Le réacteur Iter exige une (énorme) rallonge...qui va payer?
Ainsi, pour renflouer le projet Iter, ce réacteur expérimental de fusion nucléaire actuellement en construction à Cadarache, dans le sud de la France, les députés européens se sont vus sommer le 1er juin de remettre au pot.
En effet, alors que le gros de la construction n’a pas encore commencé, les coûts du projet ont déjà quasiment triplé, passant de 5,9 milliards à 16 milliards d’euros.
Après des années de négociation, l’accord Iter avait été signé en 2006 par les ministres de sept parties (Chine, Union européenne, Inde, Japon, Russie, Corée du sud et Etats-Unis).
Parmi eux, l’UE (plus la Suisse) doit fournir 45% du budget.
A l’origine, la facture européenne était estimée à 2,7 milliards. Mais après la mise à jour présentée au comité de direction d’Iter en mars, elle s’élève désormais à 7,2 milliards.
La France, qui accueille et soutient ardemment le projet, supporte 20% de l’effort européen.
Pour certains eurodéputés, il serait donc logique que la France porte sa contribution à 1,44 milliard d’euros contre 500 millions à l’origine. Soit un chèque supplémentaire de 950 millions.
«Mais ce n’est pas la position française», objecte le député européen Yannick Jadot (Europe Ecologie).
Plutôt que d’augmenter sa part pour Iter, la France préférerait piocher dans d’autres projets européens.
«Lesquels pâtiraient de ce changement?, interroge Jadot. Galileo? Les énergies renouvelables? On a besoin d’argent sur le bâtiment, le solaire, l’éolien off-shore, et les Etats sont rincés.»
Surcoût ou pas, la Commission européenne ne lâchera pas Iter.
Elle a cependant défini un certain nombre de «conditions limites» qu’elle juge indispensables afin que le projet puisse être réalisé «pour un coût acceptable et en prenant des risques raisonnables».
Ces conditions comprennent une estimation des coûts crédibles, des mesures de maîtrise des montants, et un calendrier réaliste.
«Certains Etats ont demandé à la Commission d’étudier la possibilité de se retirer d’Iter», confie un fonctionnaire à Bruxelles.
Mi-juin, les ministres de la Recherche européens doivent définir une position commune pour aller négocier en Chine les nouvelles contributions de chaque partie prenante.
Si la plupart des partenaires sont prêts à faire face au triplement de la facture, Barack Obama, lui, a inscrit une réduction de 40% de ses crédits dans son budget 2011.
Peu d’indications ont été livrées sur l’origine des surcoûts.
Pour Yves Marignac, directeur de l’agence indépendante d’études sur l’énergie Wise-Paris, il faut prendre le problème à l’envers : «Les coûts des projets industriels en général et nucléaires en particulier sont toujours sous-évalués pour une meilleure acceptabilité sociale.»





A Laszlo,
Vous écrivez "Mais ce qui coûte cher à l'État ce sont les fonctionnaires, les services publics et leurs salariés. C'est plus simple ainsi."
Si vous pouviez nous argumenter, c'est avec plaisir qu'on vous relira.
Rédigé par : kenji | 04.06.2010 à 21h12
Les con-tribubales ont déjà été essorés par Superphenix.
Visiblement cela n'a pas empêché les politiques de se faire à nouveau berner par l'industrie nucléaire.
Une nouvelle fois des masses d'argent public considérables vont être injectées dans un projet mort-né. Et des masses d'argent public considérables seront nécessaires pour démolir et dépolluer ce qui n'aura jamais servi.
Mais ce qui coûte cher à l'État ce sont les fonctionnaires, les services publics et leurs salariés. C'est plus simple ainsi.
Rédigé par : Laszlo | 04.06.2010 à 16h20
J'adore les commentaires qui affirment des contre vérités!
Le projet a été chiffré il y a près de 10 ans, depuis, sans aucune augmentation de sa valeur (son cout), le chiffre en Euro doit etre augmenté de 1.56 et passe donc de 2.7 M€ à 4.2 M€.
