Jean-Marc Rouillan: « Je suis emprisonné depuis treize mois pour une phrase »
PRISON. Atteint d'une maladie orpheline rare, la maladie d'Erdheim-Chester, le cofondateur d'Action directe réclame un transfert du centre de détention de Muret vers la Pitié Salpêtrière à Paris, pour qu'on le soigne. Sans succès. Alors, Jean-Marc Rouillan écrit. Sur la maladie. Sur la détention. « Je suis emprisonné depuis treize mois pour une phrase », indique-t-il dans un nouveau livre. Cette phrase qu'il avait lâchée à L'Express et qui, interprétée comme une absence de regrets, lui a valu, en octobre 2008, de retourner à plein temps en prison, après dix mois en semi-liberté. Lire la suite
Dans ce livre qui sort le 20 janvier chez Agone, éditeur marseillais (1), Rouillan affirme que, lorsqu'il était encore détenu aux Baumettes, il a reçu la visite de deux magistrats du Parquet.
L'un lui a dit, selon Rouillan: « Il est indispensable de faire preuve d'un repentir. Sinon, rien n'est possible. »
Il a rétorqué: « Je suis emprisonné depuis treize mois pour une phrase. »
Drôle de face-à-face. « L'Etat est prêt à me liquider pour quelques mots exactement comme je suis prêt à mourir pour une histoire vieille de trente ans. »
L'ancien d'Action directe, condamné deux fois à perpèt' pour complicité d'assassinats, a déjà vécu 23 ans derrière les barreaux.
Il a cru en sortir, goûtant pendant dix mois à la semi-liberté, à partir de décembre 2007.
Mais une phrase ambiguë à L'Express, interprétée comme une absence de regrets sur les assassinats de Georges Besse et René Audran, pour lesquels il a été condamné et qu’il n’a pas le droit d’évoquer, lui a valu de repartir en taule (2).
Ironiquement, en préambule, ses éditeurs préviennent: « Par la révocation de sa semi-liberté et son renvoi en prison début octobre 2008, l'administration pénitentiaire et le juge d'application des peines ont offert à l'auteur les conditions nécessaires à la poursuite de son oeuvre. »
Car « c'est une fois le quotidien de Jean-Marc Rouillan redevenu carcéral à plein temps que l'écrivain est revenu habiter le détenu ».
Il remplit des feuilles à carreaux d'écolier. Il (s')observe: « Le temps carcéral, pour les très longues peines, est un analgésique qui te laisse juste assez de vie en toi pour que tu puisses t'observer mourir. »
Et son témoignage donne l'impression, pour Agone, « que le dernier moyen fourni à l'auteur est de jouer cette fois lui-même le rôle du mort ».
Depuis qu'il se sait atteint de cette maladie orpheline rare, détectée en avril 2009, Rouillan réclame d'être transféré à la Pitié Salpétrière à Paris.
C'est le seul hôpital capable, à ses yeux, de le soigner correctement, car « le seul centre français possédant une expérience clinique (et non pas seulement théorique) de la maladie », selon le docteur Patrick Barrot, anesthésiste, ami et médecin traitant de Rouillan.
L'administration pénitentiaire n'a pas fait suite à cette demande.
Son avocat, Me Chalanset, a porté plainte, début décembre à Toulouse, pour non-assistance à personne en danger, estimant que son client est privé de soins.
Mais l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) a estimé, après enquête, qu'il n'y a « pas d'insuffisance » dans la prise en charge du détenu Rouillan, transféré fin octobre des Baumettes, à Marseille, vers le centre de détention de Muret, près de Toulouse.
« Jusqu'à présent, le traitement qui vous a été proposé est conforme aux recommandations actuelles qui s'appliquent à votre affection », lui écrit l'inspecteur général, le 4 décembre.
Rouillan réclame aussi une suspension de peine pour raisons de santé. Sans succès.
Cet homme de 57 ans, à qui les jeunes en taule donnent du « Papy » ou de « L'Ancien », sait que l'on va douter de sa maladie: « Certains pisse-froid vont m'accuser d'avoir tout inventé. »
Et il fait part de son pessimisme: « On me soignera quand les séquelles seront irrémédiables, c'est-à-dire quand je serai crevard de chez crevard! »
Dans ce livre, il revient aussi sur ces « regrets » que certains veulent l'entendre exprimer.
