Un enfant meurt après une erreur médicale à la Timone
SANTE. Un enfant arménien de 6 ans atteint d'un cancer à un stade avancé est décédé début février à l'hôpital de la Timone à Marseille, victime d'une « erreur » liée à un surdosage du produit de chimiothérapie, ont indiqué jeudi les responsables du centre hospitalier, confirmant les révélations du journal La Provence. Lire la suite
« Malheureusement il y a eu une erreur de dosage du médicament au cours du traitement », a dit Pierre Pinzelli, directeur du centre hospitalier de la Timone.
Le médicament a été administré « à une dose très nettement supérieure à ce que l'enfant aurait dû recevoir ».
C'est un « cas extrêmement rare, un drame épouvantable », a-t-il déclaré jeudi au cours d'une conférence de presse.
« Nous savons que la surdose a accéléré son décès, somme toute malheureusement assez prévisible. »
Le garçonnet était arrivé en France fin décembre dans un « état général très dégradé », avec son père qui avait décidé de quitter l'Arménie pour le soigner.
Selon La Provence, le père était sans ressources. Il a débarqué gare Saint-Charles le 28 décembre avec son fils Tovmasyan Hovhannes très affaibli. Un taxi d'origine arménienne les a conduits à la Timone, où un traitement lourd a démarré.
Une solidarité s'est organisée pour que le père ne soit pas expulsé, et pour subvenir à ses besoins.
Après le décès survenu le 3 février, le père
est reparti chez lui avec le corps de son enfant. L'assurance de
l'assistance publique a débloqué une somme de 10 000 euros pour le
rapatriement.
Le père "a bien compris que nous avions fait une erreur, mais il n'a jamais manifesté le désir d'intenter une action en justice contre l'établissement", a affirmé le directeur de l'hôpital.
C'est un "cas extrêmement rare, un drame épouvantable, tout le monde est très choqué par ce qui est arrivé", a-t-il dit, précisant qu'un accompagnement psychologique avait été mis en place à destination du personnel hospitalier.
Le professeur Gérard Michel, président du comité consultatif médical de la Timone-Enfants, a lui aussi regretté cette "erreur humaine, survenue malgré les compétences et le dévouement du personnel médical" de cet établissement de référence dans la région.
Selon les responsables du service d'oncologie pédiatrique, "sur les 150 enfants pris en charge chaque année, aucune erreur (de ce type) ne s'est jamais produite".
Une enquête administrative a été diligentée et « des actions correctrices ont été immédiatement mises en oeuvre pour éviter qu'un tel drame se reproduise », a ajouté M. Pinzelli.
Il n'a pas souhaité
s'étendre sur les raisons possibles de l'erreur, dans l'attente des
conclusions de l'enquête.
L'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) "a été informée du problème avant le décès", a indiqué son responsable Jean-Claude Husson, qui a "immédiatement diligenté une enquête administrative".
"Est-ce une erreur personnelle, de lecture, d'écriture ou une faute liée à l'organisation?": autant de pistes auxquelles le rapport, attendu dans les prochains jours, devrait répondre.
"A l'issue des conclusions de l'enquête, nous verrons si nous saisirons le parquet", a précisé M. Husson.
Une erreur médicale peut être qualifiée d'homicide involontaire si elle relève d'une faute.
(source: AFP)





Ces systèmes de centralisation et de double vérification évoquées par Pascale, il s'agit de théorie.
La grande idée organisationnelle d'un service, c'est de se situer un cran au dessus du point de rupture.
Rédigé par : Samuel | 25.03.2010 à 20h35
Quand on utilise des medicaments a haut risque (chimiotherapie, anti-coagulants, opioides, etc...) le centre hospitalier se DOIT de mettre en place des systemes pour prevenir les erreurs: en cas de chimio, la pharmacie doit verifier le dosage, 2 infirmieres doivent verifier le produit (CHACUNE a son tour et non les 2 ensembles, etc....) Si ces systemes n'etaient pas en place, c'est une erreur de systeme, si les systemes etaient en place et les infirmiers ne les ont pas respectes, alors il y a une faute personnelle. Maintenant, on pourrait debattre des raisons pour lesquelles les infirmiers se laissent aller a ne pas respecter les regles (surchage de travail, manque de personnel, etc...) Quoiqu'il en soit, c'est un drame pour tout le monde.
Rédigé par : Pascale | 25.03.2010 à 16h32
Encore !
Rédigé par : emmanuel | 25.03.2010 à 13h52