La Corse à l’heure de «24 Ore», nouveau journal
PRESSE. Un deuxième quotidien paraît aujourd'hui sur l’île, «non inféodé à un courant politique», assure le fondateur. Lire la suite
Il compte marquer un «retour à la pluralité de la presse quotidienne» dans l’île.
Pour sa première parution, le journal titre en Une sur « Les fossoyeurs de la droite».
Et il s'interroge: «La Corse peut-elle basculer ? »
Expliquant: «Gauche, nationalistes, progressistes, corsistes… Ils rêvent tous de faire chuter l’UMP et de renvoyer le duo Rocca-Serra/Santini à ses chères études.»
24 Ore («24 heures»), qui promet des «commentaires vifs et détonants», paraîtra six jours sur sept en format tabloïd (comme Libération), sur 20 pages, avec un tirage annoncé de 20 000 exemplaires.
Le prix a été fixé à un euro. L’objectif est de vendre 9 000 exemplaires pour être rentable.
Transports. Son fondateur, Joseph-Guy Poletti, actuel directeur de la rédaction du mensuel Corsica, assure disposer d’un budget d’un million d’euros.
Les sources de financement sont «toutes issues de capitaux insulaires», via des prêts de banque, une entreprise de transports maritimes (la Corsica Ferries), la société régionale d’investissement Femu Qui (financée par la collectivité territoriale et la Caisse des dépôts) et des entrepreneurs privés (Charles Cappia, François Ollandini).
«Les actionnaires, au nombre de huit, sont la garantie d’un journal indépendant, à l’abri des récupérations et des convoitises», assure 24 Ore.
Qui précise : «Malgré un marché publicitaire restreint et les aléas rencontrés par la presse écrite ces dernières années, tous ont voulu relever ce défi.»
Pour l’instant, un seul quotidien existe sur l’île : Corse-Matin, propriété du groupe Hersant, et version insulaire de Nice-Matin.
24 Ore ne compte pas concurrencer ce dernier frontalement dans le domaine de l’info locale. Il ambitionne de créer un «regard nouveau et incisif» en sélectionnant «trois ou quatre faits par jour» pour les développer.
Le journal ne sera pas rangé selon les thématiques habituelles (politique, faits divers…) ni par communes, mais comportera deux parties, intitulées «actu» et «second souffle». Il sera imprimé à Marseille.
«Ce ne sera pas un journal nationaliste ni inféodé à un courant politique», assure Joseph-Guy Poletti.
La rédaction, qui doit comprendre une dizaine de membres, sera dirigée par Jean-Michel Verne et Olivier-Jourdan Roulot, deux journalistes issus de feu la Tribune du Sud. Lancé le 15 mai 2009, ce quotidien marseillais a fermé après un mois d’existence, accusant 200 000 euros de pertes.
M.H.





"La création d’un nouveau quotidien, dans les conditions très difficiles que connaît la presse actuellement"
Tout à fait d'accord ! Félicitations et tous mes vœux de succès aux initiateurs de ce projet.
A quand une distribution sur TOULON, qui compte de nombreux Corses orphelins de news de l'ILE ????
Rédigé par : jean-marie | 25.03.2010 à 14h53
Etonnante conclusion tout de même.
Quel amalgame de citer dans le même paragraphe les noms de ces deux journalistes et les 200 000 euros de perte de la Tribune du sud. Insinuez-vous que nous devrions douter de la probité de ces deux journalistes ? Pour qui connaît l’histoire, c’est particulièrement choquant.
La création d’un nouveau quotidien, dans les conditions très difficiles que connaît la presse actuellement, devrait réjouir quiconque est pour le pluralisme et la liberté de la presse. Mais cela ne semble pas être votre cas...
Rédigé par : 24 heures aprés | 06.03.2010 à 00h38