« Ne voir aucune arrogance dans ma position de résistance. Peut-être de l'orgueil », écrit-il, face à des institutions qui « savent que, sans nos regrets, la boucle ne serait jamais bouclée. Voilà le sens de l'acharnement judiciaire. »
Rouillan se dit juste « fidèle », d'une fidélité « orpheline », au « camarade garotté un matin dans une prison catalane; à celui assassiné d'une balle dans la nuque; à celui devenu fou sous la torture ».
Aujourd'hui, il lui reste l'écriture. Celle d'un type, « guenille d'homme, trouée de part en part », qui souffre de la détention mais a peur de la liberté: « La liberté fait peur car le prisonnier sait qu'il découvrira à ce moment-là, en franchissant la porte, l'ampleur de l'amputation intime qu'il a subie au cours de ces années. »
MICHEL
HENRY
(1) Paul des Epinettes et moi. Sur la maladie et la mort en prison. Agone. 225 pages, 10 euros.
(2) Rouillan, interrogé sur l’assassinat de Georges Besse le 17 novembre 1986, y répond: «Je n’ai pas le droit de m’exprimer là-dessus… Mais le fait que je ne m’exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu’on avait fait, je pourrais m’exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique.»





liberez jean marc rouillan
Rédigé par : trp | 06.09.2010 à 11h53
** Israel a la débilité intenable de son blocus criminel contre GAZA ;
** la pseudo-justice francaise, au service d'1 gvt de droite-extrême , a la débilité intenable de tenir JMR enfermé depuis 1 AN et DEMI , pour 1 phrase !!!!
et on dit que les prisonniers politiques, ca n'existe pas !!! Mon oeil .
Tout mon soutien à JMR, qui ne lachera jamais.
Car c'est 1 vrai révolutionnaire .
( et ce n'est pas 1 hasard si la france qui enferme Rouillan est complice des sionistes qui affament Gaza !!).
Rédigé par : hubu | 05.06.2010 à 22h16
C'est à dire que, lorsque JMR tue, je le condamne mais il n'engage que lui. Lorsque la loi lui fait subit ces pressions honteuses qui visent à le détruire, elle m'engage, moi et j'en suis responsable aussi. HL
Rédigé par : helene larrive | 20.04.2010 à 21h04
Serna,
Vous dites :
"La lutte armée était le seul moyen d'expression face à une dictature capitaliste."
Une dictature, on sait ce que c'est, c'est tout ce dont le communisme est parvenu à accoucher où que ce soit dans le monde.
La plupart du temps, il a fallu quelques jours ou quelques mois de l'endoctrinement de la populasse frustrée aux crimes de masse. Action Directe a juste inventé le raccourci.
Etre communiste en 36, c'était de la naïveté, l'être en 70 c'était de la connerie, l'être aujourd'hui, c'est du révisionnisme honteux.
Pour le reste, personnellement, je suis pour que l'on soigne JM Rouillan le mieux possible et qu'on le transfère s'il le faut. Un Etat digne est la seule réponse efficace contre les plus indignes de ses citoyens, au nombre desquels je compte, évidemment, ce vulgaire assassin.
Rédigé par : Christophe | 13.01.2010 à 18h16
Désolé, mais la plupart sont à côté de la plaque. La question n'est pas est-ce que vous approuvez ou réprouvez les actes passés de J-M rouillan. La question est celle de la démocratie française. Selon la constitution, dans ce pays, on commet une action illégale, elle est jugée, parfois condamnée, on va en prison dans ce cas, on purge sa peine et on est libéré. Le devoir de repentance n'est inscrit nul part. Donc, pour JMR, la France applique une politique d'exception. Sauf qu'il n'y a pas d'exception en démocratie. Sinon ce n'est pas une démocratie. Mais une dictature. Donc, à partir du moment où JMR vient de prouver cela, à son corps défendant, ses actes exceptionnels à lui, justifé à l'époque par le fait qu'ils n'avaient pas d'autres moyens de résister que la lutte armée, face à une dictature capitaliste, sont ainsi validé par l'état Français. Merci pour la leçon.