Pour reprendre l'exemple des 4x4 (puisque certains aiment cette allusion): un 4x4 qui valait 27000€ en 2001 vaut maintenant 42000€ sans que sa valeur ait augmentée...
Reste pour ITER l'augmentation de 4.2 M€ à 7.2M€, soit 70%, qui est due au développement du design et à l'étalement du projet: l'Europe impose de faire durer la construction, et ca coute plus cher, et en attendant les prix montent (l'acier, le béton).
Pour ce qui est de la production électrique, Clérembard a raison: ITER ne produira pas 1 KW pour la bonne raison qu'il n'est pas conçu pour ça et ne l'a jamais été. C'est une machine de recherche qui doit permettre d'étudier la fusion sur des temps jusqu'à 3000 secondes (et pas 6 minutes).
En attendant, laisser vous envahir par des éoliennes qui donnent de l'énergie quant il y a du vent et pas quand vous en avez besoin... qui engraissent quelques profiteurs qui encaissent les incitations fiscales, qui donnent une couleur verte à une politique qui va dépenser pour cela beaucoup plus que tout l'argent publique de la recherche - lequel argent vient de la poche des contribuables. 2.4% de production par les éoliennes correspondent à un surcout qui dépasse de loin le cout totat actuel d'ITER (moi aussi je sais etre polémique ;-))
Rédigé par : Tranber | 04.06.2010 à 15h18
Le réacteur Alcator pourrait dépasser Iter et le rendre inutile avant sa construction:
La recherche en physique fondamentale, où la France joue un rôle mondialement reconnu, nous livre ici une surprise. Un réacteur de fusion construit sur une base théorique beaucoup plus souple et légère qu'Iter vient de franchir un très grand pas théorique et pratique. Bien des expériences sont nécessaires avant de croire à la possibilité de construire un générateur de cette nature mais une étape fondamentale est derrière nous.
http://www.sciencedaily.com/releases/2010/05/100512145348.htm
Rédigé par : hiromihanzo | 04.06.2010 à 14h54
Même sans être spécialiste, on peut en se renseignant un peu arriver rapidement à la conclusion qu'Iter ne PEUT PAS marcher. C'est l'avis des chercheurs mêmes qui sont les références scientifiques du secteur. Ce qui est fou, c'est que cette impossibilité est publique, officielle. L'argument d'Iter est alors surréaliste : non, ça ne marchera pas, mais ça va rapporter à la région, fédérer les compétences pour plus tard, c'est un projet social, vous comprenez...Du pipeau, quoi.
Rédigé par : Forrest | 04.06.2010 à 14h18
Iter est le premier projet qui a réussi à fédérer l'ensemble des pays du monde autour d'une idée.
Même la conquête de la Lune, apparemment "première mondiale", ne résultait que d'une compétition politique.
Iter est un chef d-oeuvre.
Le reste, coût, incompréhension de ceux qui n'ont pas encore vu que les cendres de la fusion, contrairement à la fission, ne seront pas radioactives, lobbies concurrents appâtés par le redéploiement des fonds publics, tout le reste est insignifiant.
Rédigé par : Hervé S. | 04.06.2010 à 12h49
J'ai été inscrit au tableau des experts techniques de l'A.I.E.A durant vingt ans, j'ai suivi de a jusqu'à z le chantier de la centrale chinoise de daya bay, de superphénix et de quelques autres et j'affirme ici qu'ITER ne produira JAMAIS un kw. Par contre, ça reste une occasion inespérée pour les habitués de venir se gaver sur le dos des contribuables....et comme TOUS les partis politiques en bénéficient, l'on s'empressera de fourrer tout ça dans le trés commode tiroir du "secret défense". Je peux être trés précis sur ce sujet....en ayant largement bénéficié moi-même !!!
Rédigé par : clérembard | 04.06.2010 à 12h20
ITER permettra d'attirer sur le territore français les meilleurs techniciens, ingénieurs et chercheurs de la filière nucléaire. En cas de réussite, la France aura évidemment une longueur d'avance, et en cas d'échec, le bénéfice indirect pour le CEA, Areva, etc. sera immense tout de même. La France fait semblant d'être offusquée, mais elle acceptera.
