Marie-Arlette Carlotti : "On va faire de la politique autrement" !
Dimanche 16 octobre (actualisé 21h00) - A présent les résultats sont acquis, en France comme dans lees BOuches-du-Rhône. François Hollande a gagné, Martine AUbry vient de le reconnaitre. Alors les candidats arrivent à la fédération des Bouches-du-Rhône. Patrick Mennucci et Samia Ghali s'enlacent pour illustrer devant les caméras le rassemblement des deux camps. Pendant que Marie-Arlette Carlotti, conseillère générale et mandataire de François Hollande dans le département, s'approche. Elle est contente. Parce que son favori a gagné. Et parce que les Bouches-du-Rhône ont voté comme le reste du pays. La victoire de François Hollande y serait même un peu amplifiée, alors que les proches de Jean-Noël Guérini soutenaient Martine Aubry. Comme une preuve qu'il n'y aurait pas eu de triche, que les particularismes locaux auraient enfin cessé...
Un peu plus tôt dans la soirée, dans le hall de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône, les dialogues faisaient penser à une partie de ping-pong. Quatre bureaux avaient été réunis là et les militants annonçaient à haute voix les noms, à mesure du dépouillement. Cela semblait extrêmement serré. "Martine Aubry", "François Hollande", "François Hollande", "Martine Aubry". Le collaborateur d'une élue passait, un peu tendu. "Sur les 100 premiers bulletins, c'est assez serré partout…"
La nuit venai de tomber sur un joli week-end. Il faisait beau sur Marseille. Un vent léger et frais caressait doucement la ville samedi. Si l'OM n'avait pas encore fait un match nul hier sans marquer le moindre but, le week-end aurait été parfait. La Fiesta des Sud s'est élancée vendredi, la soirée de samedi fut particulièrement douce. La comoréenne Imany, le flamenco inflammable de Paco de Lucia, quelques très bons morceaux de rumba dans le bal de l'Afrique enchantée... Et puis là dimanche, ce second tour des primaires socialistes. Le PS devait ponctuer le week-end en confirmant un premier tour qui semblait globalement s'être déroulé sans trop triche, sans trop de pressions.
Dimanche matin, cela commence doucement. A Marseille, c'est un magistrat en retraite, Jean-Pierre Deschamps, qui supervise pour les deux tours les opérations de vote. Il mène des inspections, parfois au hasard, parfois en ciblant des bureaux où des problèmes ont été signalés la semaine dernière. Avec deux autres délégués, ils auront visité au total une soixantaine de bureaux en deux tours. Sans trop constater de problèmes. Globalement, le scrutin se déroule bien, même si l'ancien président de la cour d'assise d'Aix-en-Provence sent « plus de tension cette fois ». Des « sautes d'humeur » qu'il attribue à l'enjeu. Il a le sentiment que les militants présents ont fait des efforts pour que tout se passe bien, « ont envie de montrer qu'ils ne sont pas ce que l'on dit qu'ils sont » dans les Bouches-du-Rhône.
Pour le premier tour, il avait surtout constaté des bugs dans l'organisation. Des listes d'émargement incomplètes, ou inversées. Il avait dû autoriser des électeurs non inscrits à voter, à condition de montrer leur carte d'électeur en même temps qu'une pièce d'identité. "Cette fois nous sommes mieux organisés, dit-il. On a tiré leçon des bugs. Cette fois, personne n'a été renvoyé, tout le monde a pu voter."
Dans le 15e arrondissement des quartiers Nord, on avait beaucoup voté Martine Aubry au premier tour. Arnaud Montebourg avait fait l'un de ses plus mauvais scores et quelques tensions s'étaient produites, certains grands élus supportant mal les contrôles. Pour le second tour, le taux de participation reste égal, mais avec de grandes différences sur les listes d'émargement. Un grand nombre de votants du premier tour ne se sont pas encore déplacés, beaucoup d'absents sont venus cette fois. "C'est pour cela qu'il y a beaucoup d'incertitude. Il y aura peut-être des surprises", pronostique (ou espère) Yves, qui préside le bureau de Saint-Antoine, où la ligne des grands élus est fidèle à Martine Aubry. Selon lui "beaucoup de partisans de Montebourg ne sont pas venus cette fois".
Nasser (38 ans), vacataire dans une mairie d'arrondissement, a souvent changé d'avis depuis dix jours. Il tenait avant tout à voter, parce que "pour une fois qu'on nous demande notre avis, faut pas s'en priver". Il a assisté au meeting d'Arnaud Montebourg, avant de décider finalement de voter Martine Aubry au premier tour, "parce qu'on vit dans un pays trop macho". Entre les deux tours, changement de direction, il a finalement suivi les "consignes" d'Arnaud Montebourg, et vient de voter Hollande."En fait ce n'est pas important, résume-t-il. Il n'y a pas beaucoup de différence entre eux. L'important c'est de faire le nombre puis de faire partir Sarkozy".
Rafik (29 ans) et Lamia (26), sont restés plus stables que Nasser. Ils ont voté Martine Aubry les deux fois. Pourquoi ? Parce que François Hollande les aurait inquiété en "changeant d'avis" sur le nucléaire. "S'il commence comme cela, c'est compliqué d'avoir confiance pour la suite", dit Rafik, formateur en électrotechnique. En sortant, ils croisent Christian, 53 ans et plein de tatouages, qui travaille à la sucrerie voisine. Lui au contraire va voter Hollande, comme la dernière fois. Parce que, dit-il, Martine Aubry "était là par défaut". Il ajoute: "Mais ce n'est pas grave que ce soit l'un ou l'autre. De toute façon ils ont le même projet. L'important, c'est maintenant, et surtout dans six mois !"
Olivier.





De la politique autrement...
Cela me rappelle le tube à succès de l'année 2007, à l'époque, beaucoup avaient eu un désir d'avenir. :-)
Bien que tout se soit déroulé "à la loyale" cela dit. :-)
Rédigé par : petit comique | 17.10.2011 à 14h10
"Faire de la politique autrement" !!!!!!!!!!!!!!!! Ca fait trente ans qu'on l'entend, celle-là !!!!
Rédigé par : Clérembard | 17.10.2011 à 07h56