Rédigé par : serna | 13.01.2010 à 16h41
Ce qui emprisonne Jean-Marc Rouillan aujourd'hui est un monstre hybride,
entre loi du talion : il a tué, qu'il croupisse en prison ; sous la révolution française, dix ans de prison étaient considérés comme une peine plus dure que la mort...
et exigence de remords. Quel article de loi exige du remord pour être libéré de prison ? Demande-t-on aux meurtriers de masse, qui signent de sang-froid des contrats pour faire massacrer au nom du profit, de manifester du repentir ? Ce n'est pas que ça les gênerait beaucoup, un mensonge de plus, mais comme ils ne sont même pas inquiétés...
Mais contre lui qui a péché, qui a osé remettre en question l'ordre très moral des exploiteurs légitimés par la Grâce méritocratique, la $ainte Église du Capitalisme a ordonné : qu'il abjure ou qu'il meure.
Applaudissez donc, brebis fidèles à leurs bergers, prêtes à être tondues avec reconnaissance.
Rédigé par : Adrien' | 11.01.2010 à 16h46
Zérozaza.
Votre réaction est légitime, mais je vous conseille tout de même d'aller vous référer à l'histoire de l'anarchie avant d'en parler avec tant de méconnaissance. La place de l'illégalisme dans l'anarchie est un débat qui date de 1880, et les propos tenus par les tenants de cette illégalisme ne me semble pas complètement dénués de sens. Allez lire les biographies des Ravachol, Clément Duval, A. Jacob et j'en passe pour vous rendre compte que je ne faisais que les citer, enfin si jamais vous en sentez capables...
Rédigé par : Alexandre J. | 09.01.2010 à 21h50
Eh oui, Libé et ses lecteurs ont bien changé ! Désormais, loin de suivre aveuglément l'avant-garde autoproclamée d'Action directe, l'extrême gauche elle-même présente des candidats aux élections. Elle n'appelle pas au meurtre des autres candidats ni à la guerre civile. Certains le regrettent. Q'attendent-ils pour reprendre la "lutte armée" ? le romantisme révolutionnaire n'est pas mort.
Au-delà de la polémique et de l'insulte qui ponctue ces échanges, deux questions sont posées me semble-t-il par le cas Rouillan :
- A-t-il ou non purgé la peine à laquelle il a été condamné ? La réponse est oui.
- Un criminel, surtout lorsqu'il a agi pour des raisons idéologiques, peut-il se repentir ? La réponse est non, à de rares exceptions près.
Les "exemples" donnés par les nazis, par les staliniens (Khmers rouges compris), par les génocidaires hutus, serbes et turcs, voire par les conquistadors et autres colonisateurs sanguinaires montrent que le repentir sincère est rarissime. Peut-il en aller autrement de Rouillan, même s'il laisse tout de même entendre à demi-mots qu'il n'avait peut-être pas raison sur toute la ligne ? Reconnaître qu'on a eu tort, n'est-ce pas aussi reconnaître qu'on a raté sa vie, et de manière particulièrement magistrale dans ce cas ?
Rédigé par : Bernard G. | 09.01.2010 à 17h00
S'il s'était contenté de violer et tuer une petite fille, il y a longtemps qu'il serait libre. Son action est insupportable pour la caste dirigeante.
Rédigé par : graindesel | 09.01.2010 à 16h53
Ha non, mon gars. Tu es emprisonné depuis 13 mois pour quelques meurtres ET une phrase.
Rédigé par : Tiff | 09.01.2010 à 15h01
Le problème n'est pas de savoir pourquoi Rouillan devrait être libéré mais qui peut aujourd'hui prendre la suite de ce type de mouvement qui participait, à l'époque, d'une forme de résistance qui faisait peur au conglomérat économico-politique.
Depuis, les choses ont changé, ils n'ont plus peur et nous allons vers une destruction de l'homme par lui même.
La résistance de Jann Marc Rouillan est un exemple et un espoir.
Rédigé par : Julien | 09.01.2010 à 14h00
Sa maladie c'est depuis longtemps un déni de la réalité et le mépris de la vie humaine, associés à une mégalomanie extrême qui lui fait croire qu'il est meilleur que les autres et a le droit de les tuer. La preuve il n'éprouve aucun remord ni regret, et recommencerait s'il pouvait. Qu'il reste en prison, ce genre de type est trop dangereux pour être relâcher.