En plus, cet argent sera en grande partie dépensé en France! Pourquoi se plaindre de l'augmentation du coût quand on est français? Par contre, les japonais et américains ont bien le droit de râler. Et on peut se demander pourquoi, quand on commande un sandwich à deux euros, le vendeur peut subitement dire "finalement ce sera sept euros", alors qu'il a déjà encaissé.
Rédigé par : D. | 04.06.2010 à 11h53
ITER ne sert à rien d'autre que remplir les poches de coquins, et accessoirement de salariés.
Dans l'absolu, il n'y a pas de problème de ressource énergétique sur Terre.
On veut la fusion bien que certains pensent avoir démontré que c'est sans espoir. D'autres considèrent encore que ce genre de projet correspond à un monde centralisé, à bout de souffle.
La production d'énergie doit être proche des utilisateurs afin d'être plus efficiente etc ...
Iter est un projet complètement mégalo dont le coût atteindra officiellement les 100 milliards sans coup férir avant 10 ans.
On devrait se révolter contre de telles aberrations.
Rédigé par : janvion | 04.06.2010 à 11h47
Quelle surprise, mais quelle surprise !
Oh, comme je (ne) suis (pas) surpris !
Franchement,
Rédigé par : ben | 04.06.2010 à 11h31
comme d'habitude, en guise de "démocratie" on nous avait menti ; quand nous disions dés le départ qu'entre autres mensonges, il y avait celui sur le coût réel de la chose, c'était la preuve que nous étions des attardés, adversaires du progrès, etc.
Cela fera un de ces jours un chapitre supplémentaire au livre de Nicolas Chevassus-au-Louis, "un iceberg dans mon whisky", qui retrace les grands projets pharaoniques et délirants depuis l'après-guerre (du nouveau canal de Panam percé à coup de bombes atomiques jusqu'au bifteck de pétrole, des avions renifleurs au remorquage des icebergs en Arabie) : ce sont des centaines de milliards qui se sont volatilisés !
Et ils appellent ça "s'occuper des générations futures"...
Au dernières élections régionales, deux listes s'opposaient à Iter : Europe Ecologie (du bout des lèvres) et le NPA (franchement). TOPUTES les autres étaient pour. On est pas sortis de l'auberge.
Rédigé par : Zumbi | 04.06.2010 à 11h18
On triple la facture d'un projet qui sera probablement jamais rentable.
Il faut arreter que nos députés, ministres et president croient tout ce qu'on leur raconte, enfin ils peuvent pas c'est le lobbying en pleine force qui fait tout ca.
http://reacteur.iter.free.fr/
Je cite : "ITER ne produira jamais d'électricité ! L'objectif suprême d'ITER est d'arriver à maintenir une réaction de fusion nucléaire pendant... 6 minutes ! Voir la preuve ici : http://www.debatpublic-iter.org/docs/pdf/dossier-mo/iter-1.pdf (Page 8). Le record actuel est de 4 minutes et 20 secondes. Encore quelques siècles et on arrivera à 10 minutes ! Qu'on se le dise : Iter n'est pas conçu pour produire de l'électricité !
ITER va consommer beaucoup d'électricité : "Pour démarrer ITER, il faut disposer de 500 MW, fournis par l'ensemble du réseau pendant une dizaine de secondes. Pour chauffer le nuage chaud de deutérium et de tritium (plasma) qu'il contient, il faut quelques dizaines de MW pendant 400 secondes. Enfin, de façon permanente, l'installation a besoin de 120 MW." (Le Monde, 5 décembre 2003) "
Rédigé par : ynneb | 04.06.2010 à 11h08
Ce projet doit être mener à terme.
Il ne faut pas reculer à la dépense.
Il serait bête en effet de se retrouver sans ressource énérgétique dans une cinquantaine d'année parceque nous avons refusé d'investir quelques milliards dans ce projet, alors que nous investissons tout les jours des centaines de milliards dans des produits dérivés financiers.
Rédigé par : PtitLu | 04.06.2010 à 10h48
La réduction de la TVA dans la restauration c'est 2 à 3 milliards d'euros de perdus par an. Pour aucun bénéfice, sinon plus de 4x4 de luxe allemands sur nos parkings. De l'argent, le gouvernement en trouve pour faire plaisir à son électorat. Mais pour financer des projets d'avenir, tout à coup, les caisses sont vides.
