Patrick Mennucci sort du bois et l'envoie (le bois)
POLITIQUE - Pendant les cantonales, éprouvantes pour les socialistes marseillais, Patrick Mennucci était resté en retrait. Avait refusé de s'exprimer publiquement. "Pour ne pas gêner les candidats" de son parti, explique-t-il. Une fois le scrutin achevé le maire PS du premier secteur (les 1er et 7e arrondissements) donne ce matin une interview à la Provence. Et administre une copieuse ration de bois vert à Jean-Noël Guérini, réélu voilà dix jours président du conseil général et qui conserve la main sur le PS local, tout en faisant mine de la passer (la main). Mais l'homme fort du PS des Bouches-du-Rhône est de plus en plus contesté par les grands élus de sa ville...
AU cours du très long débat qui s'est tenu, Mennucci a proposé que le bureau fédéral des adhésions et la trésorerie soient confiés "à des personnalités indépendantes de Jean Noël-Guérini". Or ce dernier aurait "refusé catégoriquement". Ce qui montre que le Jean-Noël nouveau promis lors de la réélection du président du conseil général est arrivé avec dans ses poches quelques réflexes protectionnistes de l'ancien. "Comment parler de rénovation quand on explique que rien ne change et que le système continue ?", s'interroge Patrick Mennucci.
Celui qui est aussi secrétaire national adjoint du PS chargé de l'animation et le développement des fédération explique ensuite dans l'interview comment le PS reste tenu à Marseille : "quatre ou cinq sections" qu'il qualifie de mammouths (et où les innombrables "cartes" votent au canon) "font la fédé au détriment des 90 autres". Comme cela ne veut pas céder de l'intérieur, il en appelle à la commission d'enquête mis en place par le PS, et qui pourrait trouver plus d'interlocuteurs que prévu à auditionner. Il faut, ajoute Mennucci, que les électeurs socialistes "sachent qu'il y a d'autres choix. (...) C'est ce système clientéliste qu'il faut changer. Il est devenu un outil de domination politique. (...) Le parti ne peut pas être au service d'un seul homme. Or, on est au paroxysme du pouvoir personnel". Fermez le ban. Provisoirement.
Olivier BERTRAND





segolin le poulidor de la politique jamais premier, mais pour baver c'est le premier, maire de marseille pauvre de nous, quelle blaguie
Rédigé par : jacques | 02.12.2011 à 18h25
Mennucci critique du système-depuis combien d'années il ne fait que çà - il tourne la veste, il la retourne ah pour la baratin, il est fort, et avait aussi assez critiqué la président de la région-en fait il est permanent critique-pourquoi ?
Rédigé par : canyvette | 08.05.2011 à 10h52
@ Docteur Gächett : merci de votre inquiétude. Seulement quelques jours de vacances. LibéMarseille rouvre grand les volets et les écoutilles le 26 avril.
Rédigé par : LibeMarseille | 20.04.2011 à 09h21
Un peu inquiet... il s'est fait descendre par le clan Guérini, notre journaliste local préféré !?... ;)
Rédigé par : Docteur Gâchett | 17.04.2011 à 18h55
Toute la question est de savoir si ces "révolutions" iront jusqu'au bout ou s'il ne s'agit que de quelques cris d'indignation convenue...
Alors, c'est l'aube du grand soir???
Rédigé par : GerardDefos | 17.04.2011 à 06h57
ben dites donc il est chaud Ségolin. il faut vidanger ce ps de copains, c'est la combine à tous les étages... rien à marseille n'est normalement réalisé... c'est bordel city.
Rédigé par : geneker | 11.04.2011 à 16h55
Mennucci critique le système guérini....c'est le pétomane qui porte plainte contre le marchand de fayots !!!
Rédigé par : Clérembard | 09.04.2011 à 18h19