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22.02.2012

L'Olympique de Marseille veut mettre l'Inter minable

FOOTBALL - Depuis quelques jours, le beau temps revient à Marseille. Pas une douceur émolliente. Non, un de ces redoux qui rend cette ville de bonne humeur, entreprenante, fait croire que le printemps est là, qu’il ne partira plus jamais. Ce soir, l’OM rencontre l’Inter de Milan en 8e de finale aller de la Ligue des champions. Un duel qui doit permettre aux olympiens de vibrer aux beaux jours. Ce sera difficile, sans doute serré, mais jouable. Parce que l’OM va mieux, et surtout l’Inter moins bien. Les deux clubs ont connu le même début de saison catastrophique, série de défaites et de matchs nuls, succession de schémas tactiques différents. Ensuite, ils ont progressivement redressé la tête et la courbe de leurs résultats...

Solidité. A l’OM, les signaux restent au vert. Le club a traversé sans accident la Coupe d’Afrique des nations, moment redouté car il privait le club des frères Ayew, de Diawara et de Kaboré, pendant que Mbia, non qualifié pour la compétition, s’était blessé. Un bon mois plus tard, tout le monde est de retour sans que l’OM ait perdu un match. Les Phocéens sont même au pied du podium malgré le nul de samedi contre Valenciennes, après s’être enlisés salement en queue de classement.

Comment expliquer cette remontée spectaculaire ? L’équipe a retrouvé de la solidité après un début de saison extrêmement fébrile derrière. Au milieu, Alou Diarra va mieux, même s’il reste l’ombre du joueur impassable qu’il était sous les ordres de Laurent Blanc à Bordeaux. Un vrai mystère. Mais même si l'équilibre part de ces bases défensives, le regain se manifeste surtout devant. L’OM a retrouvé un jeu plus simple, plus fluide. La raison ? Elle a peut-être été donnée par Morgan Amalfitano, lorsque l'ex-joueur de Lorient a expliqué à quel point il avait été surpris en arrivant ici de voir certains partenaires jouer si perso, se goinfrer le ballon, au lieu de le passer simplement, de jouer pour le groupe. Amalfitano est la vraie bonne trouvaille de l’OM (avec N'Koulou certes) cette saison. Un garçon droit qui travaille pour l’équipe, se replie, harcèle, bonifie les ballons, accélère le jeu. Une vraie burette de lubrifiant.

Avec lui au milieu ou sur la droite, plus les percuteurs Mathieu Valbuena et André Ayew, les ballons tombent comme à Gravelotte dans la surface de réparation, où l’OM a même trouvé des buteurs. Loïc Rémy s’est installé dans le rôle grâce à sa vitesse et son jeu de tête, puis quand il s’est blessé, le revenant Brandao était là pour prendre la relève. L'autre bonne trouvaille, plus inattendue. Celui dont tout Marseille moquait la maladresse s’est acheté un pied droit au Brésil. Il a aussi changé d’hygiène de vie, mènerait une existence de moine. Celui qui reste mis en examen pour viol (1) s’est investi dans l’évangélisme. Il se révèle adroit, a planté cinq buts depuis son arrivée en janvier. Une récompense divine ?

En face, l’Inter attend toujours un signe du ciel. Après avoir changé d’entraîneur en septembre, les Italiens sont sortis du trou comme l’OM, mais ils viennent ensuite d’enchaîner cinq défaites et un nul en six matchs. Ils multiplient les fautes de concentration en défense (15 buts encaissés pendant ces six matchs) et ont perdu lourd cet hiver avec la vente au PSG du milieu Thiago Motta, ses relances précises et son intelligence tactique. Ce week-end, l’Inter a concédé contre Bologne un sévère 0-3 à San Siro. Elle n’est plus que la pâle copie de l’équipe (pourtant peu changée) qui avait gagné la Ligue des champions en 2010.

Concentration. Mais l’OM doit se méfier. Les Milanais n’ont plus que cette compétition pour sauver leur saison. Et puis, lorsque l’hymne de la Ligue des champions retentit, les grands clubs retrouvent souvent la motivation, leur concentration. «C’est un duel grâce auquel on peut se relancer, espère l’entraîneur italien, Claudio Ranieri. Même si les Marseillais ne perdent plus depuis fin novembre et jouent un bon football, ils s’endorment aussi quelques fois sur des balles arrêtées.» Voilà les Olympiens prévenus. Ils veulent sortir du match ce soir sans avoir encaissé de but. Pour confirmer leur embellie.

Olivier Bertrand

(1) Après une relation non complètement consentie, selon sa victime, au sortir d’une boîte de nuit.

Commentaires

... allez, une fois de plus, la morale fait son apparition...cher Eljigolo rien de malsain dans le titre tres drole de Bertrand...il faut se decoincer !
P. Desproges revient, on a besoin de toi.
il est 22h00 je viens de voir premiere mi temps du Match : Cheyrou, amalfitano, Mandanda au dessus du lot...valbuena pathetique, comme d'hab.

@ Eljigolo : Bonjour. Ne voyez pas trop d'irrespect ni de provocation dans ce titre, juste un mauvais jeu de mots. Bon match ce soir !
Ol.B.

M. Olivier Bertrand

Je suis supportaire pacifique de l'Internazione de Milan.
Je trouve le titre de cet article provocateur et irrespectueux.
Le football est un sport de valeur avant tout, et malgré le fait qu'il soit devenu une source d'argent d'investisseur et des groupes de presses.

Merci de changer votre titre portant une valeur plus "FairPlay".
Le pire est que le contenu de votre article reste correcte et donne de bonne information.

Merci

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