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03.02.2012

Jean-Pierre Mignard s'installe politiquement à Marseille

POLITIQUE - Il y deux façons d'arriver politiquement dans une ville, quand on a fait jusque-là sa vie ailleurs. Soit tenir absolument à se faire passer pour un citoyen du cru, en grimpant à l'arbre généalogique pour y agiter des aïeux locaux qui vous donneraient un surplus de légitimiter. Ou bien assumer platement que l'on a jusque-là vécu ailleurs, et que cela n''empêche pas de venir s'investir. C'est la stratégie retenue par Jean-Pierre Mignard, avocat qui lançait mardi sa campagne pour les législatives à Marseille. Dans la 2e. Pas franchement une terre socialiste. Depuis 2002, le député est Dominique Tian, UMP tendance droite populaire, élu au premier tour en 2007 avec 57% des suffrages. Un parachutage audacieux, première étape d'un enracinement, affirme l'ancien président de Désir d'avenir. Qui pourrait participer au renouvellement du PS local...

01.02.2012

Le ministère alerté dès 1996 au sujet de PIP

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JUSTICE - Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Santé, reçoit ce matin le rapport commandé à la direction de la Santé et à l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) pour cerner les éventuels dysfonctionnements des pouvoirs publics dans l'affaire PIP. Le ministre veut comprendre, entre autres, quand sont venues les premières alertes sur cette entreprise fournisseuse de prothèses défectueuses ? Selon nos informations, elles sont venues très tôt, dès 1996, et s'adressaient directement au ministère de la Santé (qui s'appelait alors Affaires sociales). Il avait été alerté par des courriers anonymes sur des anomalies chez PIP, une inspection avait été menée, des taux de rupture anormaux relevés et le parquet de Toulon avait même été saisi. Puis le dossier avait été soigneusement refermé jusqu'en 2010...

27.01.2012

PIP : la mise en examen de Mas soulage les victimes

JUSTICE - Devant le palais de Justice de Marseille, Alexandra Blachère fait face aux caméras, aux micros. Elle a rendez-vous avec la juge Annaïck Le Goff, qui instruit le soupçon de blessures involontaires dans l'affaire PIP, du nom de la société montée par Jean-Claude Mas et qui vendait des prothèses mammaires au gel non conforme. La veille, l'ancien patron a été mis en examen pour blessures involontaires et placé sous contrôle judiciaire. Il a un an pour verser une caution de 100.000 euros, n'a plus le droit de quitter la France sans l'accord de la magistrate, et ne peut rencontrer certains des autres acteurs de ce dossier. Alexandra aurait préféré qu'il soit "placé en détention", elle ne croit pas à ses "regrets tardifs", mais se dit quand même "soulagée" que les victimes aient enfin "un responsable désigné" (Jean-Claude Mas reste à ce jour, malgré ses aveux, présumé innocent). Selon elle, la Justice a beaucoup tardé à le mettre en cause. Est-ce le cas ? Que pourra-t-on reprocher à l'ex-patron ? Et à qui d'autre ? Réponse en trois questions...

26.01.2012

L'ex-patron de PIP transféré à Marseille

JUSTICE (actualisé à 13h35) - la journée promet d'être longue pour Jean-Claude Mas. Le fondateur de la société Poly implants prothèses a été placé en garde-à-vue au domicile de sa compagne ce matin, avant d'être transféré dans les locaux de la section de recherche de Marseille vers 13h, après quatre heures de perquisition. Sa garde-à-vue peut durer jusqu'à quarante-huit heures avant une éventuelle présentation devant la juge d'instruction, Annaïck Le Goff, et une possible mise en examen. Son ex-directeur financier et président du directoire, Claude Couty, a également été place en garde-à-vue et son domicile perquisitionné. L'enquête sur la tromperie aggravée de PIP, qui fabriquait 75% de ses prothèses mammaires avec un gel non conforme, est close depuis octobre et devrait donner lieu à un procès en citation directe à la fin de l'année théoriquement. Annaïck Le Goff enquête à présent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour homicide et blessure involontaire. C'est dans ce cadre que Jean-Claude Mas a été arrêté ce matin. A l'arrivée des gendarmes, il se trouvait à Six-Fours, dans la villa qui selon lui appartient à la mère de ses enfants. Une maison acquise en 1999 par le biais de sociétés écrans et que la famille Mas est en passe de perdre, comme Libé le racontait hier.

Lire aussi :

PIP : la villa s'éloigne avec les hommes de paille

Prothèses PIP : le cercle des associés disparus

Le récit des salariés de PIP aux enquêteurs marseillais

23.01.2012

Prothèses PIP : le cercle des associés disparus

JUSTICE - Il ne faisait pas bon être associé de Jean-Claude Mas, fondateur de PIP, fabricant de prothèses mammaires emplies de gel toxique. Cela portait la poisse. Depuis 2007, trois administrateurs de sociétés qui contrôlaient PIP pour son compte depuis le Luxembourg et les Etats-Unis sont morts, emportant les secrets d’un montage complexe. Comme on en rencontre d’ordinaire dans les dossiers d’évasion fiscale ou de blanchiment.

Lire la suite ici pour les abonnés, en kiosque ce matin, demain sur LibéMarseille.

19.01.2012

Jean-Claude Mas (PIP) : "jc, comme Jésus Christ"...