Rédigé par : Bogdanowich | 09.01.2010 à 13h54
La maladie d'Erdheim-Chester est une histiocytose non langheransienne. Décrite pour la première fois par Chester en 1930, sa prévalence est difficile à estimer. A ce jour, 178 cas ont été publiés. Sa physiopathologie est encore inconnue. Elle peut affecter des patients de tout âge mais elle est plus fréquente entre 40 et 60 ans. Les manifestations principales incluent des signes généraux (fièvre, amaigrissement, asthénie), des douleurs osseuses, une exophtalmie, un diabète insipide et une atteinte rétropéritonéale. Les douleurs osseuses affectent surtout les membres inférieurs, et en particulier les genoux et chevilles. L'exophtalmie, liée à l'existence d'une masse rétro-orbitaire, est en général bilatérale et indolore. Le diabète insipide peut précéder de quelques années les autres symptômes. D'autres manifestations neurologiques dues à un infiltrat de la dure-mère, de la faux du cerveau ou encore de la tente du cervelet ont été décrites. L'infiltrat rétropéritonéal, quant à lui, peut se manifester par des douleurs abdominales ainsi que par une symptomatologie urinaire. Des atteintes pulmonaires interstitielles diffuses, pleurales, péricardiques, cutanées (semblables à des xanthomes) ont également été observées même si généralement les manifestations cardiovasculaires sont souvent sous-estimées. L'anomalie radiologique la plus spécifique est l'ostéosclérose corticale. Elle est classiquement bilatérale, symétrique, et touche les diaphyses et métaphyses des os longs. Néanmoins des lésions lytiques ou des os plats ne sont pas exceptionnelles. L'étude histologique met en évidence un infiltrat xanthogranulomateux composé d'histiocytes ou de macrophages chargés en graisse et entourés de fibrose. Les cellules histiocytaires ne sont pas des cellules de Langherans et ne contiennent pas de granules de Birbeck. Le marquage par les anticorps anti-CD1a est négatif. La mortalité demeure élevée et semble plus importante que dans l'histiocytose langheransienne. Différents traitements ont été proposés, permettant parfois des évolutions favorables, parmi eux : la corticothérapie, certaines chimiothérapies, la radiothérapie et, pour certains auteurs, l'interféron alpha. *Auteur : Orphanet (novembre 2004)*.
Si la Pitié-Salpétrière est le meilleur lieu pour le traiter, il doit y être hospitalisé (dans un pays civilisé!).
Rédigé par : Sarfati | 09.01.2010 à 13h53
Ses victimes sont en "prison", vraiment à vie.
Il a été condamné à perpétuité, la peine de sûreté n'est en aucun cas une peine maximale.
Il a bénéficié d'une semi liberté, que j'avais approuvée à l'époque bien que n'éprouvant aucune sympathie (le mot est faible) pour le personnage.
Cette semi liberté était assortie d'un "contrat" qu'il a accepté, avant de la déchirer. Son retour à la case départ est donc logique.
Ils me font marrer, ces gens qui évoquent la philosophie libertaire (comme si l'anarchie, la vraie, prônait le recours à l'assassinat aveugle) et qui, ensuite, multiplient les arguties juridiques, comme les membres les plus insérés dans notre société. Rebelles, mais juste quand ça les arrange.
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Pour que les choses soient bien claires, sans équivoque, je souhaiterais qu'une commission d'experts indépendants (pourquoi pas étrangers?) se prononce sur la validité du traitement que suit Rouillan à Muret. Traitement qui, à mon avis, est certainement meilleur que celui que reçoit nombre d'honnêtes gens en situation très précaire et qui ne bénéficient pas de la CMU comme les détenus (NB: je ne remets nullement en cause cette disposition)
Rédigé par : benjamin | 09.01.2010 à 13h06
JM Rouillan et les autres d'AD sont ou furent en prison parce qu'ils se sont attaqués à une caste dirigeante, dont le seul courage ne peut être que politique. Alors face à une menace physique, peuvent-ils mettre leur vie en jeu pour un idéal (le fric à tous prix !). Bien sur que non ! Il est plus facile de se battre verbalement que physiquement. Pour preuve, en 1939, combien parmi cette petite élite dirigeante ont pris les armes, combien ont voté les pleins pouvoirs à Pétain ?
