois, un lampiste en prend pour son grade. Quid de l'officier qui a signé le bon ?
Rédigé par : Lulu Lambrouilh | 24.07.2009 à 02h03
Il est plus facile de blamer que de s'assurer que ceux qui risquent leur vie pour la France sont équipés correctement!
Avec tout le respect qui vous est du, monsieur le premier Ministre, mèlez vous de vos affaires! Vous avez un ministre de la Défense qui est supposé s'occuper de ce faux pas...
Bon courage au Juteux Chef qui trinquera pour couvrir les Cyrards!!!!!
Rédigé par : Gerard Pernot | 24.07.2009 à 01h15
Comment il a pu obtenir ces cartouches ?
Comment personne n'a vérifié ceci ou cela ?
Comment ça se fait qu'il n'y avait pas de brigade de pompiers pas loin ?
Pourquoi le débroussaillage en coupe-feu n'a pas été fait ?
Facile : depuis la fin du service militaire, il n'y a plus de main d'oeuvre dans les armées, donc tout tourne soit autours de contrats (chers) avec le privé (pour un service moindre : les cartouches traçantes sont livrées avec les normales), soit autours d'un nombre minimum de personnes (1 voire 1/2 armurier là où il y en avait 5 voire plus avant).
Un pôv adjudant va se faire sanctionner cette année, et la prochaine fois, ou celle d'après, ou celle encore d'après quand on aura une réelle bavure bien sale avec des morts et des gros dégats, et qu'il sera bien apparent qu'il aurait fallu du monde à faire ceci, cela, bref de la main d'oeuvre, ce que n'a plus l'armée, qui punira t'on ?
Rédigé par : Ancien appelé | 24.07.2009 à 00h34
Comment les marseillais osent ils fustiger les militaires? Oui une erreur grave a été commise!
Mais restons calmes! Il n'y a aucune victime à déplorer!
Alors messieurs les marseillais si vous aimez tant votre ville pourquoi est elle si sale? Pourquoi les propriétaires terriens ne s'acquittent pas de leur devoir de débroussaillage? Pourquoi les employés municipaux n'entretiennent pas les chemins communaux?
Alors oui les militaires ont commis une faute grave mais vous les marseillais regardez vous et prenez conscience de vos erreurs et de vos fautes!
Il est triste d'entendre un maire et un préfet cracher sur les armées mais notre président a montré l'exemple...
Rédigé par : Sparrow | 24.07.2009 à 00h05
Et le bon monsieur Morin, il ne serait pas un peu responsable, lui aussi ????
Un minimum d'honneur devrait lui dicter sa démission…
Et… au fait, qui est chef des armées ???
Rédigé par : Mick | 23.07.2009 à 22h59
le plus affolant dans cette histoire, ce sont les réactions indignées de militaires anonymes sur le blog dédié aux questions militaires dans Libé : ces messieurs s'offusquent que l'on puisse (des malotrus comme le préfet et le premier ministre) mettre en cause l'institution. Certes, le sous off paie un peu pour les autres, mais c'est toute la chaîne qui est en cause. Et les pratiques de l'institution. débrouissaille-t-on vraiment sur les camps militaires ? Est il normal qu'une base comme Carpiagne se trouve sur le territoire du futur parc national des calanques ?
Rédigé par : ericparis11 | 23.07.2009 à 22h45
Eh oui, pourquoi les gens se gêneraient, si vous téléchargez M Cantat illégalement, vous risquez trois ans de prison alors qu'il en a fait quatre.
Rédigé par : Tout est relatif | 23.07.2009 à 20h40
Quant à la loi Hadopi, vous risquez trois ans.Il faut bien protéger la culture,
Rédigé par : Tout est relatif | 23.07.2009 à 20h13
Les exercices de tir sont planifiés longtemps à l'avance. Pourquoi la hiérarchie du camp n'a-t-elle pas tout simplement interdit les tirs ce jour-là ?
Comme l'a dit Gaudin, "pour avoir autorisé un exercice ce jour là, il ne faut pas être d'ici."
Rédigé par : adnstep | 23.07.2009 à 18h17
L'avis de M.Fillon est certes respectable, mais au dela de tel ou tel point de vue, je me pose la question des raisons de ce déplacement. A l'époque ou les moyens de communication sont si performants et efficaces, était-il necessaire qu'il vint en personne à Marseille? Je suppose qu'il n'est pas seul et que la sécurité doit être conséquente.Combien coûte un tel déplacement complètement inutile? M.Fillon a-t-il tant de temps de libre?
Rédigé par : zebre233 | 23.07.2009 à 18h04
Facile de taper sur le chef de section...
On va casser sa carrière puis c'est un légionnaire....
Comme si la responsabilité n'était pas plus complexe. Comme si l'officier de tir n'y était pour rien..
Comme si on avait besoin d'en rajouter.
Cest honteux M Fillon Honteux de dire de tels choses
Rédigé par : benoit | 23.07.2009 à 18h01
L'Armée a toujours "bon dos" à ce que je vois. J'ai 65 ans et je me souviens du temps où militaire à Montpellier, lorsque nous étions en manoeuvre dans les garrigues, nous passions plus de temps à éteindre les foyers d'incendie allumés par des voyous qui ne nous aimaient pas, que de faire notre métier. Nous n'effectuyons pas de tir alors !
Rédigé par : STER | 23.07.2009 à 16h52
@Franck : vous a-t-on déjà parlé du fusible ? Les fusibles sont toujours placés à la fin du circuit, non ? Et ceux qui disjonctent, toujours en tête ;-)
Rédigé par : TZ | 23.07.2009 à 16h49
Si l'usage des balles traçantes est interdit (pas seulement pendant cette période) comment l'instructeur a-t-il pu en obtenir de l'armurerie?
Mes souvenirs du service militaire m'interrogent!
Rédigé par : MP77 | 23.07.2009 à 16h28
Curieux que l'on ne s'acharne que sur le chef de section, un simple sergent, ayant fait tirer les balles traçantes interdites dans le Sud... Tout (ex) cadre de l'armée sait que l'usage de ce genre de munitions pour n'importe quel exercice doit aussi être validé en amont par l'armurier, l'officier commandant l'unité (avec sigantures du bon de sortie), etc. Il y a donc bel et bien une faute collective, sans quoi le chef de section n'aurait jamais pu accéder au pas de tir doté de ces munitions hautement incendiaires dans les climat & végétation du Sud, ce que n'ingnorent encore moins que personne les gars de la Légion habitués à s'y entraîner et qui y sont cantonnés...
Rédigé par : Franck | 23.07.2009 à 16h09