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17.02.2010

Régionales Paca: Thierry Mariani concurrencé à l’extrême

ELECTIONS DES 14 ET 21 MARS. Le candidat UMP doit faire face à Jean-Marie Le Pen. Lui-même aux prises avec la liste de l’ex-FN Jacques Bompard. Lire la suite

Thierry Mariani, 51 ans, le reconnaît : mener la liste UMP représente «une équation à beaucoup d’inconnues». La première ? Le FN, cette «bouée de sauvetage de Vauzelle, qui le fait gagner depuis douze ans». En se maintenant au second tour en 2004, le Front national a créé une triangulaire funeste pour la droite.

    «Tous les jours, Vauzelle peut lever un cierge à la Bonne Mère à Jean-Marie Le Pen», fulmine Mariani. Conséquence : l’adversaire de l’UMP, au premier tour le 14 mars, est avant tout le chef du FN.

    Crispation. Le Pen, 81 ans, se présente en personne, après avoir été empêché en 2004, faute d’adresse dans la région. Cela n’avait pas empêché le Front d’atteindre 23% au premier tour. Le FN, qui a encore réalisé 10,73% aux européennes de 2009, garde sa capacité de nuisance. Le maintenir sous les 10%, condition pour que l’UMP rêve à la victoire, s’annonce difficile.

    C’est un des motifs du choix de Mariani comme tête de liste : même s’il a toujours combattu l’extrême droite, ce spécialiste de l’immigration, qui avait proposé des tests ADN pour les candidats au regroupement familial, pourrait séduire les électeurs du FN avec son discours droitier et son insistance, dans cette campagne, sur les questions de sécurité et de vidéosurveillance.

    Hélas pour lui, c’est de son camp qu’est venu le débat sur l’identité nationale et la crispation sur la burqa, deux activateurs du vote FN qui réjouissent Jean-Marie Le Pen : «Le débat aura eu le mérite de faire sortir des limbes ce grave problème enfoui de l’immigration massive, nous indique le chef du FN. Ça a remis le problème dans les yeux des Français. C’est de nature à favoriser le Front national, seul à dénoncer ses conséquences néfastes.»

    Bannière. Si le FN dépasse 10% le 14 mars, l’UMP pourra se demander si elle n’a pas orchestré sa propre défaite. A quoi se raccrocher, alors, pour Mariani ? A un petit espoir de concurrence à l’extrême droite. Ancien FN, le maire d’Orange (Vaucluse), Jacques Bompard, se présente sous la bannière Ligue du Sud, associé au groupuscule extrémiste niçois des Identitaires.

    S’il fait quelques points et empêche le FN de dépasser les 10%, il rendra un grand service à Mariani, son vieil ennemi du Vaucluse. Le Pen ne veut pas y croire : «Supplétif de l’UMP, Bompard est réduit à la bompardisation, ce qui devrait faire moins de 1%.» Bompard a quitté, fin janvier, le MPF de Philippe de Villiers, tout en minimisant : «On ne quitte pas quelque chose qui a disparu. Le MPF s’est dissous dans l’UMP.»

    Avec d’anciens frontistes et mégrétistes, il entend offrir une quatrième voie face aux «grands pros du gaspillage et du clientélisme» de l’UMP et du PS, «qui font semblant de ne pas être d’accord mais appliquent la même politique une fois élus». Et contre «le vilain petit garnement qui tonitrue et sert de faire-valoir aux deux autres», à savoir Le Pen, son ancien mentor.

    Pour Mariani, ce duel a une connotation psychanalytique : «Bompard s’est toujours dit "je suis un surdoué du FN, j’ai gagné trois fois ma ville". Mais l’autre [Le Pen, ndlr] ne le reconnaît pas comme le meilleur de ses fils. La candidature de Bompard sert à ça : à régler ses comptes avec son père.»

    Le député UMP, qui classe Bompard «à la droite de l’extrême droite», jure : «Je ne suis pour rien dans sa candidature, même si elle m’arrange.» Au-delà de cette bataille, le candidat UMP issu de Valréas connaît ses handicaps. Il vient d’une enclave du Vaucluse, aux marges de la région, loin des départements les plus peuplés. Question notoriété, Mariani est connu chez lui, moins au-delà. Au moins, il va se faire un nom. Il connaît une des raisons de sa désignation : il ne gêne aucun baron de son camp. «Je ne fais de l’ombre à personne», concède-t-il.

    Mariani n’est qu’un deuxième choix, après le refus d’Hubert Falco, le maire UMP de Toulon et secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants. «M. Mariani a été pris en désespoir de cause, ricane Le Pen. Je n’ai pas l’impression que les leaders UMP de la région souhaitaient porter le chapeau de la défaite.» Un vote sanction antigouvernement est aussi «un risque» que reconnaît Mariani.