SANTE - Le fondateur de PIP, la société qui fabriquait des prothèses bourrées de gel toxique, Jean-Claude Mas, est peut-être un escroc, mais pas (complètement) menteur. Mardi sur M6, il rappelait : «Jamais je n’ai nié que j’ai utilisé un gel non homologué.» Louable. Mais dans le même temps il affirme que ce gel n’était pas toxique (au contraire, un rapport du laboratoire Biomatech conclut, après des expériences sur des souris, des lapins et des lymphocytes humains que le gel est "toxique et irritant pour l'organisme". Joint au téléphone par Libération mardi, Jean-Claude Mas maintient ses affirmations, et s’énerve contre le ministre de la Santé, Xavier Bertrand : «Il est fou, ce gentleman ! Il faut l’enfermer. C’est des conneries de dire que c’est toxique, il va faire mourir de peur 500 000 femmes. Il faut vérifier tout cela avant de foutre le bazar. Connaît-il les taux d’explantation de mes concurrents ?» Puis les questions devenant plus précises, l'ancien patron de PIP propose de les lui envoyer par mail. Son adresse ? Elle commence, dit-il, par «jcmas : jc comme Jésus-Christ».

Ol.B.

17.01.2012

Six mois avec sursis pour le chauffeur du convoi nucléaire

JUSTICE - La chambre militaire du tribunal correctionnel de Marseille s'est montrée plutôt clémente hier. Elle jugeait le chauffeur d'un camion militaire spécialisé dans le transport de missiles nucléaires, et coupable d'avoir roulé trop vite avec son ensemble routier aux freins douteux et au limitateur de vitesse trafiqué. Ce qui lui avait permis, après des pointes de vitesse plus élevées, d'être à 72 km/h dans une courbe, au lieu de 30 le 9 juin 2010. Le caporal chef au volant, surpris par un joggeur, n'avait pu empêcher son véhicule de se coucher sur le flanc dans la base aérienne d'Istres. Officiellement, il roulait à vide, arrivait d'une autre base dans le Cher pour prendre livraison de matériel à la place d'un autre camion, en panne. Le chiffre de 50 millions d'euros avait été évoqué concernant le préjudice pour l'armée. Un montant qui avait fait bondir plusieurs commentateurs lors d'un précédent post (lire). Le modèle de camion accidenté coûterait à vide 5 millions d'euros. Selon Bruno Lombard, avocat de l'agent du Trésor présent hier à l'audience, la somme de 50 millions "n'est envisageable qu'avec des pièces d'orfèvrerie à bord, c'est cela le secret", rapporte la Marseillaise dans son édition de ce matin. Le procès s'est tenu à huis-clos à la demande de l'armée.

Ol.B.

16.01.2012

Le récit des salariés de PIP aux enquêteurs marseillais

Coupe

JUSTICE - Ils se sont revus cet été, pour l’enterrement d’un représentant des actionnaires minoritaires de Poly Implant Prothèse (PIP) qui s’était tué à moto. Il y avait une douzaine de salariés, et Jean-Claude Mas, ex-patron d’une entreprise qui a vendu des centaines de milliers de prothèses mammaires contenant un gel «toxique et irritant». La plupart ont évité de lui parler. Ils se taisent, de toute façon, ou parlent par bribes, sous couvert d’anonymat. Mais se sont plus longuement épanchés devant les gendarmes de la section de recherche de Marseille, et leurs auditions, que Libération a pu consulter en intégralité, en même temps que les trois interrogatoires de Jean-Claude Mas, racontent les détails d’un secret partagé, la culpabilité de salariés qui ont fini par se rebeller, tardivement...

11.01.2012

Destins judiciaires variés pour trois bavures policières

Justice - Hier après-midi la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Marseille examinait l'appel de la famille d'un jeune homme, Abdel-Karim Aouad, mort en 2004 dans la cellule d'un commissariat, à Marignane. Son père, ses frères et sœurs et son fils veulent un procès, le renvoi pour homicide involontaire de quatre policiers mais une juge d'instruction a conclu en septembre dernier à un non lieu. Dans une affaire très similaire, le maintien au sol, par des policiers, d'un homme souffrant de troubles du comportement, en septembre dernier, le parquet de Marseille a ouvert début octobre une information judiciaire. Les services du procureur de la République ont aussi requis récemment le renvoi devant le tribunal correctionnel, pour homicide involontaire; d'un policier qui avait  tué un homme d'un tir de flashball dans un foyer. Trois histoires dramatiques, trois trajectoires judiciaires...

10.01.2012

LibéMarseille au rapport

Donc LibéMarseille a relevé le rideau aujourd'hui, sur une histoire banale et triste de bagarre d'adolescents, sauf que l'un des deux portait un couteau (lire plus bas). Bonne année à tous les lecteurs, réguliers ou intermittents. Qu'elle vous apporte plein de belles choses, vous maintienne en alerte, vigilants et critiques sur ce que vous lisez. LibéMarseille risque de rester un peu en pointillé, avec affichage irrégulier en vitrine, le temps de continuer à avancer sur des dossiers assez lourds sur lesquels ont ne peut avancer en un jour, ni travailler sérieusement tout en publiant tous les jours ici. Je vous tiendrai au courant. Demain matin, un sujet assez long sur des décès liés à des interventions policières dans la région et qui ont connu des sorts judiciaires différents. En écho à un papier publié demain matin dans Libé, sur une audience qui se déroulait cet après-midi. D'ici là bonne soirée.
Olivier.

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