Rédigé par : JohnSmith | 04.06.2010 à 10h45
c'est étonnant que ce ne soit pas arrivé plutôt ,mais demandons nous qui sont les entreprises concernées, : le Fouquet's club ??? Vinci et ses copains qui nous préparent la même chose pour la lgv du sud ouest dont les espagnols ne veulent plus . des dizaines de millions d'euros pour défigurer le pays basque et gagner UNE minute entre bayonne et Irun avec un prix à multiplier par 3 dans 10 ans .
Rédigé par : arnoux | 04.06.2010 à 10h25
Mais qui réclame ces rallonges ?? Les entreprises adjudicataires qui auraient sous estimé le cout du projet? elles n'apparaissent pas dans cet article !
Ca devient une habitude. Un consortium s'engage, moyennant un prix à réaliser une opération. Cette évaluation a été volontairement sous évalué en connaissance de cause et cautionné par les "décideurs" et dès que les travaux sont engagés on trouve toujours des travaux supplémentaires "imprévus". On se moque du peuple. Chez nous, à la Réunion le Route des Tamarins devait couter 9 cent millions d'euros, elle a couté 1,4 milliard? Fait faire un devis pour ta maison et recois une facture de 50% plus cher, qu'est-ce que tu fait ?? C'est une autre façon pour les profiteurs des deniers publics de se partager le magot. J'attends une objection sur ce post de "ceux qui savent tout".
Rédigé par : ISOS974 | 04.06.2010 à 10h18
Ah ben ça c'est dommage !...
Quand je pense à toutes les avancées qu'on aurait pu obtenir sur les énergies renouvelables avec le même budget !
Et même des expériences novatrices de "fusion froide" !
On se dit que quand même la science est tombée bien bas...
Rédigé par : lespaul57 | 04.06.2010 à 10h16
Plutôt que d'investir dans cette cathédrale prétentieuse, dont l'objectif est peu ambitieux rapporté au coût de l'expérience, on pourrait bien mieux utiliser cet argent, avec une petite dose de courage politique:
La z-machine: http://fr.wikipedia.org/wiki/Z_machine (que les russes et les américains essaient de modifier en réacteur à fusion infiniment moins cher qu'ITER, et bien plus proche du stade industriel).
L'avis de Pierre-Gilles de Gennes sur ITER:http://www.millebabords.org/spip.php?article3402
Rédigé par : lolo | 04.06.2010 à 10h07
La réalité c'est qu'il est très possible qu'on ne maîtrise JAMAIS la fusion au point de faire des réacteurs sûrs et efficaces. Mais les chercheurs du secteur ne vous le diront jamais. Tout l'argent qu'on a investi là-bas aurait probablement permis de faire d'énorme progrès sur les éoliennes, ou les capteurs photoélectriques... Mais bon, en France, on préfère les solutions viriles aux gadgets de baba cools. Et le lobbying des spécialistes du nucléaire plombe depuis 50 ans tout autre type de recherche ou développement. La fusion existe, c'est le soleil, commençons à exploiter cette énergie là !!!
Rédigé par : MrT | 04.06.2010 à 09h58
Je pense que a un tel niveau de prix ...
Il faut revoir TOUTE la stratégie sur ITER
Notamment son but "unique" d'expérimental ou il ne tenterait même pas d'être un vrai producteur d'électricité ...
Ce qui est abérant, ITER est sensé prouver qu'on peu dans l'avenir passer a la fusion nucléaire pour produire de l'énergie, hors se projet veut se contenter d'être simplement indépendant au niveau industriel d'apport d'énergie du maintient de la fusion par confinement ect ...
Il faut revoir la bète et ses objectifs a un tel niveau de prix !!!
Si ITER coute un tel prix, alors il doit pouvoir garantir l'autre étape prévue normalement après qu'ITER ait prouvé qu'un réacteur puisse produire de l'électricité ...
