Jean-Marc Rouillan veut être soigné
PRISON. L'avocat du cofondateur du mouvement armé d'extrême gauche Action directe (AD) Jean-Marc Rouillan a annoncé vendredi avoir demandé à la Chancellerie que son client, malade et détenu à Marseille, bénéficie d'un transfert à Paris pour soigner sa maladie rare. Lire la suite
[actualisation: Jean-Marc Rouillan a été transféré des Baumettes au centre de détention de Muret, près de Toulouse, le 27 octobre]
Selon Me Jean-Louis Chalanset, M. Rouillan souffre d'une pathologie rare, la maladie d'Erdheim-Chester, une maladie « évolutive » s'attaquant principalement au système osseux. Il souhaite « pouvoir bénéficier des soins qui sont prodigués au groupe hospitalier Pitié-Salpetrière au service de médecine interne, qui est le seul service à pouvoir lui apporter des soins ».
« L'absence de traitement proposé à M. Rouillan ne peut s'apparenter qu'à un refus de soins qui ne saurait être admis », écrit Me Chalanset dans sa lettre au ministère de la Justice.
En raison de cette maladie rare découverte en avril, l'avocat avait déposé en mai une demande de suspension de peine pour raison médicale au tribunal de l'application des peines de Paris, compétent pour les dossiers de terrorisme.
Le tribunal a désigné un expert médical qui a souligné « la possibilité d'un traitement expérimental qui pourrait avoir des effets bénéfique sur l'état de santé de M. Rouillan », écrit l'avocat. Qui réclame « que cesse cette situation d'absence et de refus de soins qui est parfaitement inadmissible ».
Aujourd'hui écrivain, Jean-Marc Rouillan, 56 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité dans les années 1990 pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse en 1986 et d'un ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985.
Incarcéré depuis 1987, il avait bénéficié de décembre 2007 à octobre 2008 d'une semi-liberté. Ce régime lui avait retiré après une interview controversée à l'hebdomadaire L'Express, la justice considérant qu'il avait enfreint l'obligation de ne pas évoquer les faits lui ayant valu d'être condamné. (AFP)





@PenseLibre (et d'autres): pour sûr, c'est une aubaine que de se voir affligé d'une maladie orpheline.
Parce que, voyez-vous, il n'y a pas de traitement connu pour la maladie d'Erdheim-Chester. Les médecins n'ont d'autre choix que de d'expérimenter différents "coktails" afin d'essayer de trouver la formule qui ralentira au plus sa progression. Ils expérimentent, donc. Sauf que voilà, une loi interdit - fort heureusement - les expériences médicales sur les détenus.
Je doute donc qu'il soit mieux soigné aux Baumettes qu'à la Pitié...
Visiblement vous prenez les prisons pour des hôtels de luxe, libre à vous. Après tout, le Conseil de l'Europe et l'Observatoire International des Prisons ne sont très certainement pas habilités à écrire des rapports alarmants sur les conditions de (sur)vie dans les prisons.
Rédigé par : Jacky | 24.10.2009 à 22h41
@PenseLibre : Vous êtes d'accord avec Xavier. Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec vous.
Rédigé par : mauve | 23.10.2009 à 23h11
C'est fou comment tous les assassins emprisonnés sont atteints de " maladies rares " ...
Rédigé par : Aimable | 23.10.2009 à 20h07
Dans un état de droit, la loi doit être appliquée. Point. Elle a été appliquée pour le mettre en prison, elle doit l'être également si elle prévoit des soins aux détenus.
Aux tenants du talion : vous vous êtes trompés de quelques millénaires.
Rédigé par : Gégé | 23.10.2009 à 19h48
Un fanatique reste un fanatique, il n'a eu aucune pitié lors de son combat contre la société, la dite société n'a pas a avoir pitié devant une maladie rare apparue fort à propos.
Rédigé par : trublion99 | 23.10.2009 à 19h43
@calendos : "L'Etat Français est comme ça. Sans pitié." Je propose que l'état français traite Rouillan avec la même pitié que celle qu'il a eue en assassinant le général Audran et Georges Besse.
