Vives protestations après l'éradication du gourbi de Berre
AGRICULTURE. Une opération visant à démolir les dernières caravanes du "gourbi" de Berre-L'Etang (Bouches-du-Rhône), bidonville abritant des travailleurs agricoles étrangers, a été lancée mercredi et plusieurs occupants interpellés. Médecins du Monde (MDM) et le PC protestent. Lire la suite
Ces caravanes étaient censées être inoccupées mais 16 personnes ont été interpellées, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, 21 selon MDM.
Selon la gendarmerie d'Istres, ces 16 personnes ont été placées en garde à vue faute d'avoir pu présenter des papiers d'identité après avoir été interpellées mercredi à 6H30 dans le "gourbi".
Il s'agit de personnes en situation irrégulière sur le territoire français, a-t-on précisé à la préfecture qui a ajouté que l'opération visait à résorber un habitat insalubre.
"Théoriquement, il n'y avait plus personne aujourd'hui sur le lieu, les travailleurs saisonniers qui y résidaient jusqu'à présent ont été relogés avec l'aide d'Adoma" (ex-Sonacotra), a-t-on expliqué à la préfecture, "il se trouve cependant que des personnes occupaient illégalement ces caravanes très dégradées sur un terrain privé".
Selon Christine Larpin, responsable de la mission MDM au "gourbi de Berre", deux caravanes de personnes ayant déposé des recours sur leur situation devant le tribunal administratif ont été provisoirement épargnées mais toutes les autres caravanes ont été détruites mercredi.
"Il y avait au total une quarantaine de travailleurs saisonniers qui habitaient là, ce sont des ouvriers agricoles qui sont en permanence embauchés", a-t-elle déclaré à l'AFP.
"Ce soir, ils n'ont rien pour dormir. Nous dénonçons cette violation des droits fondamentaux des personnes: pour détruire un habitat insalubre, on détruit un abri et ils n'ont pas d'autre solution", a-t-elle ajouté.
"La question du travail clandestin des ouvriers agricoles n'est pas abordée", a-t-elle estimé, "le choix de l'Etat consiste à disperser les travailleurs sans-papiers en espérant les rendre invisibles plutôt que de s'attaquer à leurs employeurs responsables de cette situation".
La démolition programmée du "gourbi" de Berre, composé depuis les années 1980 par des caravanes hors d'usage dans un campement de fortune privé d'eau courante et d'électricité, avait débuté durant l'été 2007.
"Quelques hommes ont échappé à cette arrestation et ont pu témoigner de la violence et du choc, affirme MDM : violence avec laquelle les hommes ont été sortis des caravanes, certains auraient été blessés et reçus des coups de pieds ; choc à la vue des bulldozers arrivés sur le terrain en fin de matinée et qui commençaient à détruire une par une les dernières caravanes."
De son côté, le PCF dénonce "les bulldozers de la honte" et explique: "Ces hommes, traités comme des criminels, sont pourtant les victimes d’employeurs peu scrupuleux. Exerçant dans des conditions difficiles, exploités et sous-payés, ces hommes subissent quotidiennement la toxicité des produits utilisés sous les serres, sans la moindre protection. Beaucoup y laissent leur santé." (AFP)
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sos libé je ne sais pas comment faire pour vous alerterud radio ,france bleue marseille, la provence sont prévenues; svp faîtes du bruit la famille santos, philllippines, sera expulsée le 14/08; depuis 10 ans en france sud est travaillent domestiques à cannes + petite fille 5 ans Véa, scolarisée;au cra de marseille; le préfet de Nice ne veut rien savoir; Michel Vauzelle, ancien ministre président région PACA a écrit; mais en vain; SVP Libé faîtes du bruit Camille Mercier
Rédigé par : camillemercier (pseudo) | 11.08.2009 à 11h55