Il faut mettre dans le cahier des charges : qu'iter devra devenir une vrai CNPE dès que le surplus d'énergie capable de devenir un fournisseur d'électricité est prouvé ...
A un tel niveau de prix, il faut coupler l'étape 1 et l'étape en 1 c'est tout ...
Je rappel que si ITER attaignait son but, l'autre étape était de construire ailleur dans le monde par les pays ayant soutenu ITER une CNPE prototype ayant bénéficiée des avancées ... normalement c'était évalué a 2040 pour que cette transition soit possible
Il faut repenser le concept autour du réacteur permettre a ITER de devenir véritable prototype de CNPE d'entrée de jeu qu'il a prouvé son surplus énergétique !
Sinon on peu fermer boutique tout de suite a mon avis sur la question de la fusion ...
Rédigé par : alpacks | 04.06.2010 à 09h54
Excellent occasion pour enterrer ce projet qui dévore des budgets pharaoniques pour ne produire rien du tout a l'arrivée, on le sait déja.
Un dixieme des credits pourrait être avantageusement redeployé sur des etudes sur la fusion, selon le principe de la Z-machine pour une part, et celui poursuivi par l'equipe "Focus Fusion" pour l'autre part. Ces deux demarches ont infiniment plus de chances d'aboutir que Iter, et l'investissement necessaire est dix fois moindre.
Quant a tout ceux qui ont trempé dans ITER : Limogeage pur et simple. Si ils savent pas faire un budget, de simples additions, qu'ils ne se pretendent pas chercheurs.
Rédigé par : FbS | 04.06.2010 à 09h43
Quand on disait que les estimations financières de ce truc étaient sous-évaluées pour le faire passer, on vous assurait que tout, absolument tout, avait été pris en compte.
Ben tiens donc!
En France, y a pas a dire, les choses sont transparentes, au point qu'on n'y voit plus rien.
Je propose que les décideurs soient mis devant leurs responsabilités, ça nous changerait.
Rédigé par : caveman | 04.06.2010 à 09h34
Il est tout a fait anormal qu'un projet voit son cout tripler, sans que l'on en sache les raisons précises.
Les scientifiques mettent le politique devant le fait accompli et se comportent ainsi en irresponsables.
Il faudrait avoir le courage, dans ce cas, de stopper les frais et d'envoyer un message clair comme quoi les projets notoirement sous evalués ne peuvent qu'être abandonnés et les scientifiques renvoyés à leurs cheres etudes.....
Rédigé par : lhermitte | 04.06.2010 à 09h04
Si l'état ne se met pas dans la tête que ITER est une des rares alternatives au pétrole, il court à la catastrophe...
Rédigé par : alexetgus | 04.06.2010 à 09h04
Si les responsables de ces gabegies étaient licenciés sans indemnités, voire pour certains se retrouvaient au trou, peut-être feraient-ils davantage attention...
Rédigé par : Doudou | 04.06.2010 à 09h00
Un projet qui risque de se terminer en "eau de boudin"... L'engagement de Chirac pour ce projet fait penser au forcing du CEA pour "la dernière campagne" des essais nucléaires à Mururoa, en réalité techniquement totalement injustifiée. Même lobbying, mêmes mensonges du Commissariat à l'Energie Atomique pour embobiner notre pauvre Chirac.
Rédigé par : henri | 04.06.2010 à 08h53
«Les coûts des projets industriels en général et nucléaires en particulier sont toujours sous-évalués pour une meilleure acceptabilité sociale.»
Difficile de dire mieux que cela en quelle estime nous tiennent les décideurs ! les citoyens ne devraient-ils pas se lasser d'être ainsi pris pour des gogos ? cela ne semble pas encore le cas, hélas !
Rédigé par : Quercus | 04.06.2010 à 08h40
Comment peut-on passer de 2,7 milliards à 7,2 ?
C'est complètement inconcevable.
La décision n'aurait sans doute pas été la même si le réel cout avait été estimé.
Pas étonnant que l'on ait des états en faillite
Rédigé par : fred | 04.06.2010 à 08h27
Ca alors !! j'en reviens pas !!
Rédigé par : Etourmi | 04.06.2010 à 08h26