Vauzelle torpille Mariani et sulfate Sarkozy
ELECTIONS DES 14 ET 21 MARS. Un rien offensif, le gars Michel, jeudi soir pour son meeting au palais des Congrès de Marseille. Mariani (UMP)? Il ne veut plus le voir. Sarkozy? Il ne peut plus le voir. Lire la suite
D'abord, Michel Vauzelle a réglé son compte à son adversaire UMP, Thierry Mariani: « Il a fondé sa campagne sur l'injure et la diffamation à mon égard. Il a apporté sa contribution à ce qui fait que les citoyens sont dégoûtés de la politique. »
Résultat: « Je ne rencontrerai pas ce personnage pendant la campagne à aucun moment. »
Exit, donc, le débat d'entre-deux tours: Vauzelle (PS) s'était déjà défilé pour le premier tour, il persiste.
Mais c'est que, selon lui, « Fillon a dit de Mariani qu'il est un libéral tendance Mussolini. Il dit aux électeurs du FN "votez pour moi directement". Il est à l'extrême de la droite. Je n'aurai à faire avec lui que devant les tribunaux. »
Diable! Ou un duel, façon Gaston Defferre? On en rêve.
Vauzelle porte une veste de velours mais son discours est de fer.
Et le président sortant de la Région Paca avertit Mariani: « Qu'il ne croit pas qu'on le laissera en paix au soir du second tour. Nous demanderons justice. »
Ceci fait, il délaisse le cadavre fumant de son adversaire, gisant à ses pieds (au moins dans les sondages, pas encore dans les urnes), pour attaquer son véritable objectif. « C'est face à Sarkozy que nous nous trouvons », dit-il.
Un Sarkozy qui « débarque en Air Force One » à Marignane pour soutenir Mariani.
Face à cet armada, un seul recours: le bulletin de vote. « Le 14 mars, il faut dire non à Sarkozy. »
Vauzelle s'est auto-investi d'une mission de « résistance pour défendre la République ».
Vauzelle, le rempart? On n'est pas obligé d'y croire: ce n'est que de la politique.
Mais la posture a un avantage: capitaliser sur le mécontentement général.
Et ça n'interdit pas l'humour: « Sarkozy a dit qu'il allait chercher la croissance avec les dents. On n'a vu que les dents! »
Il y a cependant une chose qui chagrine le président de la Région Paca, dans sa conquête d'un troisième mandat: qu'on répète qu'il gagne chaque fois grâce au FN en triangulaire. Ça le blesse.
Car « c'est la droite qui fait remonter le Front national, à force de débat sur l'identité nationale, à force de dénoncer l'islam et les personnes d'origine étrangère. Et chaque jour, on a droit à ce qu'ils appellent une "bavure". La dernière, celle de Longuet. »
Alors, bien sûr, le député d'Arles est déçu que l'union de la gauche ne se soit pas faite comme en 1998 et 2004. Mais il est prêt à quelques concessions pour l'assurer au second tour.
Au Front de gauche qui réclame la gratuité des TER, il assure que « les TER seront gratuits pour ceux qui en ont besoin, les lycéens, les apprentis, les étudiants, les demandeurs d'emploi », les Rmistes, les handicapés, mais « pas pour les riches, voilà la justice sociale ».
En revanche, aux écolos qui disent mollo sur la L2 (contournement routier de Marseille) ou le second tube du tunnel de Toulon, il répond que ça se fera: « Nous réaliserons les projets. »
Mais avant, il faut être élu. Les sondages le donnent gagnant, au point que ça en devient gênant.
L'équipe Vauzelle craint que l'électeur de gauche se disperse, ou aille à la pêche aux oursins dimanche (pas la peine, y en a plus).
Alors, Jean-Noël Guérini, qui s'est récemment fait introniser président de la fédé PS (un poste qui n'existe pas, sauf pour lui), a prévenu les militants réunis jeudi soir: « Le seul vote utile dimanche, c'est Michel Vauzelle. Il faut éviter les pièges de la trop grande dispersion des voix au premier tour. »
Un premier tour, il y en avait un au même moment, jeudi soir, à Lisbonne.