Rédigé par : bruno_bd | 23.10.2009 à 18h53
C'est de la non-assistance à personne en danger ...et le "deux-poids/deux mesures "
est répugnant
Rédigé par : TIMOLEONTHOS | 23.10.2009 à 17h53
Je suis d'accord avec Mauve: cette "maladie rare" apparait pile-poil au bon moment: drôle de coïncidence. Nous sommes devant un combattant impitoyable et déterminé, muré dans ses certitudes, qui voulait détruire la société en abattant comme des chiens les responsables. Apparemment, il veut toujours, toutes ces années de prison ne lui ont pas fait comprendre qu'il avait assassiné des innocents pour rien. Il a été condamné à la prison à vie, il n'y a aucune raison qu'il sorte de prison: il y est bien soigné, mieux peut-être que s'il était dehors.
Rédigé par : PenseLibre | 23.10.2009 à 17h41
Bien évidemment M. Rouillan doit pouvoir bénéficier de soins, ceci lui permettra de profiter plus longtemps de sa peine.
Rédigé par : kpdp | 23.10.2009 à 17h06
Je voudrais bien savoir dans quel état de santé psychologique se trouvent les membres des familles des 2 hommes qu'il a assassiné ?
Son état de santé m'indiffère mais si il a droit à des soins alors qu'on le soigne.
Rédigé par : christophe | 23.10.2009 à 15h59
L'Etat Français est comme ça. Sans pitié. Un vieux reste de l'histoire qui a du mal à évoluer.
A part ça, la peine infligée est une peine de privation de liberté. Elle ne doit pas évoluer vers la torture, même si des esprits de haut niveau jugent, à la place du législateur et des juges assermentés, que c'est bien fait pour sa gueule.
Rédigé par : Calendos | 23.10.2009 à 15h57
@JACQUES42
Ah, Jacques, effectivement, une belle année, 42, n'est-ce pas ?
Rédigé par : Thibaut | 23.10.2009 à 15h05
Malgré la gravité des faits pour lesquels il a été condamné, il n'y a aucune raison pour ne pas accéder à cette demande de soins. @Jacques42 : il ne faut pas confondre sanction et vengeance. Dans un sens comme dans l'autre.
Rédigé par : R.W | 23.10.2009 à 14h46
La différence entre un barbare et un individu civilisé, c'est que le civilisé ne traite pas le barbare comme celui-ci le ferait. Choisissez votre camp.
Rédigé par : mauve | 23.10.2009 à 14h34
je dois être un sceptique malheureux mais trouve que 'est une drole de coincidence que juste rentré de nouveau en prison on lui trouve une maladie rare necessitant des soins ds un bel hopital parisien
Rédigé par : xavier | 23.10.2009 à 14h27
Je suis partagé.
Mais, la question est de savoir si, en le laissant sans soin, on ne réagit pas comme lui.
Rédigé par : AJ | 23.10.2009 à 14h20
Le grand patronat aurait-il peur de la récidive ?
ou ne s'agit-il pas uniquement, de la vengeance d'une société aux abois ?...
Rédigé par : yaguar | 23.10.2009 à 14h15
toi t'as flingué l'orthogaphe, Jacques42
Rédigé par : kool dj nawak | 23.10.2009 à 13h51
Ben oui c'est comme si Papon avait bénéficié d'un régime de faveur !!!!! impossible hein !!!
Rédigé par : David37 | 23.10.2009 à 13h24
Ses actes sont condamnables. Il a été condamné. Je ne comprends pas cet acharnement contre quelqu'un qui, s'il était libéré, ne commettrait pas d'autres actes comme celui qu'il a commis contre ses victimes. S'il avait fait montre d'un quelconque regret comme le font les dealers, les assasins ou les violeurs il serait dehors, alors que l'on libère de fous dangereux qui récidivent. Ou ce n'est que pour faire un exemple, mais est cela la jistice ? j'apparente cela à de la vengeance. Ce n'est pas à l'honneur de ces messieurs et dames bien dignes et bien pensants des tribunaux et couloirs ministériels.
Rédigé par : RAOUL | 23.10.2009 à 13h13
Au-delà du côté parfaitement scandaleux et illégal de l'administration pénitentiaire et de la justice, on peut relever qu'on accorda à Papon ce qu'on refuse à Rouillan.
Etonnant, non ?
Rédigé par : campusliber | 23.10.2009 à 12h25
Quand il a flingué des victimes innocentes il ne sait pas demandé si cela serait nocif pour leur santé !
Rédigé par : JACQUES42 | 23.10.2009 à 12h18