Leur seule réaction logique est d'essayer de briser ceux qui les menacent et de les faire taire, pour avoir un peu moins peur.
Enfin, dans une république laïque, peut-on demander le repentir, l'expression du remord, pour être libéré (de ses pêchés !). On en revient encore à la peur de mourir, à la morale judéo-chrétienne, au purgatoire, à l'enfer, à la vie éternelle. Rouillan n'y croit pas !
Rédigé par : Stef | 09.01.2010 à 12h26
Ce monsieur qui purge sa peine en prison, de mon point de vue là est la justice .... En democratie on n'assassine pas les gens sous pretextes d'ideologie fantasques...L'absence de remords est une circonstance agravante et une offense pour les victimes de ce bourreau...
Rédigé par : ciel | 09.01.2010 à 11h15
question à Monsieur Rouillan :
La fidélité aux fondements d'une cause empêche t'elle la remise en question des moyens employés ?
Rédigé par : diogène | 09.01.2010 à 11h13
@ tous les nostalgiques de la guillotine...
Triste bilan, en effet;
Notre Démocratie s'accommode fort bien de 537 morts par accident du travail en 2006, de 622 autres en 2007. 2008 ? 2009 ?.........
Gageons que nos élus, qui viennent de fiscaliser les indemnités des survivants, auront à cœur d'améliorer leurs résultats.
La souffrance et la mort sont toujours moches.
Rédigé par : Grumeau | 09.01.2010 à 10h38
Non.
Vous êtes en prison pour meurtre.
Il vous était possible d'en sortir à condition de ne pas vous vanter publiquement des faits.
Faut pas confondre.
Ça n'enlève rien au fait que la sortie anticipée de Papon ait été un scandale.
Ni au scandale des faibles moyens de la médecine pénitentiaire.
Rédigé par : lilinord | 09.01.2010 à 10h33
je savais que Libé avait changé mais je ne savais pas que ces lecteurs étaient devenus aussi réacs, c'est à vomir.
Rédigé par : Jacques Givet | 09.01.2010 à 10h20
0 AlexandreJ.
T'aurais du rester couché au lieu de dériver sur l'anarchie et d'écrire tant d'âneries avec comme encre ta haine.La révolution n'a pas besoin de type comme toi et se passera très bien de type comme JMR qui n'ont pas le moindre espace libre pour la réflexion.
Rédigé par : zérozaza | 09.01.2010 à 09h53
Nous sommes vraiment une démocratie, c'est le seul point positif que l'on puissent tirer de l'histoire de JMR.
Nous le démontrons tous les jours ,il a bénéficié et il continue a bénéficier en détention de l'ensemble des droits prévus par la loi. Ces atermoiements sur son état de santé, ne saurait nous faire oublier la monstruosité des crimes commis par Action Directe.
Cet un ennemi inconditionnel de la démocratie. Il suffit de d'observer avec quelle perversion il demande a bénéficier des dispositions d'un système qu'il combat.
Qu'il sache que nous n'oublions pas ses actes. Nous lui demandons, s'il en est capable, de montrer un peu de dignité. N'est pas Nelson Mandela qui veut.
Rédigé par : caisse | 08.01.2010 à 23h45
C'est quoi ces réactions sur Libé ? parce qu'un homme parle, il retourne en prison ? Il doit sortir "conforme" ou se taire ? surtout ne plus faire connaître ses opinions politiques ? Je trouve tout cela terrible...
Rédigé par : bb81 | 08.01.2010 à 22h32
L'erreur Papon creerait donc un precedent qu'il faudrait suivre pour JMR....Ca me rappelle ma fille qui dit toujours "c'est pas moi qua commence". Elle a 3 ans.
Je rappelle,Action Directe en lutte armee,en France...faut vraiment etre trop c.. pour insulter la democratie comme ca. Que je sache , dans les annees 70, tous ceux qui le voulaient allaient aux urnes pour combattre le systeme et ils elisaient...GISCARD.
