DROITS DE L'HOMME. Que va devenir la cinquantaine de demandeurs d’asile hébergés depuis sept
semaines, à Nice, dans l’ancien Théâtre du village ? Ces hommes, originaires
d’Érythrée, du Darfour et du Caucase, ne sont pas sans papiers. Dans l’attente
du traitement de leur dossier d’asile, l’État leur donne une allocation
mensuelle de 315 euros et doit les héberger.
Mais à Nice, beaucoup restent à la rue, notamment les célibataires,
considérés par la préfecture comme non prioritaires. Grâce à des bénévoles, ils
ont trouvé refuge, depuis la mi-janvier, au Pecos (Pôle économie solidaire), un
hôtel associatif où se trouve le théâtre. Mais dimanche, les lieux doivent être
rendus aux propriétaires. Selon les bénévoles, seuls sept ont été relogés par la
préfecture, qui assure «chercher des solutions». «Ils vont être
renvoyés à une situation de SDF», craint un proche. Une manifestation est
prévue ce vendredi matin à 10 heures devant la préfecture, pour dénoncer les
«promesses non tenues» de l’Etat (plus d'infos sur le site de l'AdN).
M.H.
ACTUALISATION: LES DEMANDEURS D'ASILE HEBERGES