L'OM a arraché le nul contre le Benfica (tête de Ben Arfa à la 90e) en huitièmes de finale de la Ligue Europa.
Le match retour aura lieu jeudi 18 mars.
Les socialistes l'ont bien noté: ils feront leur meeting de second tour la veille au Dock des Suds, histoire qu'on ne rate pas deux fois le match. Bonne idée. Peut-être même la meilleure de la campagne?
M.H.
Lire aussi: la juge verte et l'éléphant rose





Habitant de la region, impliqué dans la vie sociale, je connais la qualite du travail réalisé par l'equipe Vauzelle, en matiere d'emplois, de formation, de transports, de politique de la ville, etc...Par contre je ne savais pas que Mariani etait elu regional, c'est vrai qu'il est tellement present!!!!!
Rédigé par : Mathieu maurice | 13.03.2010 à 08h26
Allez Michel VAUZELLE
On est avec vous jusqu'au bout !
Rédigé par : kritounette18 | 12.03.2010 à 23h28
Avec l'agressivité de Mariani la campagne est au niveau du caniveau. Même Le Pen paraît gentillet
Bref quoiqu'on dise du Président Vauzelle, il a protégé comme il a pu la Région contre les excès du libéralisme qui enrichit les riches (49 milliards de profits pour les entreprises du CAC 40 dontr celle qui a vendu les vaccins de la Grippe A) et 250.000 chômeurs de plus ce mois...
Rédigé par : alain weber | 12.03.2010 à 20h00
Comment trouver normal que la presse sache des informations (et les divulguent aux citoyens ?) avant même que les prévenus en soit informés ? Qu'est-ce que cette vision de la société, de la justice ? Souhaiterait il que son visage soit placardé en ville pour excès de vitesse (lorsqu'il en fait) avec mention de meurtrier en puissance ?
Rédigé par : Doume | 12.03.2010 à 13h31
tout homme est présumé innocent tant qu'il n'est pas jugé coupable. En France, on en est au point que c'est à la presse d'exhiber les casiers judiciaires vierges des candidats pour faire taire les ragots proférés publiquement. Laissons les juges faire leur boulot avant d'interpréter quoique ce soit et intéressons nous au verdict et pas à autre chose. combien de présumés coupables dont tout le monde a oublié qu'il y avait eu plus tard relaxe ou non lieu et dont l'opinion ne retiendra qu'une mise en examen ?
Rédigé par : jmax | 12.03.2010 à 11h15
Comment se fait-il qu'on ne parle pas dans cet article des affaires judiciaires qui accompagnent le parti socialiste à Marseille.
Déjà deux proches collaborateurs de Michel Vauzelle mis en examen et deux vice présidents de la région mis à l'écart et aucun commentaire ?
Quand il s'agissait de Bernard Tapie le combat contre le personnage était avant tout mené par la presse… plus que par les politiques.
Comment Laurence Vichnievsky, juge d'instruction dans les affaires financières et chevalier blanc de la campagne en Paca pourra s'associer à une équipe sous le coup d'une enquête judiciaire ?
Peut-être pour prendre la la présidence en cas de suite judiciaire contre la présidence sortante ?
Où en est l'enquête judiciaire ? Nous avons connu une presse plus courageuse qui était informé de ce qui se passait dans le cabinet des juges avant que les prévenus en soit informés ?
Il n'est pas correct vis à vis des citoyens d'attendre le résultat du vote pour rendre compte de l'instruction.
Rédigé par : Gerard Legendre | 12.03.2010 à 10h33
Je ne suis pas de la région et je ne vote pas en PACA. Par contre, ce que je comprends, c'est que "MH", le signataire de l'article, est un bon et brave militant. C'est ce qu'on appelle un papier de complaisance.
Lire la presse pdt les périodes électorales c'est se condamner à ne voir que des hémiplégiques politiques. C'est fatigant.
Rédigé par : Sibor | 12.03.2010 à 10h14