Les inquiétantes disparitions autour de Jean-Claude Douliéry
JUSTICE. Déjà condamné à 25 ans de prison pour l'assassinat du mari d'une de ses maîtresses en 2005, Jean-Claude Douliéry comparaît à partir de mercredi, devant les assises à Aix-en-Provence, pour un meurtre qu'il est accusé d'avoir commis quatre ans auparavant: celui de sa compagne de l'époque, Dominique Ortiz. Il nie les faits reprochés. Lire la suite
Après la disparition, en mars 2001, de cette jeune femme de 31 ans, Jean-Claude Douliéry avait été mis en examen en février 2002. Puis il avait bénéficié d'un non-lieu faute d'élément concret prouvant sa responsabilité.
Mais l'affaire avait ressurgi en mars 2008, au premier jour de son procès devant les assises du Var.
L'épouse du mari assassiné, Béatrice Frustieri, avait créé la surprise en révélant que son amant avait précipité le corps de son époux du haut d'une falaise, dans les calanques de Cassis, et que c'est au même endroit qu'il s'était débarrassé de Dominique Ortiz.
Le procès avait été ajourné, et des recherches entreprises avaient permis de retrouver des ossements ainsi que des vêtements et bijoux appartenant aux deux disparus.
Ce qui entraînait la réouverture du dossier Ortiz et le renvoi devant les assises des Bouches-du-Rhône de Douliéry.
En 2001, quelques jours après la disparition de la jeune femme, son père, Manuel Ortiz, partie civile dans ce procès, s'était rendu à la police pour faire part de son inquiétude: selon lui, amoureuse et enceinte depuis quelques semaines de Jean-Claude Douliéry, elle n'avait aucune raison de partir de son propre gré.
La dernière fois qu'il avait eu de ses nouvelles, le 24 mars 2001 au soir, elle avait rendez-vous avec lui. Jean-Claude Douliéry a affirmé aux enquêteurs qu'il a passé la nuit avec Dominique Ortiz dans un hôtel de Marseille.
Puis qu'il l'a accompagnée le lendemain à une station de métro et qu'il ne l'a pas revue.
Mais les témoignages des employés de l'hôtel et les relevés téléphoniques des deux jeunes gens montrent qu'il a menti.
S'il a bien rejoint la jeune femme dans la nuit, il est parti à l'aube, apparemment à la suite d'une dispute.
Elle l'a ensuite retrouvé chez lui, vers 8h, comme en témoigne une voisine, chez qui elle a sonné pour se faire ouvrir le portail d'entrée.
Selon l'enquête, Douliéry, 40 ans, pouvait se montrer très violent.
Sa mère, Georgette Roux, possessive, voyait d'un très mauvais oeil cette liaison, menaçant de mort à plusieurs reprises Dominique Ortiz.
Mme Roux avait été mise en examen en 2002 pour enlèvement et séquestration avant de bénéficier elle aussi d'un non-lieu. Elle est décédée en 2005.
La famille de la jeune femme espère aujourd'hui obtenir « une vérité qui peut-être ne viendra jamais face à un homme qui ne reconnaît pas sa culpabilité », explique son avocat, Maître Victor Gioia.
Pour lui, Douliéry « présente une dangerosité d'autant plus impressionnante qu'il n'a pas livré ses secrets, qu'il tue avec méthode et qu'il perfectionne son crime ».
« A qui a-t-on affaire? », s'interroge l'avocat, avant de souligner que la police enquête sur d'autres crimes éventuels dans son entourage, dont le meurtre d'une jeune femme en Isère. Le verdict est attendu vendredi (AFP).




Douliery est un monstre, j'espere que le procès se terminera sur une peine lourde à son encontre, ma soeur Dominique ne meritait pas de finir ainsi.
Que toute la misere du monde s'abatte sur lui.
Rédigé par: PALPANT | 02 février 2010 à 15h12