Quant a ceux qui votent aujourd'hui pour l'extreme gauche, j'en connais peu qui le font certainement grace ou pour JMR.
Rédigé par : domtouche | 08.01.2010 à 22h13
Je ne comptais pas participer à un débat avec des gens d'une telle étroitesse, mais vos commentaires haineux et stupides m'ont convaincus du contraire.
A ce que je vois, vous ne savez rien de l'illégalisme anarchiste, vous ne comprenez pas un système de pensée bien trop différent du vôtre.
Ces gens-là partent du principe que la propriété, c'est le vol (Proudhon), donc posseder est un crime et être un grand patron, une élite de ce systeme (c'est le cas des deux victimes), c'est être coupable de voler "le pain des travailleurs". Celui qui affame est donc, par sa fonction, un assassin. Celui qui est une ponte de ce système inégalitaire est l'ennemi.
Je voulais dire que je ne defends pas forcement l'acte commis par Mr Rouillan. Le meurtre de sang froid ne me parait pas un acte viable dans ce combat qu'est l'illégalisme. Le vol, par contre, l'est, tout comme sortir son arme contre un representant de la loi, qu'on appelle justice, qui voudrait attenter à ma liberté. Ce qui m'importe c'est que l'ordre de pensée soit défendable intellectuellement.
Alors vous, proprietaires bourgeois, pseudo-intellectuels insérés dans la société, votre avis n'importe pas à des gens comme lui. Vous pouvez le juger, il ne reconnaitra pas votre tribunal.
Tout ce qu'il y a dire, c'est qu'aujourd'hui, à son age, brisé par la prison, je doute que ce monsieur que vous craignez tant, car il menace l'idée de votre petit confort, puisse continuer à se battre pour ses idées.
Laissez un homme qui s'est battus pour ses convictions finir sa vie dignement, peu importe ses crimes, il les a déjà bien payés. Et vu qu'il a déjà sous-entendu qu'il ne regrettait pas, son "je vous emmerderai jusqu'au bout" mérite des applaudissements.
Rédigé par : Alexandre J. | 08.01.2010 à 21h51
Il n'a pas laissé une chance à ceux qu'il a tués, ou fait tuer. Il doit payer au prix de sa liberté
Rédigé par : rodari | 08.01.2010 à 21h33
26 blessés et 1é morts, c'est le bilan des années terroristes d'Action Directe: "Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique.»
Le bilan est vite critiqué. La plupart des blessés et des morts d'Action Directe étaient des employés qui se trouvaient sur les lieux des attentats de leurs lieux de travail. Comme cet employé communla de Provins mort dans l'explosion de la voiture de son maire, M. peyrefitte.
La quasi totalité, à part deux ou trois policiers qui ont croisé la route des "commandos", comme ils se nommaient d'AD étaient sans arme.
Jean-Marc Rouillan a été condamné, essentiellement pour l'assassinat de deux personnes, mais il a sur la conscience, enfin il devrait avoir, en tant que "chef" d'AD, les morts, infirmités et séquelles de 38 personnes!
On dit quoi à ceux qui sont en chaise roulante, à ceux qui ont perdu un être cher, qui venait travailler et qui est mort parce que Rouillan avait ordonné de poser une bombe? Vous êtes les victimes d'un bavard?
Rédigé par : iskander06 | 08.01.2010 à 21h25
Pouaahhh, J'étais venu pour prendre des nouvelles de Rouillan et je tombe sur un nid nauséabond de réacs de chez réac.
Allez salut les affreux...
PS: inutile de répondre, je suis déjà parti me mettre à distance des relents......
Rédigé par : jacques | 08.01.2010 à 20h27
Comment accorder à cet homme la compassion dont il a manqué envers ses victimes !
il est emprisonné selon lui pour une phrase mais ses victimes sont mortes pourquoi ? Pour ses idées !
Donc ce qui serait anormal pour lui le serait pour ses victimes : on peut légitimement ne pas partager cette opinion.
Rédigé par : CISTERNE | 08.01.2010 à 20h21
Je lis quelques commentaires intéressants, mais beaucoup trop de dégueulasses.
Il en est pour qui l'esprit de vengeance est intarissable.
