Grève des ordures, c'est reparti
POUBELLE LA VILLE. La réunion à la préfecture mercredi entre la communauté urbaine et les grévistes de la société ISS s'est soldée par un échec. Le blocage des centres de transfert des déchets à Marseille reprend. Lire la suite
[actualisation: FO CONTRE FO]
Plus de trois heures de réunion en préfecture n'ont pas permis de résoudre cet énième conflit social des éboueurs qui a démarré samedi, quatre mois après une précédente grève retentissante en novembre.
Mardi soir, dans l'attente de la réunion, les grévistes avaient suspendu leur action, permettant d'écouler une partie des ordures qui débordent des poubelles de la ville et s'amoncellent sur les trottoirs.
Mais le blocage des deux centres de transfert a repris mercredi soir, selon Bernard Pizzo, délégué syndical FO chez ISS.
« On évalue à 2 500 tonnes les déchets qui sont par terre ou dans les camions », a déclaré M. Pizzo à l'issue de la réunion et d'une assemblée générale des grévistes.
« On va vers un durcissement du conflit », a-t-il dit.
Le président socialiste de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), Eugène Caselli, a menacé d'en appeler à la force publique pour débloquer les centres.
« Quelques dizaines de personnes ne peuvent pas prendre en otage 860 000 Marseillais. Ils ont la nuit pour réfléchir », a-t-il déclaré mercredi soir.
La grève est liée au renouvellement du marché public de collecte des déchets dans le deuxième arrondissement de la ville, assuré actuellement par ISS.
Pour les salariés, MPM doit garantir par écrit, dans le cahier des charges de l'appel d'offres en cours, qu'ils seront repris par la société qui remportera le marché. Comme le périmètre géographique a été réduit de 20%, en raison d'une réorganisation de la collecte, ils craignent une réduction des emplois.
Mais selon MPM, cette exigence est contraire à la loi.
« Nous sommes allés jusqu'au bout de ce que permet le code des marchés publics pour préserver l'emploi », a déclaré M. Caselli, qui veut faire preuve de fermeté.
En novembre, il avait cédé à une précédente grève en annulant un appel d'offres. (AFP)





bonjour
pourquoi vous ne parle pas des problemes sur le vieux port de marseille vous pouvez regarde mon site marseille-location.com
pastureau benoit
Rédigé par : pastureau | 26.08.2010 à 18h16
Quel cirque de la part de Monsieur Muselier!
Lui et les éboueurs, on s'en souvient!
Pour mémoire:
http://www.youtube.com/watch?v=ozXkIy8Mri8
Rédigé par : Pascal | 12.03.2010 à 11h49
Mariole,
Belle démonstration, mais jusqu'à preuve du contraire la collecte des déchets est une compétence de la communauté urbaine, donc de Monsieur CASELLI, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, dont le Président Départemental, Jean-Noël GUERINI répète à longueur de journée son passé syndicaliste chez FO.
C'était bien tenté, mais la réalité est là !!!!
Rédigé par : jexprime | 11.03.2010 à 17h37
Le syndicat FO (bras droit de M. Gaudin) fait la pluis et le beau temps à Marseille dans les administrations (voir en milieu hospitalier). M. Muselier n'est pas étranger à cette affaire ; il n'a jamais digéré de n'avoir pas été élu Président de MPM.
La ville, conduite par M. Gaudin, est loin de reluire et nous allons droit dans le mur.
Que les Marseillais réagissent un peu.
Rédigé par : LA MARIOLE | 11.03.2010 à 14h42
Le syndicat FO (bras droit de M. GAUDIN) fait la pluie et le beau temps à Marseille (idem dans l'Hospitalier....) et M. Muselier n'est pas étranger à cette affaire !
Que les employés d'ISS voient avec leur direction, puisqu'ils sont des sous-traitants. Combien d'employés sous-traitants perdent leur boulot à Marseille... ; ce n'est pas aux Marseillais de payer.
Rédigé par : LA MARIOLE | 11.03.2010 à 14h39
Je suggère que les marseillais, en fonction de leur lieu d'habitation, aillent désormais déposer leurs ordures devant le siège de MPM ou de la société ISS.
Si la gestion de l'affaire par Caselli est effectivement décousue, la position de FO faisant pression afin de modifier les règles d'attribution des marchés publics ne me paraît pas particulièrement légitime. C'est une question interne.
Si toute les sociétés qui vivent de la commande publique se mettent à procéder de la sorte, on est pas sorti d'affaire....
Rédigé par : gabriel fouquet | 11.03.2010 à 12h48
Mais que fait Gaudin ? C'est bien sa ville ?
Rédigé par : cemoi18 | 11.03.2010 à 10h25
ce qui est étonnant, c'est l'attitude de la société ISS.
En novembre, elle engage un combat contre la ville pour assurer leurs emplois ... auprès du futur remporteur du marché. Certes la mairie cède au chantage de Bronzo après plus de 10 jours de conflits expliquant qu'il en va de l'interet général, mais rappelons le ce conflit est avant tout une affaire privée entre une société et ses sous traitants.une annulation d'appel d'offre a quand m^me eu lieue.
"En tout les cas, un malaise profond s'installe avec cette gestion politique décousue." Certes, MPM n'aurait même pas du mettre un pied dans cette histoire
Rédigé par : Hind | 11.03.2010 à 10h05
les marseillais sont habitués à vivre dans la merde, puisqu'ils en sont à l'origine par leur incivisme. alors grève ou pas cela ne change que peu de choses.les employés de mpm ont plus souvent le tél à la main que le balai... nous y sommes malheureusement habitués. le réponse favorite des responsables de la "propreté" à marseille : "rassurez-vous c'est pire dans les autres quartiers" moi cela ne me rassure pas ça me désole.
Rédigé par : geneker | 11.03.2010 à 09h45
ce qui est étonnant, c'est l'attitude de Monsieur CASELLI, Président PS de la CUM.
En novembre, il cède au chantage de Bronzo après plus de 10 jours de conflits expliquant qu'il en va de l'interet général.
En Mars, au bout de deux jours de grève, il fait appel aux CRS, expliquant que " Quelques dizaines de personnes ne peuvent pas prendre en otage 860 000 Marseillais".
Très bien......mais pourquoi un tel changement de stratégie.
Pourquoi ce qui était valable en Novembre ne l'est plus en Mars?
Pourquoi Caselli, Premier Secrétaire du parti SOCIAL...iste envoie t-il les CRS sur des salariés qui défendent leur emploi?
En tout les cas, un malaise profond s'installe avec cette gestion politique décousue.
Rédigé par : jexprime | 11.03.2010 à 08h36