À partir du 1er novembre, le ticket unitaire pour voyager en bus, métro ou tramway à Marseille doit passer de 1,80 à 2 euros. La Métropole Aix-Marseille-Provence a présenté mardi 13 octobre une nouvelle grille tarifaire, qui prévoit aussi des hausses dans plusieurs secteurs du territoire et une augmentation des abonnements marseillais. Le projet doit encore être soumis au vote du conseil métropolitain le jeudi 15 octobre.
La réforme ne se limite pas à une hausse des prix. Elle prévoit des tarifs réduits ou la gratuité pour certains publics, notamment les enfants, les jeunes boursiers, des adultes selon leur quotient familial et les personnes de plus de 65 ans sous conditions. Le président de la Métropole, Nicolas Isnard, affirme que 100 000 usagers paieront moins cher avec la nouvelle tarification. Les montants annoncés dessinent donc des évolutions différentes selon l’âge, les ressources, le type de titre et le secteur desservi.
En bref : les nouveaux tarifs du ticket de bus à Marseille
À Marseille, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes, le ticket unitaire doit passer de 1,80 à 2 euros le 1er novembre.
Dans les bus marseillais, l’achat du billet auprès du chauffeur passerait de 2 à 2,50 euros.
Les abonnements marseillais augmenteraient de 14 % : le forfait mensuel salarié passerait de 49,50 à 56,50 euros.
Des tarifs sociaux sont prévus, avec notamment la gratuité pour les moins de 11 ans et un abonnement annuel à 20 euros pour les boursiers de 11 à 17 ans.
La grille reste soumise au vote du conseil de la Métropole, annoncé pour le 15 octobre.
Un ticket de bus à 2 euros dans le secteur marseillais
Dans le périmètre comprenant Marseille, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes, le prix du billet unitaire doit augmenter de 20 centimes, passant de 1,80 à 2 euros. Le nouveau tarif concerne les déplacements en bus, en métro et en tramway. Son entrée en vigueur est annoncée pour le 1er novembre, sous réserve du vote prévu en conseil métropolitain.
Un autre montant s’appliquerait aux voyageurs qui achètent leur billet directement auprès du conducteur d’un bus marseillais : le prix passerait de 2 à 2,50 euros. La différence entre ce tarif et celui du ticket acheté par d’autres moyens rend le mode d’achat déterminant pour le coût du trajet. Les informations disponibles ne précisent pas ici les modalités exactes de vente des titres ni les éventuels changements concernant les correspondances.
La Métropole Aix-Marseille-Provence et la Régie des transports métropolitains (RTM) ont présenté la grille le 13 octobre. Cette annonce intervient dans un débat déjà engagé sur le coût des déplacements et le financement du réseau. Un précédent article évoquait la perspective d’une hausse des tarifs des transports en commun à Marseille, avant la présentation de ces montants détaillés.
Des hausses différentes selon les secteurs de la Métropole
La révision tarifaire ne concerne pas uniquement le cœur de Marseille. Dans le pays d’Aix et à l’est de l’étang de Berre, notamment à Vitrolles et Marignane, le ticket unitaire doit passer de 1,20 à 1,40 euro. Dans le secteur de La Ciotat, sur la Côte bleue, dans le pays de Salon et à Istres-Martigues, il évoluerait de 1 à 1,20 euro.
Ces montants traduisent une tarification organisée par secteurs, plutôt qu’un prix unique annoncé pour l’ensemble du territoire métropolitain. Pour les usagers qui se déplacent entre plusieurs communes, le coût dépend donc du périmètre et du titre utilisé. Les données communiquées ne détaillent pas les règles applicables à chaque trajet interurbain ni les éventuelles correspondances entre réseaux : ces éléments devront être vérifiés dans la grille définitive publiée après le vote.
| Secteur ou titre | Tarif actuel | Tarif annoncé |
|---|---|---|
| Marseille et communes associées, ticket unitaire | 1,80 € | 2 € |
| Bus marseillais, achat auprès du chauffeur | 2 € | 2,50 € |
| Pays d’Aix, Vitrolles et Marignane | 1,20 € | 1,40 € |
| La Ciotat, Côte bleue, pays de Salon et Istres-Martigues | 1 € | 1,20 € |
Le cas d’Aubagne suit une situation particulière : son maire, Jean-Pierre Squillari, a annoncé un moratoire jusqu’à la fin de 2027. La portée précise de cette décision au regard de la grille métropolitaine n’est pas détaillée dans les informations présentées. Le maintien de règles distinctes dans ce secteur devra donc être lu à la lumière des décisions applicables localement.