Je me contenterais d'un conseil de visionnage sur le sujet: Ni vieux, ni traitres, de Pierre Carles. C'est mieux de l'acheter mais il me semble qu'il est visionnable sur Dailymotion.
C'est partial bien sûr, impossible sur ce sujet de ne pas l'être, et ça replace les évènements dans leur contexte.
Rédigé par : Sébastien | 08.01.2010 à 20h14
Il n'y a que du crapuleux dans le passé de Rouillan, et il est obligé de s'inventer une fierté pour essayer de se regarder dans son miroir.
Il a de la chance d'être malade: cela prouve qu'il est vivant. Ses victimes n'ont pas cette chance. L'histoire est pleine de ces pseudos anarchistes qui masquent sous des dehors philosophiques ( d'arrière cuisine!!!) leurs pulsions meurtrières.
Il va finir sa vie en prison: il devrait être content, cela le met en dehors d'une société qu'il exècre.
Rédigé par : yakapa | 08.01.2010 à 18h52
la question n'est pas celle du repentir mais des soins auxquels Rouillan a droit comme papon y a eu droit.
sinon autant rétablir la peine de mort et l'assumer plutot que laisser les gens crever comme des chiens et faire comme si de rien n'était
Rédigé par : palimseste | 08.01.2010 à 18h11
Et que dire de celui qui lui a tendu le Micro,pour le faire parler,lui tirer une confidence, obtenir si possible un Scoop : bravo ! Réussite, le taulard libéré(23 ans de cellule) a sorti une phrase de trop ! Et on le remet au gnouf ! Alors qu'il etait dehors, au travail chez un imprimeur ;s'il est libéré,il a payé sa dette à la Société ?
Je trouve choquant de chercher,ou de provoquer,à faire retomber un libéré dans les ennuis pour "faire un papier" croustillant !
Rédigé par : Renaud | 08.01.2010 à 18h00
En parler c'est pire.Depuis plus de trente ans,2 types qui n'avaient rien demandé,sont enfermés entre 4 planches de bois.La décence aurait été de vous faire oublier. Vos actions directes n'ont servi en aucun cas et à aucun moment la cause ouvrière que vous étiez censés servir.Bien au contraire puisque encore maintenant,l'extrême gauche est encore qualifiée de violente.A l'époque des faits,il y avait encore du dialogue social et des élections indécises. Vos gestes n'ont pas été admis ni compris dans une démocratie.
Rédigé par : zérozaza | 08.01.2010 à 17h08
Pas de repentir d'un côté ? Pas de pitié de l'autre. Logique.
La maladie de M. Rouillan est orpheline ? Les mômes de MM. Besse et Audran aussi.
Rédigé par : Lucie | 08.01.2010 à 16h45
Pourquoi toujours opposer, la forme est certainement différente mais le fond reste le même; je tue massivement, individuellement et avec ou sans explication et puis je refuse le jugement, je refuse la sanction et je recommence à accuser!!! Est ce qu'à un seul instant, les commentateurs bien pensants se sont vu à la place des personnes sauvagement abbatues par Mr Rouillant
Rédigé par : paulo | 08.01.2010 à 16h26
Il ne peut y avoir de clémence sans repentir vis à vis de ses homicides. Après, on ne lui demande pas de voter sarkozy...
Rédigé par : dref | 08.01.2010 à 15h41
roger999
vous ne valez pas mieux que lui
vous plaignez les assassins , pas les victimes
certains parlent de compassion purement chrétienne
ah bon ,c'est compassion chrétienne ou pas du tout
quel coeur sec
Rédigé par : papyja | 08.01.2010 à 15h22
@ Ace ofSpades
Ce n’est pas forcément mauvais signe d’être seul. Mais vous, Monsieur Ace, qui êtes si nombreux ; même Mr Dupont la joie est à vos côtés ; vous, vous êtes un…homme heureux.
Rédigé par : Roger 999 | 08.01.2010 à 15h02
On ne l'emprisonne pas pour une phrase mais pour avoir assassiné deux hommes qui, eux ne sont toujours pas sorti de leur cercueil à ce jour .Deux hommes respectables !(pas comme lui).
Rédigé par : JACQUES42 | 08.01.2010 à 14h29
Et ça continue, le coupable devient la victime, etc...