    Fidèle soldat du sarkozysme, il fait figure de victime idéale, surtout dans ce «climat de morosité» : «On n’a pas de chance. Il y a la crise.» Avec tout ça, l’UMP ne place pas Paca parmi les régions qui peuvent basculer. Lors de la présentation des listes, Jean-Claude Gaudin, son chef régional, a reconnu qu’il a surtout en tête le scrutin territorial suivant.Il n’empêche, Mariani, lui, se dit convaincu de «créer la surprise».

    MICHEL HENRY

    La gauche radicale entre en listes

    Côté «autres listes», on trouve d’abord l’Alliance écologiste indépendante (ni droite ni gauche) menée par Patrice Miran. Et, vers la gauche, trois concurrents qui se font de l’ombre. D’abord, Lutte ouvrière (Isabelle Bonnet) puis le NPA (Pierre Godard), et enfin le PCF et le Parti de gauche de Mélenchon, réunis dans le Front de gauche, derrière le communiste Jean-Marc Coppola, qui vise l’alliance au second tour avec le PS. «On souhaite que la gauche continue de gérer cette région», dit Coppola.

    Mais il voudrait des mesures «audacieuses», comme la gratuité des TER. Le NPA soutient la même proposition et se bat pour une «redistribution» des richesses, dans une région où «un salarié sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté». Un socialiste résume l’enjeu à sa façon : «Le NPA va faire 2 % ou 3%, suffisamment pour empêcher le PC de dépasser les 5%.» 

    Le Modem à la traîne

    Réduit à une écurie présidentielle pour son président François Bayrou, le Modem peine à exister en régions. En Paca, le parti, privé d’alliance au premier tour, n’avait guère le choix : il devait se lancer seul. Mais il craint de ne pas dépasser les 5 %, ce qui a refroidi bien des ambitions. La quête laborieuse d’une tête de liste a abouti à Catherine Levraud, médecin à Arles, «militante écolo convaincue depuis très longtemps».

    Conseillère régionale sortante, elle a été élue en 2004 avec les Verts, qu’elle a quittés en 2007. «C’est une très bonne candidate, assure Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Modem. Mais est-ce que le peuple le sait ?»

      Alors, pour exister, Levraud donne quelques coups de griffe. A Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie : «Elle est parachutée pour des raisons électoralistes. Les dossiers de l’écologie, je suis mieux placée qu’elle pour les porter.» A Michel Vauzelle, dont elle critique «la fausse proximité et une communication pas franche», car cachée entre les lignes du budget régional.

      A titre personnel, Catherine Levraud parle d’une «estime réciproque» avec Vauzelle, dont elle fut l’adjointe à la mairie d’Arles. Mais, même s’il ne l’exclut pas, le PS ne désire guère s’allier avec le Modem au second tour, préférant regarder sur sa gauche. Le Modem craint le pire au final : se retrouver sans élu à la région. 

        Commentaires

        le sud c'est connu pour être une région dominée par le FN

        Vauzelle, qui n'en est pas à une démagogie près, proclame partout qu'il va 'créer de emplois',essayant de coller aux inquiétudes d'une grande partie de la population. On aimerait bien savoir 1- Si c'est bien là la vocation de la région 2- Avec quel argent il compte financer ces 'emplois' 3- Quel genre d'emploi il a l'intention de créer : des agents d'ambiance, du personnel de médiation ?

        Une division à droite est une bonne chose pour la gauche, même si c'est loin d'être gagné...

        quand on voit mariani et consorts découper le département du vaucluse pour les futures députations on peut s'interroger sur le bon sens de ce dernier et avouer que bien qu'élu régional son fauteuil était à "vendre pour absence chronique "cela situe la personne.

        sarko a mentie sur toute la ligne,,a ses électeurs,,et l"arme de ces gens,,,le bulletin de vote et oui,,
        don le parti nationaliste va crée la surprise,,,,il y a eu chirac-lepen,
        il va y avoir,,vauzelle-lepen
        je rappelle a ceux qui n"on pas de mémoire,,,
        un partie d"extrême droite ou nationaliste participe au gouvernement en israel

        Les électeurs de droite doivent se rassembler derrière Thierry Mariani pour mettre fin à 12 ans de socialo-communisme ! Qui peut croire que Jean-Marie Le Pen, à 81 ans, représente l'avenir de la région PACA ?

        Il est à noter que le FN n'est pas un parti d'extreme droite mais un parti nationaliste ce qui veut dire en bon français un parti qui défends la France et les français n'en déplaise aux journaleux

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