Abonnements RTM : une hausse annoncée de 14 %
À Marseille, la hausse touche aussi les abonnements mensuels et annuels. Pour un salarié, l’abonnement mensuel doit passer de 49,50 à 56,50 euros. Sur une année, le montant annoncé atteint 548 euros, contre 480 euros auparavant. La hausse annuelle est donc de 68 euros pour ce forfait, tandis que la variation mensuelle annoncée est de 7 euros.
L’effet concret dépendra de la fréquence des déplacements. Un salarié qui utilise chaque jour le réseau de bus, le métro ou le tramway n’arbitre pas de la même manière qu’une personne effectuant quelques trajets occasionnels. Le forfait peut rester adapté à un usage régulier, mais son nouveau prix augmente la dépense annuelle liée à la mobilité urbaine. Pour mesurer l’impact sur un budget, il faut aussi tenir compte des réductions éventuelles auxquelles l’usager peut prétendre.
Les montants des abonnements doivent être rapprochés des tarifs sociaux prévus dans la même réforme. La grille annoncée prévoit plusieurs niveaux d’aide plutôt qu’une réduction uniforme. Le prix effectivement payé pourra donc varier selon l’âge, le statut de boursier et, pour certains adultes, le quotient familial. Les conditions précises d’accès et les démarches de souscription devront être confirmées dans les informations définitives de la RTM.
Tarification sociale : gratuité et réductions selon les profils
La nouvelle grille prévoit la gratuité pour les enfants de moins de 11 ans. Les jeunes boursiers âgés de 11 à 17 ans pourraient bénéficier d’un abonnement annuel à 20 euros. Pour les adultes, les remises annoncées dépendraient du quotient familial et iraient de 20 à 80 %. Les personnes de plus de 65 ans pourraient également accéder à un tarif annuel de 20 euros, lui aussi soumis à ce critère de ressources.
Ces mesures constituent le volet de solidarité de la réforme. Elles visent des catégories différentes : les enfants, les jeunes scolarisés ou boursiers, les adultes aux revenus modestes et les seniors. Le niveau d’aide n’est cependant pas identique pour tous. Pour connaître le coût réel d’un déplacement ou d’un abonnement, chaque usager devra vérifier les critères retenus et les justificatifs exigés par le dispositif final.
Nicolas Isnard, président de la Métropole, avance que 100 000 usagers paieront moins cher après la mise en place de la grille. Cette estimation est une déclaration politique associée à la présentation du projet ; les éléments disponibles ne donnent pas le détail du calcul ni la répartition des bénéficiaires par catégorie. Elle doit donc être distinguée des tarifs, qui sont chiffrés, et de la décision définitive, attendue après le vote métropolitain.
Le vote du 15 octobre reste l’étape attendue
La grille a été présentée mardi 13 octobre par Nicolas Isnard, aux côtés du vice-président aux transports, Frédéric Vigouroux, et de la présidente de la RTM, Samia Ghali. Son adoption doit être examinée jeudi 15 octobre par le conseil de la Métropole. À ce stade, les montants annoncés décrivent donc un projet soumis au vote et non une décision déjà entrée en vigueur.
La distinction compte pour les voyageurs qui préparent un abonnement ou un déplacement après le 1er novembre. Le calendrier annoncé associe l’application des tarifs à cette date, mais la validation institutionnelle doit intervenir auparavant. La grille adoptée et ses conditions pratiques permettront de préciser les modalités d’achat, les réductions et les périmètres concernés.
Au-delà du ticket de bus, le débat porte sur l’équilibre entre recettes du transport en commun et accessibilité du réseau. La hausse du billet et des abonnements coexiste avec des exonérations ciblées, tandis que les prix varient d’un secteur métropolitain à l’autre. La décision du conseil déterminera le cadre tarifaire applicable aux usagers de Marseille et des autres territoires concernés.
Les évolutions annoncées s’inscrivent dans la discussion plus large sur le coût des transports publics dans la métropole marseillaise et sur la répartition de l’effort entre les voyageurs réguliers, les usagers occasionnels et les bénéficiaires de tarifs réduits.
Journaliste passionné avec 20 ans d’expérience, je couvre l’actualité politique et sociale, convaincu que l’information est un outil essentiel pour comprendre le monde.