Rédigé par : pierre-jean | 08.01.2010 à 14h26
je me prends à regretter que la peine de mort n'existe plus... en effet JMR a participé au crime le plus abominable qui soit: tuer froidement l'un des hommes les plus estimable qui soit ( Georges BESSE) dont les services rendus à la Nation et son parcours exceptionnel, pur produit de la méritocratie républicaine est un exemple pour quiconque.
Que les médias fassent de JMR un quasi martyr est purement et simplement scandaleux et montrent leur degré de dévoiement...
Rédigé par : GANIVET | 08.01.2010 à 14h23
Non, monsieur Rouillan!
Pour assassinat et stupidité.
Rédigé par : XGerard | 08.01.2010 à 14h22
Un article étonnant... J'espère que le livre est un peu moins arrogant !!
Qu'on oublie vite ce pauvre type qui fait de l'ombre aux idéaux qu'il disait défendre et du tort à l'extrême gauche...
S'il est si fier, s'il estime que ces actes sont légitimes au point de ne pas justifier le moindre regret, s'il pense que tout le monde a tort sauf lui, et bien qu'il meurt en héros, dans sa prison, incompris certes MAIS SANS SE PLAINDRE et sans vouloir nous inspirer de la compassion !!
Qu'on l'oublie vite et qu'on le laisse croupir au trou...
Rédigé par : monsieurhubert | 08.01.2010 à 14h21
La cause était sans espoir, mais c'est pour ça qu'elle valait d'être défendue. Il faut encore et toujours résister. Le combat est sans fin.
Je sais qu'il y a encore beaucoup de gens qui pensent à vous, M. Rouillan.
(Et aux pisse-froids qui réfléchissent en termes de repentir, vous êtes totalement en dehors de la plaque ; il ne s'agit pas de repentir, mais d'analyse historique des conditions de cette lutte. Il s'agirait de se resituer dans le contexte de l'autonomisme des années 70, par exmple).
Rédigé par : Kaa | 08.01.2010 à 14h19
Il brise une famille, il n'a aucun remord.
Triste...
Je ne le crois pas ré-insérable dans la société.
Rédigé par : jpierrr | 08.01.2010 à 14h10
@ Sylveric : aurait-t-on autant de pitié s'il avait été d'extrême droite ? c'est une saloperie la prison, mais il n'y à pas beaucoup d'alternative pour isoler les assassins, et aucunes ne leur convient de toutes façons....
- Maurice PAPON a été libéré...
- A noter qu'actuellement J-M ROUILLAN n'est pas incarcéré pour la condamnation mais pour avoir prononcé une phrase qui fait dure au juge d'application des peines qu'il y a absence de regrets de sa part.
- Des meurtriers condamnés libérés et récidivistes prenant perpètes sont souvent libéré au bout des 18 ans de peine de sureté alors que Rouillan en est à 23 ans.
- Enfin, actuellement Rouillan demande ne serait-ce qu'à pouvoir être hospitalisé et soigné pour sa maladie, ce qui (et là comme beaucoup de détenus malades il faut le reconnaître) n'est pas le cas.
Rédigé par : Tikiri | 08.01.2010 à 13h55
@Roger 999
"Nous" estimons JMR... Que voilà un pluriel bien singulier ! Car à lire les réactions, vous devriez vous sentir plutôt seul.
A moins que vous ne vous preniez pour Louis XIV...
Rédigé par : Ace of Spades | 08.01.2010 à 13h41
Michel;la compassion ne devrait pas être une notion uniquement chrétienne.Et si avec le rire elle nous différenciait des animaux?
Ne pas accéder à sa demande c'est une condamnation à mort,et je crois qu'en France elle a été abolie.
Rédigé par : liber | 08.01.2010 à 13h32
Je suis effaré de la réaction de certains de vos lecteurs. Ils n'ont pas conscsience que ce qu'est la prison qui doit quoique l'on est fait se terminer un jour.
Comme l'écrit l'un de vos lecteur le repentir est une notion chrétienne.Le problème n'est pas là : ce qui importe est de savoir si la personne est apte à accepter malgré tout les règles d'une vie civile et de respecter au-delà de ses convictions la présence de l'autre
Rédigé par : weberic | 08.01.2010 à 13h30